Décidément, la procédure de renvoi s'éternise dans le dossier de corruption et de blanchiment impliquant Serge Kubla, l'ancien ministre wallon et bourgmestre (MR) de Waterloo. Au début de l'été dernier, la chambre du conseil de Bruxelles avait décidé de renvoyer devant le tribunal correctionnel la dizaine d'inculpés que compte cette affaire judiciaire pas banale. Plusieurs d...

Décidément, la procédure de renvoi s'éternise dans le dossier de corruption et de blanchiment impliquant Serge Kubla, l'ancien ministre wallon et bourgmestre (MR) de Waterloo. Au début de l'été dernier, la chambre du conseil de Bruxelles avait décidé de renvoyer devant le tribunal correctionnel la dizaine d'inculpés que compte cette affaire judiciaire pas banale. Plusieurs d'entre eux avaient interjeté appel de cette décision. On attendait donc que la chambre des mises en accusation se prononce. Il aura fallu patienter près de huit mois. Le Vif a appris que, début mars, la juridiction d'appel a confirmé le renvoi devant un juge du fond. Pour autant, ce n'est pas fini. Un pourvoi en cassation a été introduit immédiatement après. "Mais pas par mon client Serge Kubla", nous a précisé l'avocat Me Denis Bosquet. L'arrêt de la haute cour n'interviendra pas avant plusieurs semaines, au mieux. On le voit, il n'y a donc toujours pas de procès en vue dans ce dossier qui avait valu à l'ex-élu MR et aux dirigeants du groupe Duferco de passer un court séjour en prison, ordonné par le juge d'instruction Michel Claise, début 2015. Kubla est soupçonné d'avoir participé à une opération de corruption de l'ancien Premier ministre congolais Adolphe Muzito pour permettre au sidérurgiste italo-suisse, bien connu en Wallonie (reprise des Forges de Clabecq), de pénétrer le marché congolais. Mais, en 2017, un autre volet de l'enquête avait aussi mis au jour des actes de blanchiment dans le chef de Serge Kubla qui avait ouvert, auprès d'une banque privée suisse, un compte d'où il a retiré de l'argent en liquide - plusieurs centaines de milliers d'euros - via une filiale au Luxembourg. Ce compte recevait notamment les "frais de consultance" que le libéral facturait à Duferco. Dans cette affaire, la disparition de Stephan De Witte, homme de confiance de Duferco, demeure un mystère.