M. Rutte a reçu son hôte à la Catshuis, la résidence de fonction du chef de gouvernement néerlandais à la Haye en début de soirée.

M. Jambon a indiqué s'être rendu aux Pays-Bas "non pas parce que ce n'est pas loin de Brasschaat (la commune au nord d'Anvers dont il est le bourgmestre empêché, ndlr) mais en raison de la bonne coopération qui règne entre la Flandre et les Pays-Bas". "Nous cherchons aux Pays-Bas pour voire comment y greffer notre politique", a-t-il expliqué en accomplissant à La Haye le même premier déplacement à l'étranger que plusieurs de ses prédécesseurs ministres-présidents.

La rencontre a débuté par un tête-à-tête entre les deux hommes, avant un dîner en compagnie de leur délégation respective.

M. Rutte a félicité le chef du gouvernement flamand pour l'accord de gouvernement "très ambitieux" que son parti, la N-VA nationaliste, a reconduit avec deux autres partis, l'Open Vld libéral et le CD&V social-chrétien. Il a souligné que les Pays-Bas étaient cités plusieurs fois dans la déclaration gouvernementale flamande.

"Nous regardons vers les pays du nord (de l'Europe), vers les Pays-Bas et la Scandinavie pour y greffer notre politique", a répondu M. Jambon. "C'est la direction vers laquelle nous devons aller avec l'Europe", a-t-il ajouté.

Il a cité le Brexit comme exemple de domaine dans lequel la coopération est requise entre les Pays-Bas et la Flandre, le qualifiant de "plus grand défi" à court terme pour les deux partenaires.

En cas de "no deal" (départ du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord), la Flandre pourrait perdre 28.000 emplois, a souligné M. Jambon.

Il a encore exprimé sa volonté de poursuivre l'organisation de missions économiques conjointes néerlando-flamandes, comme celles que M. Rutte a menées avec deux autres ministres-présidents, Kris Peeters et Geert Bourgeois, au cours des neuf années passées à la tête du gouvernement de La Haye.