"Certaines violations de nos droits, tel que celui de circuler librement, furent inévitables pour enrayer la pandémie, mais d'autres auraient sans aucun doute pu être évitées", relève la LDH.

L'organisation cite notamment les atteintes aux droits des résidents de maisons de repos, le maintien de personnes en centres fermés sans base légale faute de possibilité de départ forcé ou encore la rupture sociale imposée aux détenus.

L'autre phénomène qui a marqué l'année écoulée est la violence policière, "loin d'être nouvelle" mais particulièrement "propulsée sur le devant de la scène médiatique", constate la Ligue des Droits Humains.

En 2020, la police a régulièrement intimidé, notamment ceux qui tentaient de filmer ses agissements violents: un journaliste en marge du rassemblement Black Lives Matter, une personne filmant l'arrestation d'un mineur à Saint-Gilles ou encore un contrôle Covid qui a mal tourné à Waterloo, rappelle la LDH.

Pourtant, "filmer la police est un droit qui participe à la défense des fondements de l'État de droit", martèle l'organisation. D'autant plus en l'absence "d'organe de contrôle indépendant", au vu de la "relative complaisance des autorités judiciaires en cas d'abus" et "lorsque l'on sait la difficulté d'accès aux images de vidéosurveillance comme l'a illustré l'affaire Chovanec".

Outre ces pratiques d'intimidation, la Ligue dénonce une institution policière où règne un "racisme structurel" et un fort sentiment "d'impunité", ce qui se traduit par un "ciblage" et des "humiliations". Mais aussi par la mort, comme dans les cas de Mehdi Bouda au centre-ville et Adil C. à Anderlecht. Des dossiers où les agents ont rapidement été mis hors de cause par la justice.

"Certaines violations de nos droits, tel que celui de circuler librement, furent inévitables pour enrayer la pandémie, mais d'autres auraient sans aucun doute pu être évitées", relève la LDH. L'organisation cite notamment les atteintes aux droits des résidents de maisons de repos, le maintien de personnes en centres fermés sans base légale faute de possibilité de départ forcé ou encore la rupture sociale imposée aux détenus. L'autre phénomène qui a marqué l'année écoulée est la violence policière, "loin d'être nouvelle" mais particulièrement "propulsée sur le devant de la scène médiatique", constate la Ligue des Droits Humains. En 2020, la police a régulièrement intimidé, notamment ceux qui tentaient de filmer ses agissements violents: un journaliste en marge du rassemblement Black Lives Matter, une personne filmant l'arrestation d'un mineur à Saint-Gilles ou encore un contrôle Covid qui a mal tourné à Waterloo, rappelle la LDH. Pourtant, "filmer la police est un droit qui participe à la défense des fondements de l'État de droit", martèle l'organisation. D'autant plus en l'absence "d'organe de contrôle indépendant", au vu de la "relative complaisance des autorités judiciaires en cas d'abus" et "lorsque l'on sait la difficulté d'accès aux images de vidéosurveillance comme l'a illustré l'affaire Chovanec". Outre ces pratiques d'intimidation, la Ligue dénonce une institution policière où règne un "racisme structurel" et un fort sentiment "d'impunité", ce qui se traduit par un "ciblage" et des "humiliations". Mais aussi par la mort, comme dans les cas de Mehdi Bouda au centre-ville et Adil C. à Anderlecht. Des dossiers où les agents ont rapidement été mis hors de cause par la justice.