En immobilier, comme dans d'autres segments économiques, il y a des hauts et des bas, des cotes et des décotes. La plupart des quartiers voient leur popularité évoluer avec le temps. De prisés, certains passent de mode. D'oubliés, d'autres sont découverts. Et pourtant, il en est qui ont, de tout temps, attiré les convoitises. Des quartiers irréductibles, dont le destin ne semble pas suspendu à l'intérêt des promoteurs, l'intensification du trafic, la proximité des grands axes ou la présence de commerces et de services. En première couronne namuroise, La Plante, qui relie le centre-ville à Wépion, coincée entre la chaussée de Dinant et la Meuse, est de ceux-là. On pourrait même parler, à l'échelle de la capitale wallonne, de success story. " La Plante a toujours été très bien cotée ", acquiesce, du haut de ses quarante années de métier, Angela Detry, de l'agence Finomat. " C'est un micromarché fort demandé ", renchérit Tim Vandendriessche, d'Hélène Vanhoutte Immobilier. A tel point que les maisons à vendre y sont rares. Et, quand elles le sont, elles passent en général sous le radar des agences, la nouvelle circulant de bouche-à-oreille à toute vitesse.
...