"Nous sommes en contact permanent avec le Centre de crise, qui surveille la situation dans toute la province. La seule attitude à avoir pour l'instant, c'est d'aider les gens et de sauver les gens. Car par endroits, la situation risque de s'aggraver." C'est un Premier ministre marqué qui s'est exprimé en séance plénière de la Chambre, ce jeudi après-midi.
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"Nous sommes en contact permanent avec le Centre de crise, qui surveille la situation dans toute la province. La seule attitude à avoir pour l'instant, c'est d'aider les gens et de sauver les gens. Car par endroits, la situation risque de s'aggraver." C'est un Premier ministre marqué qui s'est exprimé en séance plénière de la Chambre, ce jeudi après-midi. "Le Roi et la ministre de l'Intérieure vont se rendre sur le terrain, souligne Alexander De Croo. Je voudrais souligner que ce que nous voyons aujourd'hui, nous ne l'avons jamais vu, sans anticiper l'analyse scientifique qui doit avoir lieu, mais les climatologues ont dit que les phénomènes climatiques extrêmes vont se multiplier. Nous avons déjà pris des mesures et allons continuer à le faire"Au moment où nous parlons, la sitiuation est très précaire. La détresse humaine et les dégâts matériels sont énormes." Annelies Verlinden, ministre de l'Intérieur, a annoncé que la phase nationale de crise avait été décrétée ce jeudi, lors de cette même séance plénière de la Chambre. Au même moment, le vice-Premier ministre Pierre-Yves Dermagne (PS) diffusait des images saisissantes de sa ville, Rochefort, touchée comme jamais depuis cinquante ans.La mobilisation politique est générale et tous les moyens sont mobilisés, à tous les niveaux de pouvoir, pour tenter de limiter les conséquences des inondations catastrophiques, qui ont déjà fait cinq morts. Et alors que pratiquement toutes les provinces du pays sont touchées."Les gouverneurs de province ont fait tout ce qu'ils pouvaient cette nuit, dit Annelies Verlinden. Le Centre de crise est mobilisé aussi et la solidarité joue à plein. Les autres provinces envoient spontanément les secours et les bateaux, hélicoptères et drônes sont répartis pour que l'aide se structure. La solidarité est énorme, mais cela n'a pas suffi. C'est pour cela que j'ai activé la protection civile européenne et des bateaux et hélicoptères arrivent. C'est essentiel pour sauver et aider des gens. Je viens aussi de déclarer la phase nationale du plan catastrophe pour coordonner les efforts."La ministre de l'Intérieur souligne aussi que la solidarité européenne s'est mise en route. La France, l'Autriche, le Luxembourg et l'Italie viennent en aide à la Belgique, l'Allemagne évalue la possibilité de donner des hélicoptères.Au moment du débat de la Chambre, après que le Premier ministre Alexander De Croo ait affirmé tout le soutien du pays au victime, alors que le roi Philippe va se rendre sur à Chaudfontaine cet après-midi, la nouvelle est tombée de l'évacuation imposée des riverains de la Meuse à Liège, alors que les eaux pourraient monter d'un mètre cinquante."Après Verviers, Theux, Pepinster et tant d'autres, c'est au tour de Liège, s'exclame Michel De Maegd, député MR. C'est un cataclysme. Plus que jamais, l'union fait la force." "Ceux qui remettent en question le changement climatique, qu'ils le disent au habitants de Liège et d'ailleurs", souligne Wouter De Vriendt (Groen)."L'heure est à la solidarité", insiste Raouel Hedebouw (PTB). Qui ouvre toutefois le bal des critiques en dénonçant le manque d'investissements dans la protection civile. "Ma question est: qu'est-ce qui va être fait au fédéral pour agir dans ces moments difficiles? Quel renfort va être donner à nos pompiers? On voit encore aujourd'hui l'importance d'un service public fort."Lors d'un débat simultané au parlement wallon, le ministre-président Elio di Rupo a annoncé qu'il ne ferait pas de toute que l'onreconnaîtrait comme calamité nationale de l'épisode pluvieux actuel. "Il faut minimum 75 millimètres de pluie par m2 en 24 heures, or dans certaines régions il en est tombé 100 en six heures, a-t-il dit.. C'est l'IRM qui sera appelé à indiquer commune par commune, quartier par quartier, les zones touchées."Elio Di Rupo a annoncé la mise en place de moyen d'urgence pour venir en aide aux personnes frappées par les intempéries. L'exécutif wallon met ainsi immédiatement des fonds à disposition des trois gouverneurs de provinces de Liège, Namur et Luxembourg qui coordonnent actuellement les opérations de secours. Par ailleurs, de l'argent est aussi libéré avec effet immédiat pour les communes affectées afin que celles-ci puissent directement venir en aide à leurs sinistrés qui ont tout perdu.