De toutes les communes du Brabant wallon, Braine-l'Alleud et Waterloo font partie des plus chères en matière d'immobilier - surtout la seconde. Leurs prix moyens dépassent allègrement les moyennes provinciales et même nationales, se rapprochant davantage de ceux de la capitale. La proximité de Bruxelles est l'un des ingrédients du succès de ces communes, au même titre que les services qu'elles offrent ou que leur qualité de vie. Cette demande soutenue contribue au maintien de prix élevés sur les deux entités, avec, toutefois, quelques distinctions notables entre elles. Plus proche de Bruxelles et pourvue de plusieurs écoles internationales, Waterloo est globalement plus onéreuse que Braine-l'Alleud. Selon le dernier baromètre des notaires publié début 2019, le prix moyen d'une maison en 2018 tournait en effet autour des 427 500 euros dans la première, contre 326 700 pour Braine-l'Alleud, laquelle compte davantage de maisons deux façades que de villas. Le constat est le même au niveau des appartements, avec une moyenne de 317 871 euros à Waterloo, contre 253 105 euros pour sa voisine.
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De toutes les communes du Brabant wallon, Braine-l'Alleud et Waterloo font partie des plus chères en matière d'immobilier - surtout la seconde. Leurs prix moyens dépassent allègrement les moyennes provinciales et même nationales, se rapprochant davantage de ceux de la capitale. La proximité de Bruxelles est l'un des ingrédients du succès de ces communes, au même titre que les services qu'elles offrent ou que leur qualité de vie. Cette demande soutenue contribue au maintien de prix élevés sur les deux entités, avec, toutefois, quelques distinctions notables entre elles. Plus proche de Bruxelles et pourvue de plusieurs écoles internationales, Waterloo est globalement plus onéreuse que Braine-l'Alleud. Selon le dernier baromètre des notaires publié début 2019, le prix moyen d'une maison en 2018 tournait en effet autour des 427 500 euros dans la première, contre 326 700 pour Braine-l'Alleud, laquelle compte davantage de maisons deux façades que de villas. Le constat est le même au niveau des appartements, avec une moyenne de 317 871 euros à Waterloo, contre 253 105 euros pour sa voisine. On observe aussi des différences au niveau des tendances du marché. Alors que Braine-l'Alleud a connu une légère baisse du prix moyen de ses maisons (-1,6 %) entre 2017 et 2018, Waterloo a enregistré une hausse record de 9,7 % durant la même période. Ce phénomène est un peu à contre-courant des tendances actuelles, qui veulent que les habitants se tournent plutôt vers des appartements. En Brabant wallon, une seule autre commune a d'ailleurs connu une augmentation aussi importante du prix de ses maisons en 2018 : La Hulpe. " Comme toujours, c'est la loi de l'offre et de la demande qui fait grimper les prix ", explique Jean-François Binet, responsable de l'agence Cap Sud Braine-Waterloo. " Ces dernières années, on observe que la clientèle sur les deux communes se compose en grande partie d'habitants de Bruxelles - parfois Brainois ou Waterlootois d'origine - qui quittent la capitale en raison de ses prix immobiliers. " Isabeau Salens, agente à l'Immobilière Perin, constate, elle aussi, ce phénomène. " Pas mal de familles d'Uccle, Watermael-Boisfort, etc. cherchent une vie et un logement plus confortables en dehors de la capitale. Elles viennent s'installer à Braine ou Waterloo car cela reste proche et les tarifs y sont proportionnellement moins élevés qu'à Bruxelles. " Pourquoi les maisons séduisent-elles encore autant ? Selon plusieurs études, le Belge reste très attaché à la villa 4-façades, qui représente encore et toujours un idéal. Waterloo a l'avantage de posséder de nombreux biens de ce type en plein centre, ce qui permet de combiner un certain confort de vie avec la proximité des facilités et de la capitale. De plus, la maison correspond mieux à certains types de ménages (dont les grandes familles) tout en présentant quelques atouts financiers. " Les appartements - surtout neufs - se vendent bien plus chers au mètre carré que les maisons ", souligne Isabeau Salens. Jean-François Binet évoque, quant à lui, les aspects liés à la gestion : " Dans une maison, on n'est pas soumis à des charges communes ni dépendant d'une copropriété pour faire des travaux - on peut organiser soi-même ses dépenses. De plus, comme les prix des appartements sont très élevés sur Waterloo (et même Braine), certaines personnes préfèrent placer leur budget dans une maison où ils pourront par exemple posséder un jardin. " Si les prix élevés des maisons n'empêchent pas leur vente, on remarque cependant que les tarifs divisent le marché en deux réalités différentes. D'un côté, les biens qui correspondent à l'essentiel de la demande, de l'autre, les bâtiments plus hauts de gamme. " Depuis la crise de 2008, les banques sont plus réticentes pour prêter de grosses sommes. Par conséquent, les biens au-delà des 700 000 euros se vendent plus difficilement et ont tendance à perdre de la valeur ", constate Michel Dussart, directeur de l'agence Immo Dussart. " L'année 2018 a toutefois été particulièrement bonne pour ce type de bien, sans qu'on sache forcément pour quelle raison. " Ce renchérissement des villas explique partiellement l'évolution du prix moyen des maisons sur Waterloo en 2018, mais Michel Dussart ne s'attend pas forcément à ce que le phénomène perdure. " A long terme, je pense que les grandes propriétés vont se faire de plus en plus rares et seront moins demandées ", confie-t-il. On observe en effet que l'essentiel du marché à Waterloo et Braine se concentre déjà sur les maisons à moins de 400 000 euros " qui se vendent très bien, très vite et proportionnellement plus cher que les grandes villas ", note Michel Dussart. Outre la vente, les biens haut de gamme semblent aussi perdre du terrain sur le marché locatif qui a longtemps été porteur - surtout à Waterloo. " Ces biens étaient surtout occupés par des expatriés mais, aujourd'hui, leurs pays d'origine ont tendance à diminuer les budgets ou à privilégier les voyages d'affaire. La location est donc désormais plus difficile pour les maisons avec des loyers élevés ", conclut Jean-François Binet.Par Marie-Eve Rebts.