Conner Rousseau, président du parti socialiste flamand (SP.A), suscite l'émotion en proposant tout simplement d'interdire d'avoir des enfants dans des situations où il y a un risque de maltraitance. L'idée, relayée ce vendredi matin par Sudinfo, se trouvait dans un livre que le jeune président a publié l'an dernier: "T", de l'initiale d'un garçon qui a ouvert les yeux du responsable politique sur la problématique de la pauvreté, de l'inégalité des chances.

"Imaginez une maman accro à l'héroïne et qui continue à donner naissance à des enfants, alors que les précédents lui ont été enlevés par un juge, des enfants qui naissent parfois avec des problèmes liés à son addiction", explique Conner Rousseau à un journaliste de la VRT. "Je pose la question: ne faut-il pas intervenir? Pour le bien-être des enfants en danger?" Les partis francophones interrogés s'indignent de ces propos.

La Ligue des familles, elle, réagit vivement et demande que Conner Rousseau revienne sur ces "propos honteux". Il s'agit, dit la Ligue, d'une "proposition contraire aux droits fondamentaux, indigne, inefficace et impraticable". "Le Président du SP.A entend-il stériliser des femmes contre leur volonté, les obliger à avorter ou leur faire avaler la pilule de force?" interroge-t-elle. Ces propos ne sont pas sérieux, et pourtant le sujet est grave : oui, ces parents et leurs enfants rencontrent des difficultés importantes, mais ils ont besoin d'un accompagnement adéquat. Conner Rousseau confond lutte contre la précarité et les addictions et lutte contre les familles précaires.

Des vraies solutions existent pourtant pour accompagner les familles, prolonge la Ligue: donner davantage de moyens financiers et humains aux services d'aide à la jeunesse, proposer un accompagnement psychologique et social durant la grossesse, faciliter l'accès à la contraception pour les femmes qui le souhaitent, par exemple. Et que fait-on des risques liés aux violences intrafamiliales ? A l'inceste ? Quels seront les critères pour décider qu'un parent est un "mauvais parent" ? Le SP.A entend-il créer une sorte de permis d'être parent qu'on pourrait retirer sous certaines conditions dans le but de sanctionner les parents ? Cette proposition porte atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale et est totalement disproportionnée.

La Ligue des familles s'oppose aussi fermement au retrait des allocations familiales, suggéré cette fois par le MR. "Par ailleurs, toujours dans les journaux du groupe Sudpresse, le Président du MR suggère que l'on retire les allocations familiales des familles concernées. La Ligue des familles s'oppose fermement à cette mesure : une telle menace n'aidera jamais aucun parent à sortir de son addiction, et bien au contraire, elle accroitra les difficultés de la famille en la plongeant dans la pauvreté. Les allocations familiales sont versées pour couvrir les dépenses liées aux besoins de la vie courante des enfants (frais de nourriture, de vêtements, de scolarité...). Les supprimer revient à priver les enfants de la prise en charge de leurs besoins élémentaires."

Conner Rousseau, président du parti socialiste flamand (SP.A), suscite l'émotion en proposant tout simplement d'interdire d'avoir des enfants dans des situations où il y a un risque de maltraitance. L'idée, relayée ce vendredi matin par Sudinfo, se trouvait dans un livre que le jeune président a publié l'an dernier: "T", de l'initiale d'un garçon qui a ouvert les yeux du responsable politique sur la problématique de la pauvreté, de l'inégalité des chances."Imaginez une maman accro à l'héroïne et qui continue à donner naissance à des enfants, alors que les précédents lui ont été enlevés par un juge, des enfants qui naissent parfois avec des problèmes liés à son addiction", explique Conner Rousseau à un journaliste de la VRT. "Je pose la question: ne faut-il pas intervenir? Pour le bien-être des enfants en danger?" Les partis francophones interrogés s'indignent de ces propos.La Ligue des familles, elle, réagit vivement et demande que Conner Rousseau revienne sur ces "propos honteux". Il s'agit, dit la Ligue, d'une "proposition contraire aux droits fondamentaux, indigne, inefficace et impraticable". "Le Président du SP.A entend-il stériliser des femmes contre leur volonté, les obliger à avorter ou leur faire avaler la pilule de force?" interroge-t-elle. Ces propos ne sont pas sérieux, et pourtant le sujet est grave : oui, ces parents et leurs enfants rencontrent des difficultés importantes, mais ils ont besoin d'un accompagnement adéquat. Conner Rousseau confond lutte contre la précarité et les addictions et lutte contre les familles précaires. Des vraies solutions existent pourtant pour accompagner les familles, prolonge la Ligue: donner davantage de moyens financiers et humains aux services d'aide à la jeunesse, proposer un accompagnement psychologique et social durant la grossesse, faciliter l'accès à la contraception pour les femmes qui le souhaitent, par exemple. Et que fait-on des risques liés aux violences intrafamiliales ? A l'inceste ? Quels seront les critères pour décider qu'un parent est un "mauvais parent" ? Le SP.A entend-il créer une sorte de permis d'être parent qu'on pourrait retirer sous certaines conditions dans le but de sanctionner les parents ? Cette proposition porte atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale et est totalement disproportionnée. La Ligue des familles s'oppose aussi fermement au retrait des allocations familiales, suggéré cette fois par le MR. "Par ailleurs, toujours dans les journaux du groupe Sudpresse, le Président du MR suggère que l'on retire les allocations familiales des familles concernées. La Ligue des familles s'oppose fermement à cette mesure : une telle menace n'aidera jamais aucun parent à sortir de son addiction, et bien au contraire, elle accroitra les difficultés de la famille en la plongeant dans la pauvreté. Les allocations familiales sont versées pour couvrir les dépenses liées aux besoins de la vie courante des enfants (frais de nourriture, de vêtements, de scolarité...). Les supprimer revient à priver les enfants de la prise en charge de leurs besoins élémentaires."