Il a encore frappé. Hors frontières, cette fois. Samedi 20 février, Dries Van Langenhove, député fédéral sous bannière du Vlaams Belang, est aux premières loges d'une manifestation organisée à Paris contre une éventuelle dissolution du mouvement d'extrême droite Génération identitaire qui fait tristement parler de lui dans l'Hexagone pour sa croisade contre les migrants. Impossible de ne pas reconnaître au premier rang des manifestants l'él...

Il a encore frappé. Hors frontières, cette fois. Samedi 20 février, Dries Van Langenhove, député fédéral sous bannière du Vlaams Belang, est aux premières loges d'une manifestation organisée à Paris contre une éventuelle dissolution du mouvement d'extrême droite Génération identitaire qui fait tristement parler de lui dans l'Hexagone pour sa croisade contre les migrants. Impossible de ne pas reconnaître au premier rang des manifestants l'élu flamand qui s'exhibe à visage découvert, sans respect pour le port obligatoire du masque. Crac dedans: le parlementaire de 27 ans est sous le coup d'une enquête ouverte par le parquet de Hal-Vilvorde pour infraction à l'interdiction des voyages non essentiels à l'étranger. Non essentiel? Van Langenhove n'est évidemment pas de cet avis, rejoint en cela par le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken: "Défendre la liberté d'expression est toujours essentiel." Une façon de surfer sur la grogne montante face au régime de restrictions imposé par les autorités pour cause de crise sanitaire. Tom Van Grieken ne dédaigne pas non plus dégainer l'arme de la provocation: une semaine plus tôt, on le voyait exhiber un spray au poivre dans un studio de la chaîne de télévision flamande privée VTM. Une manière de manifester son émotion à la perspective d'un renvoi en correctionnelle de plusieurs membres de l'organisation de jeunes d'extrême droite Schild & Vrienden dont son fondateur, le dénommé Dries Van Langenhove, pour infractions à la législation sur le racisme et détention d'armes prohibées. Crac dedans: le parquet a demandé à la police de dresser un PV à l'encontre du sieur Van Grieken pour flagrant délit d'exhibition d'une arme interdite. "S'il s'agit de possession illégale d'armes, vous devriez condamner beaucoup de gens", avait lancé le leader de l'extrême droite flamande pour justifier son geste et réclamer au passage la légalisation du spray au poivre. Van Langenhove, Van Grieken: le duo est à l'attaque. Pour l'heure, le Vlaams Belang fait bloc.