C'est un plan de sécurité routière 2021-2025 présenté comme un tournant tant la barre de ses ambitions est placée très haut: réduire d'un quart le nombre de tués sur les routes flamandes d'ici à 2025, de moitié d'ici à 2030, en arriver à ne plus avoir à déplorer la mort d'un cycliste ou d'un piéton en 2040, décrocher le zéro mort sur les routes en 2050. De quoi faire oublier l'échec de la programmation 2010-2020 en matière de lutte ...

C'est un plan de sécurité routière 2021-2025 présenté comme un tournant tant la barre de ses ambitions est placée très haut: réduire d'un quart le nombre de tués sur les routes flamandes d'ici à 2025, de moitié d'ici à 2030, en arriver à ne plus avoir à déplorer la mort d'un cycliste ou d'un piéton en 2040, décrocher le zéro mort sur les routes en 2050. De quoi faire oublier l'échec de la programmation 2010-2020 en matière de lutte contre la mortalité routière qui n'a pas su diminuer de 50% le nombre de victimes de la route. Avec 484 tués enregistrés l'an dernier, l'objectif de limiter à 200 morts le tribut humain reste largement hors de portée. D'où la volonté des autorités flamandes d'appuyer sur le champignon en changeant de logiciel. Priorité sera désormais accordée à la sécurité des usagers faibles de la route, piétons et cyclistes, qui représentent 25% des victimes. L'intention est de rompre avec la politique de l'autruche qui consiste jusqu'ici à promouvoir l'usage du vélo comme alternative à la voiture mais sans donner aux deux-roues les réels moyens de s'engager dans le trafic avec un minimum de sécurité. Cible privilégiée du plan 2021-2025: les carrefours, en particulier les plus dangereux d'entre eux, qui feront l'objet d'un réaménagement à grande échelle effectué plus rapidement grâce à un allègement des procédures. Quelques absences sont néanmoins regrettées dans le catalogue de 37 chantiers qui seront ouverts pour rendre les routes de Flandre plus sûres: toujours pas de généralisation des zones 30 en milieu habité ; pas de véritable plan d'action contre la croissance sur les routes des SUV, faute de consensus politique ; pas de vraie gestion du trafic des camions aux abords des écoles. L'approche volontariste adoptée par la ministre régionale de la Mobilité, Lydia Peeters (Open VLD), est saluée par les experts et les acteurs de la sécurité routière qui, cette fois, ont été largement consultés mais qui attendent de voir avant de crier victoire. De voir notamment si les budgets nécessaires à la concrétisation de ces ambitions seront dégagés.