Il y a une quinzaine de jours, les quotidiens De Tijd et l'Echo avaient annoncé l'ouverture d'une information judiciaire à propos du Vice-Premier ministre.

Selon ceux-ci, un ex-agent de la Sûreté de l'Etat s'était rendu en avril dernier à la police judiciaire fédérale pour lui communiquer une série d'allégations de corruption et de blanchiment à l'encontre du ministre libéral.

Quelques jours plus tard, l'accusateur de Didier Reynders s'était dévoilé auprès de différents quotidiens. Il s'agit de Nicolas Ullens de Schooten qui a travaillé à la Sûreté de l'Etat de 2007 à 2018. Lors de son audition à la police, celui-ci avait fait état du versement de pots de vin à l'occasion de missions et d'achats publics. L'homme a fait référence, notamment, au déménagement de la police fédérale au Centre administratif de Bruxelles, au Kazakhgate et à une affaire relative aux fonds libyens.

M. Ullens de Schooten a précisé à De Tijd avoir voulu empêcher que Didier Reynders soit nommé Commissaire européen, estimant que ce statut rendrait plus difficiles les devoirs d'enquête du Parquet.