Pour son journalisme constructif, inscrit clairement dans ses pages depuis septembre 2018, avec les rubriques Positif, Coulisses du futur et Le beau geste, mais en réalité à l'oeuvre depuis plusieurs années déjà, à travers tout le magazine et avec l'objectif de toujours suggérer des sorties de secours.

Un Trèfle d'or ? Emblème de la Ligue mondiale pour le droit au bonheur, il récompense chaque année, depuis 2016, des personnalités, des entreprises ou des organisations qui tentent de contribuer au bonheur de leurs pairs, de leurs concitoyens, leurs clients ou leur personnel. Ce fut le cas du philosophe Luc Ferry, du moine bouddhiste Matthieu Ricard, du Nobel d'Economie Joseph Stiglitz, de la religieuse soeur Angèle qui s'est notamment dédiée aux migrants au Québec, du réseau Ladies and the City qui accompagne les femmes dans leur création d'entreprise, du Parlement européen des jeunes...

C'est un jury de huit personnalités qui se prononce sur les dossiers introduits par 24 ambassadeurs (disséminés dans le monde) de la Ligue, organisation philanthropique active dans 120 pays, " libre de toute appartenance politique, confessionnelle ou autre " et qui " rassemble ceux qui donnent au bonheur la priorité dans leur vie et celle des générations futures ". Le Vif/L'Express, premier magazine à se voir décerner cette reconnaissance, ignorait que quelqu'un avait plaidé sa cause. Quelqu'un ? Stéphanie Carlens, fondatrice du cabinet de conseil HAPPYtude, qui nous a confiés, une fois l'information nous ayant été communiquée, combien nos dossiers " solutions " lui apparaissent sans équivalent, en matière de qualité et de quantité, dans la presse francophone belge. Les jurés en ont été convaincus, eux aussi. Et le 27 novembre, Murielle van Boxem, présidente-fondatrice de la Ligue mondiale pour le droit au bonheur, nous remettra ce Trèfle d'or. Lors du Colloque international sur le leadership féminin... Comme pour souligner l'un de nos autres combats, mené depuis longtemps, et encore en bonne place dans ce numéro : la fin des inégalités hommes-femmes.

Un prix, on doit toujours le recevoir avec humilité. Mais par les temps qui courent, celui-là peut se savourer. Il signifie qu'à côté de nos investigations, qu'en plus de l'indépendance totale dont nous faisons montre, qu'au-delà de ce rôle de contre- pouvoir endossé avec éclat depuis plus de trente-cinq ans, votre magazine est aussi salué pour la démarche constructive qui est de plus en plus visiblement la sienne. Les solutions qu'il suggère aux grands défis de notre époque, comme les solutions auxquelles tant d'autres travaillent, dans tous les secteurs, qu'il met toutes les semaines en valeur, ne sont pas cailloux lancés dans un puits, perles distribuées aux cochons ou bouteilles jetées à l'aveuglette dans l'océan.

Qu'elles soient d'abord repérées, ensuite compilées, puis défendues et enfin récompensées, prouve que, même si la presse francophone belge est dans les cordes, pour l'immense majorité de ses titres (toujours moins d'abonnés, toujours moins d'acheteurs au numéro, toujours moins de rentrées publicitaires), elle n'est pas morte. Elle n'est pas vaine. Nos remerciements pour la Ligue et ses membres n'en sont que plus chaleureux. Et notre fierté plus grande. Puisse votre confiance en être dès lors encore plus forte.