La société gestionnaire du réseau ferroviaire a estimé que les motivations évoquées dans le jugement "fragilisent fortement" son fonctionnement. Elle avance que, pour s'y conformer, seuls 400 trains quotidiens pourraient encore circuler sur la jonction Nord-Midi au lieu des 1.200 actuels.

"Les gestionnaires d'Infrabel disent que le tribunal exige trop de sécurité et qu'ils doivent prévoir l'inimaginable pour prévenir les catastrophes", commente Anita Mahy. "Ce serait pour cette raison qu'ils vont en appel, mais on se demande s'ils se préoccupent vraiment de la sécurité. Avec le protocole d'accord social que les syndicats ont refusé, Infrabel voulait imposer aux signaleurs de faire des prestations de 12 heures d'affilée. C'est risquer de provoquer un nouveau Buizingen", dénonce-t-elle.

À ses yeux, cela contredit totalement les recommandations de la commission parlementaire Buizingen, qui demandait à des services plus humains. "Aller en appel contre ce jugement, c'est donc un couteau dans le coeur des victimes."

La présidente de l'ASBL "Catastrophe ferroviaire Buizingen: plus jamais" remarque que le personnel s'est vu refuser une augmentation de 1,1%, qui avait été demandée en contrepartie d'une hausse de la productivité. Celle-ci a bien été réalisée à hauteur de 20% et avec un personnel restreint, constate Anita Mahy.

"Luc Lallemand (administrateur délégué d'Infrabel, NDLR) a, lui, demandé 8% d'augmentation sur son gros salaire, pour prolonger son mandat, qui devait prendre fin en novembre, jusqu'à l'arrivée de son successeur", relève-t-elle encore. Elue PTB, Anita Mahy colle ici au discours syndical, notamment celui du président national CGSP Cheminots Pierre Lejeune qui avait avancé jeudi matin sur la RTBF que, selon ses informations, Luc Lallemand avait demandé ce supplément salarial. Infrabel s'inscrit en faux et assure que cette demande n'a jamais été introduite. Le ministre de tutelle a d'ailleurs confirmé à la Chambre jeudi que l'administrateur délégué avait prolongé son mandat aux mêmes conditions qu'auparavant, insiste la société ferroviaire.

Anita Mahy dit par contre apprécier que la SNCB n'aille pas en appel par respect envers les victimes.

La société gestionnaire du réseau ferroviaire a estimé que les motivations évoquées dans le jugement "fragilisent fortement" son fonctionnement. Elle avance que, pour s'y conformer, seuls 400 trains quotidiens pourraient encore circuler sur la jonction Nord-Midi au lieu des 1.200 actuels. "Les gestionnaires d'Infrabel disent que le tribunal exige trop de sécurité et qu'ils doivent prévoir l'inimaginable pour prévenir les catastrophes", commente Anita Mahy. "Ce serait pour cette raison qu'ils vont en appel, mais on se demande s'ils se préoccupent vraiment de la sécurité. Avec le protocole d'accord social que les syndicats ont refusé, Infrabel voulait imposer aux signaleurs de faire des prestations de 12 heures d'affilée. C'est risquer de provoquer un nouveau Buizingen", dénonce-t-elle. À ses yeux, cela contredit totalement les recommandations de la commission parlementaire Buizingen, qui demandait à des services plus humains. "Aller en appel contre ce jugement, c'est donc un couteau dans le coeur des victimes." La présidente de l'ASBL "Catastrophe ferroviaire Buizingen: plus jamais" remarque que le personnel s'est vu refuser une augmentation de 1,1%, qui avait été demandée en contrepartie d'une hausse de la productivité. Celle-ci a bien été réalisée à hauteur de 20% et avec un personnel restreint, constate Anita Mahy. "Luc Lallemand (administrateur délégué d'Infrabel, NDLR) a, lui, demandé 8% d'augmentation sur son gros salaire, pour prolonger son mandat, qui devait prendre fin en novembre, jusqu'à l'arrivée de son successeur", relève-t-elle encore. Elue PTB, Anita Mahy colle ici au discours syndical, notamment celui du président national CGSP Cheminots Pierre Lejeune qui avait avancé jeudi matin sur la RTBF que, selon ses informations, Luc Lallemand avait demandé ce supplément salarial. Infrabel s'inscrit en faux et assure que cette demande n'a jamais été introduite. Le ministre de tutelle a d'ailleurs confirmé à la Chambre jeudi que l'administrateur délégué avait prolongé son mandat aux mêmes conditions qu'auparavant, insiste la société ferroviaire. Anita Mahy dit par contre apprécier que la SNCB n'aille pas en appel par respect envers les victimes.