"J'ai été piégé et Me Courtoy vous a expliqué les raisons pour lesquelles je me suis tû depuis le début", a-t-il maintenu.

"Ne percevez pas cela comme une attitude irrespectueuse, je n'ai pas voulu être licencieux. Si c'était à changer, je changerais tout. Je vous remercie pour votre attention pendant deux mois", a-t-il laconiquement adressé aux jurés.

"Aujourd'hui j'ai peur, mais je n'ai rien à voir"

Nacer Bendrer a assuré au jury de la cour d'assises de Bruxelles qu'il était innocent. La présidente de la cour lui a donné la parole en dernier lieu, avant que les ne se retirent pour délibérer ces prochaines heures.

"Je vais vous dire que j'ai peur d'être devant vous. Cette histoire, c'est un cauchemar pour moi. J'ai rien à voir, je suis innocent. Je ne sais pas même pas ce que je fais dans cette histoire", a clamé Nacer Bendrer, debout face au jury, mardi matin.

"J'ai répondu à une personne qui m'a appelé et demandé une arme, et j'ai pas fourni d'arme. J'ai fait des conneries dans ma vie, c'est vrai, mais je n'ai strictement rien à voir avec cette histoire. Mais je comprends, il y a des victimes qui ont perdu la vie", a-t-il poursuivi.

Nacer Bendrer a ensuite déploré que l'accusation l'ait "traité de tous les noms", de "caïd", puis il a eu un mot pour ses avocats. "Quand j'ai vu ces deux personnes [prenant la parole pour le défendre], ils m'ont touché grave! J'ai senti leur humanisme, ils avaient les larmes aux yeux" après leur réplique.

"Je me suis fait arnaquer en toute beauté", a-t-il poursuivi. "On dit souvent: 'les mensonges prennent l'ascenseur et la vérité l'escalier'. Mais ce n'est pas à moi de vous dire que mes avocats ont dit la vérité et que les procureurs ont menti. C'est vous les jurés."

"On est pas au théâtre. J'ai toujours répondu, je me suis exprimé et je vous ai dit la vérité en vous regardant droit dans les yeux. Moi, je vais vous dire: j'ai une vie qui m'attend, j'ai une femme qui m'attend. Aujourd'hui j'ai peur, parce que je me dis que peut-être vous n'avez pas compris, mais je n'ai rien à voir. Vous êtes là, vous allez juger ma vie. Vous avez entendu l'enquête comme moi, vous avez ma vie entre vos mains."

"J'ai été piégé et Me Courtoy vous a expliqué les raisons pour lesquelles je me suis tû depuis le début", a-t-il maintenu."Ne percevez pas cela comme une attitude irrespectueuse, je n'ai pas voulu être licencieux. Si c'était à changer, je changerais tout. Je vous remercie pour votre attention pendant deux mois", a-t-il laconiquement adressé aux jurés. Nacer Bendrer a assuré au jury de la cour d'assises de Bruxelles qu'il était innocent. La présidente de la cour lui a donné la parole en dernier lieu, avant que les ne se retirent pour délibérer ces prochaines heures."Je vais vous dire que j'ai peur d'être devant vous. Cette histoire, c'est un cauchemar pour moi. J'ai rien à voir, je suis innocent. Je ne sais pas même pas ce que je fais dans cette histoire", a clamé Nacer Bendrer, debout face au jury, mardi matin. "J'ai répondu à une personne qui m'a appelé et demandé une arme, et j'ai pas fourni d'arme. J'ai fait des conneries dans ma vie, c'est vrai, mais je n'ai strictement rien à voir avec cette histoire. Mais je comprends, il y a des victimes qui ont perdu la vie", a-t-il poursuivi. Nacer Bendrer a ensuite déploré que l'accusation l'ait "traité de tous les noms", de "caïd", puis il a eu un mot pour ses avocats. "Quand j'ai vu ces deux personnes [prenant la parole pour le défendre], ils m'ont touché grave! J'ai senti leur humanisme, ils avaient les larmes aux yeux" après leur réplique. "Je me suis fait arnaquer en toute beauté", a-t-il poursuivi. "On dit souvent: 'les mensonges prennent l'ascenseur et la vérité l'escalier'. Mais ce n'est pas à moi de vous dire que mes avocats ont dit la vérité et que les procureurs ont menti. C'est vous les jurés." "On est pas au théâtre. J'ai toujours répondu, je me suis exprimé et je vous ai dit la vérité en vous regardant droit dans les yeux. Moi, je vais vous dire: j'ai une vie qui m'attend, j'ai une femme qui m'attend. Aujourd'hui j'ai peur, parce que je me dis que peut-être vous n'avez pas compris, mais je n'ai rien à voir. Vous êtes là, vous allez juger ma vie. Vous avez entendu l'enquête comme moi, vous avez ma vie entre vos mains."