En matière de transparence, justement, la nouvelle présidente d'Enodia (ex-Publifin) a indiqué percevoir une indemnité de 260 euros par réunion du conseil d'administration, limitée à 12 réunions. "J'ai réfléchi à l'éventualité de renoncer à ce montant mais je ne voulais pas créer de précédent", a-t-elle expliqué.

Julie Fernandez Fernandez est également revenue sur son soutien affiché à Stéphane Moreau, dans un tweet datant de janvier 2013. "J'assume ce que j'ai dit à une époque où l'on craignait pour un groupe qui, avec ses 3.000 emplois, est un outil économique important en région liégeoise. Mais depuis, il s'est passé des choses. Aujourd'hui, je me sens trahie", a-t-elle admis.

Jeudi, le conseil d'administration d'Enodia a décidé de recourir à toutes les possibilités s'ouvrant à lui pour récupérer les sommes indument perçues par ses anciens dirigeants, a par ailleurs rappelé sa nouvelle présidente. "Renaud Witmeur, le manager intérimaire de Nethys, nous a présenté un rapport intermédiaire sur la situation des indemnités incriminées et nous expliquer que Nethys a décidé de faire appel à des avocats pour avoir un avis juridique sur leur légalité. Nous sommes toujours dans une phase de screening", justifiant que l'intercommunale attende avant de se porter partie civile, a-t-elle précisé.

"Il faudra aussi, à un moment donné, réfléchir sur la structure. Est-ce que c'est Enodia qui doit continuer à exister? Ou Nethys? Ou les deux? Il faudra vraiment ouvrir le débat sur les réformes à mener", a enfin assuré Julie Fernandez Fernandez. Un rapport de Nethys sur le sujet est attendu en début d'année prochaine.