Rien que dans la province de Liège, plus de 12 000 personnes sont sans abri à cause des inondations. Dix mille autres familles doivent se passer de gaz ou d'électricité. A Verviers, un habitant sur cinq n'a plus de maison ou de logement habitable. Deux à trois mille habitations devraient y en théorie être déclarée insalubre, sauf qu'il n'y a pas encore de solution de relogement précise la bourgmestre de Verviers Muriel Targnion interviewé par La Libre.
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Rien que dans la province de Liège, plus de 12 000 personnes sont sans abri à cause des inondations. Dix mille autres familles doivent se passer de gaz ou d'électricité. A Verviers, un habitant sur cinq n'a plus de maison ou de logement habitable. Deux à trois mille habitations devraient y en théorie être déclarée insalubre, sauf qu'il n'y a pas encore de solution de relogement précise la bourgmestre de Verviers Muriel Targnion interviewé par La Libre. Ce n'est pas que pénible, cela comporte aussi de véritables risques sanitaires. Surtout pour ceux dont tous les proches ont eux aussi été touchés et qui n'ont d'autres choix que de retourner chez eux. A Verviers, ils seraient ainsi plusieurs milliers de personnes vivants ainsi dans leurs chambres, où l'eau n'est pas montée, selon la bourgmestre. C'est d'autant plus risqué que la situation risque de s'éterniser. Resa, le gestionnaire de distribution d'énergie, a déjà annoncé que la situation ne sera pas complètement revenue à la normale avant l'hiver. Comme le précise Maria Burton, coordinatrice des opérations nationales de Médecins Sans Frontières dans De Standaard, le danger en cas d'inondations connaît deux temps. Le premier est lorsque l'eau déferle. On risque alors la noyade, puis l'hypothermie et les blessures liés au déchets. Il faut particulièrement se méfier du risque d'infection au tétanos. Une fois que l'eau s'est retirée, on entre dans un second temps qui n'est pas forcément moins dangereux. Dans les jours qui suivent, les habitants peuvent souffrir d'infections cutanées. Les personnes dont la peau a mariné durant des heures dans de l'eau sale et qui n'ont pas pu ensuite se laver correctement risquent de développer des infections cutanées. Ceux qui sont retournés vivre dans leur maison doivent aussi se méfier des moisissures et inspecter méticuleusement leurs murs. Certaines moisissures peuvent en effet infecter les voies respiratoires et provoquer des graves troubles respiratoires. L'eau contaminée peut aussi provoquer de graves troubles gastriques, des diarrhées et une sévère déshydratation. On peut facilement rentrer en contact avec cette dernière lors des travaux de nettoyage ou de déblayage. Il faut donc être très scrupuleux sur l'hygiène lorsqu'on s'y attelle. Un autre risque est le monoxyde de carbone qui s'échappe des chaudières en panne. Il faut donc être très prudent et ventiler un maximum.En été, le rat se reproduit tous les 2 mois et chaque rat femelle conçoit 10 petits à chaque portée. Avec les déchets et la nourriture qui traîne, autant dire que cela risque de vite pulluler. S'il y a peu de chance qu'un rat vous agresse, son urine et ses excréments sont de véritables nids à virus et à bactéries. Vecteur de maladie, il est donc plus que conseiller de les chasserLes montagnes de déchets ont été stockées dans différents endroits. Mais ces derniers doivent être surveillés, car tout y est mis pêle-mêle. On y retrouve aussi des produits comme de la peinture, des bouteilles de méthanol, ou d'autres substances qui présentent un risque de fermentation. Les sites transformés en décharges de fortune commencent d'ailleurs à saturer et on cherche d'autres solutions au sein du cabinet de la ministre de l'Environnement Céline Tellier et avec Intradel, intercommunale de gestion des déchets.