YouTube, TikTok, Instagram sont leurs outils de travail, les canaux de leur popularité. Les influenceurs forment un monde parallèle peuplé d'électrons libres qui prospèrent et naviguent souvent à vue et sans balises très claires alors que leurs voix et leurs conseils gagnent en poids et que leur pouvoir d'influence, en particulier sur la jeunesse, n'en finit pas de croître.
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YouTube, TikTok, Instagram sont leurs outils de travail, les canaux de leur popularité. Les influenceurs forment un monde parallèle peuplé d'électrons libres qui prospèrent et naviguent souvent à vue et sans balises très claires alors que leurs voix et leurs conseils gagnent en poids et que leur pouvoir d'influence, en particulier sur la jeunesse, n'en finit pas de croître. Un code de déontologie ne pourrait pas leur faire de tort, se dit Benjamin Dalle (CD&V). A la demande du ministre flamand des Médias, l'UGent et la haute école Artevelde ont tâté le terrain auprès de 179 influenceurs flamands qui affichent en moyenne plus de 50 000 followers au compteur. Il ressort de l'enquête qu'une large majorité se sent en manque de repères légaux connus dans l'exercice de leur tâche. Si 82% des sondés déclarent que leurs followers sont plutôt bon public, un certain malaise se dégage lorsqu'il leur faut gérer des réactions et des échanges qui abordent des thèmes plus délicats comme la solitude, un mal-être physique, du cyberharcèlement, des tendances suicidaires, ou lorsqu'il s'agit de maîtriser des confrontations avec le racisme et des discours de haine. Le milieu se dit majoritairement demandeur de clarté juridique sur la marche à suivre. Le ministre Dalle se sent conforté par les résultats de ce sondage dans sa volonté d'élaborer un guide pratique qui puisse aider les influenceurs à faire face de façon plus appropriée aux sollicitations de leur auditoire et à prendre conscience de leur pouvoir d'influence et de la portée des contenus postés. Pas question pour autant de chercher à brider leur liberté créatrice en se lançant dans une approche de contrôle et de sanction. Le ministre veut privilégier la sensibilisation et songe plutôt à un Code of honour délivré à tout influenceur qui, par sa pratique, s'en rendrait digne. Un brevet de bonne conduite qui pourrait entrer en vigueur au début de l'an prochain.