Vandeurzen ne sera ni tête de liste l'année prochaine pour le CD&V en province du Limbourg, ni candidat pour un nouveau portefeuille ministériel. Le ministre flamand n'avance pas de piste pour son avenir au-delà des élections de mai 2019. "Je n'ai pas de plan, je n'ai pas d'offre d'emploi, je laisse toutes les portes ouvertes", assure-t-il.

Dimanche, il a déclaré à la VRT qu'il toucherait bel et bien son indemnité de sortie, même s'il n'a pas encore confirmé la somme exacte. Il explique que l'argent doit l'aider à entamer une nouvelle carrière professionnelle et souligne que les indemnités de sortie des parlementaires et ministres ont été revues à la baisse à plusieurs reprises.

Ses déclarations ont immédiatement essuyé une salve de critiques. Isabel Albers, directrice de rédactions de L'Echo, du Tijd et de Sabato, exprime son indignation sur Twitter. "Quand un employé décide de cesser son travail, il perçoit 0 euro. Pour les politiciens comme JVD, c'est 136 000 euros. Les politiciens ne se rendent-ils pas compte que s'autoriser des arrangements qui ne s'appliquent à personne d'autre, avec de l'argent public, se heurte au principe de l'équité ?", écrit-elle.

Interrogé par le quotidien De Morgen, le professeur en économie du travail Stijn Baert (Université de Gand) partage cet avis, même s'il ne veut pas s'en prendre personnellement à Vandeurzen. "C'est vrai que les indemnités généreuses de l'époque ont été supprimées. Il y a eu des ministres qui ont perçu des indemnités bien plus élevées. Et on ne peut reprocher à un individu comme Vandeurzen d'utiliser un système existant."

Une somme exorbitante

Il estime toutefois qu'à une époque de pénurie généralisée, il est difficile de maintenir un tel système. "Pour beaucoup de gens, 136 000 euros est une somme exorbitante. Ce montant est beaucoup trop élevé et on ne peut plus l'expliquer au citoyen." Pour lui, il faut se demander si cette indemnité de transition est bien nécessaire, étant donné qu'un politicien de cet acabit dispose généralement d'un carnet d'adresses bien rempli. "Généralement, la transition s'effectue sans encombre". Et s'il se retrouvait tout de même sans revenus, il serait toujours possible de lui payer l'indemnité en tranches mensuelles et de cesser dès qu'il retrouve un travail.

Jo Vandeurzen est depuis près de 10 ans en charge de la santé et de la famille au sein du gouvernement flamand. Il a entamé sa carrière politique longue de 36 ans au sein de l'ancien CVP de Genk. Il a également occupé les fonctions de président du CD&V durant trois ans, de député fédéral et de ministre de la Justice pendant deux ans.

Vandeurzen ne sera ni tête de liste l'année prochaine pour le CD&V en province du Limbourg, ni candidat pour un nouveau portefeuille ministériel. Le ministre flamand n'avance pas de piste pour son avenir au-delà des élections de mai 2019. "Je n'ai pas de plan, je n'ai pas d'offre d'emploi, je laisse toutes les portes ouvertes", assure-t-il.Dimanche, il a déclaré à la VRT qu'il toucherait bel et bien son indemnité de sortie, même s'il n'a pas encore confirmé la somme exacte. Il explique que l'argent doit l'aider à entamer une nouvelle carrière professionnelle et souligne que les indemnités de sortie des parlementaires et ministres ont été revues à la baisse à plusieurs reprises. Ses déclarations ont immédiatement essuyé une salve de critiques. Isabel Albers, directrice de rédactions de L'Echo, du Tijd et de Sabato, exprime son indignation sur Twitter. "Quand un employé décide de cesser son travail, il perçoit 0 euro. Pour les politiciens comme JVD, c'est 136 000 euros. Les politiciens ne se rendent-ils pas compte que s'autoriser des arrangements qui ne s'appliquent à personne d'autre, avec de l'argent public, se heurte au principe de l'équité ?", écrit-elle. Interrogé par le quotidien De Morgen, le professeur en économie du travail Stijn Baert (Université de Gand) partage cet avis, même s'il ne veut pas s'en prendre personnellement à Vandeurzen. "C'est vrai que les indemnités généreuses de l'époque ont été supprimées. Il y a eu des ministres qui ont perçu des indemnités bien plus élevées. Et on ne peut reprocher à un individu comme Vandeurzen d'utiliser un système existant."Une somme exorbitante Il estime toutefois qu'à une époque de pénurie généralisée, il est difficile de maintenir un tel système. "Pour beaucoup de gens, 136 000 euros est une somme exorbitante. Ce montant est beaucoup trop élevé et on ne peut plus l'expliquer au citoyen." Pour lui, il faut se demander si cette indemnité de transition est bien nécessaire, étant donné qu'un politicien de cet acabit dispose généralement d'un carnet d'adresses bien rempli. "Généralement, la transition s'effectue sans encombre". Et s'il se retrouvait tout de même sans revenus, il serait toujours possible de lui payer l'indemnité en tranches mensuelles et de cesser dès qu'il retrouve un travail. Jo Vandeurzen est depuis près de 10 ans en charge de la santé et de la famille au sein du gouvernement flamand. Il a entamé sa carrière politique longue de 36 ans au sein de l'ancien CVP de Genk. Il a également occupé les fonctions de président du CD&V durant trois ans, de député fédéral et de ministre de la Justice pendant deux ans.