Bien sûr, il y a toujours une part de théâtre et de positionnement préélectoral - sait-on jamais, s'il arrivait que l'on revote à l'automne. Mais les dernières passes d'armes entre les libéraux et les écologistes francophones laissent transparaître une nervosité réelle entre les deux partis, associés au sein des gouvernements wallon et francophone, et de façon temporaire pour faire face à la crise du coronavirus.

L'élément déclencheur, ce fut sans doute les critiques à répétition des Verts contre la stratégie de déconfinement du gouvernement Wilmès II, jugée trop peu humaine, fin avril. L'autorisation des réunions privées en petit comité, en même temps que la réouverture des commerces, a apaisé le discours, publiquement. Mais au fond, les libéraux n'ont guère apprécié cette posture d'Ecolo dans ce contexte délicat où le parti de Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane est censé appuyé l'équipe fédérale de l'extérieur. Comme s'il s'agissait de se grappiller des parts de marché sur un terrain sensible, en faisant passer la Première ministre pour une femme sans coeur - on l'a senti, ce ne fut guère apprécié de sa part.

Le positionnement des deux partis à Bruxelles, où Ecolo est dans la majorité régionale et le MR dans l'opposition, faire régulièrement des vagues. Ces dernières semaines, le ton est monté autour de la campagne écologiste pour une mobilité douce, pistes cyclables et 20 km/h sur certaines voiries à la clé. Le MR évoque une position dogmatique des Verts et a proposé un contre-plan vivement critiqué en retour. Le sujet s'est envenimé suite à des informations selon laquelle certains aménagements de voiries résidentielles empêcheraient désormais les pompiers de passer, ce qui fait rugir les libéraux.

L'annonce par Ecolo de la nouvelle candidature de son ancienne coprésidente, Zakia Khattabi, à la Cour constitutionnelle, suscite un autre bras de fer. Au début de l'année, cette candidature avait une première fois été rejetée par le Sénat où elle n'avait pas obtenu la majorité nécessaire. Le sujet revient sur les tablettes de la Haute Assemblée vendredi et il fort probable que le MR, en tout ou en partie, s'y opposera une nouvelle fois - le vote est secret.

En plus de tout cela, et c'est peut-être le plus vif, un nouveau conflit véhément oppose verts et bleus autour de la survie de Brussels Airlines. Le MR insiste sur le caractère stratégique de la compagnie aérienne, tant pour la position centrale de Bruxelles que pour l'aéroport. Ecolo, en revanche, souhaite que toute aide soit strictement conditionnée à des engagements environnementaux. Là encore, les libéraux estiment qu'il s'agit d'une posture qui met en danger un de nos "fleurons", le vrai enjeu concernant le secteur aérien dans son ensemble. Leur président, Georges-Louis Bouchez, en fait quasiment une affaire personnelle. En tout état de cause, certains MR, parmi les plus remontés, estiment que le dossier pourrait être lié à la gestion de la crise du coronavirus, pour lequel il a reçu les pouvoirs spéciaux, et estiment donc qu'ils pourraient avancer dans ce cadre en passant outre les réticences écologistes.

La toile de fond de tout cela, c'est évidemment l'annonce de négociations potentielles cet été pour la formation d'une nouvelle majorité fédérale. Avec le risque, réel, de voir un nouveau blocage politique s'installer avant de nouvelles élections... quand la situation sanitaire le permettra.

Bien sûr, il y a toujours une part de théâtre et de positionnement préélectoral - sait-on jamais, s'il arrivait que l'on revote à l'automne. Mais les dernières passes d'armes entre les libéraux et les écologistes francophones laissent transparaître une nervosité réelle entre les deux partis, associés au sein des gouvernements wallon et francophone, et de façon temporaire pour faire face à la crise du coronavirus.L'élément déclencheur, ce fut sans doute les critiques à répétition des Verts contre la stratégie de déconfinement du gouvernement Wilmès II, jugée trop peu humaine, fin avril. L'autorisation des réunions privées en petit comité, en même temps que la réouverture des commerces, a apaisé le discours, publiquement. Mais au fond, les libéraux n'ont guère apprécié cette posture d'Ecolo dans ce contexte délicat où le parti de Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane est censé appuyé l'équipe fédérale de l'extérieur. Comme s'il s'agissait de se grappiller des parts de marché sur un terrain sensible, en faisant passer la Première ministre pour une femme sans coeur - on l'a senti, ce ne fut guère apprécié de sa part.Le positionnement des deux partis à Bruxelles, où Ecolo est dans la majorité régionale et le MR dans l'opposition, faire régulièrement des vagues. Ces dernières semaines, le ton est monté autour de la campagne écologiste pour une mobilité douce, pistes cyclables et 20 km/h sur certaines voiries à la clé. Le MR évoque une position dogmatique des Verts et a proposé un contre-plan vivement critiqué en retour. Le sujet s'est envenimé suite à des informations selon laquelle certains aménagements de voiries résidentielles empêcheraient désormais les pompiers de passer, ce qui fait rugir les libéraux.L'annonce par Ecolo de la nouvelle candidature de son ancienne coprésidente, Zakia Khattabi, à la Cour constitutionnelle, suscite un autre bras de fer. Au début de l'année, cette candidature avait une première fois été rejetée par le Sénat où elle n'avait pas obtenu la majorité nécessaire. Le sujet revient sur les tablettes de la Haute Assemblée vendredi et il fort probable que le MR, en tout ou en partie, s'y opposera une nouvelle fois - le vote est secret.En plus de tout cela, et c'est peut-être le plus vif, un nouveau conflit véhément oppose verts et bleus autour de la survie de Brussels Airlines. Le MR insiste sur le caractère stratégique de la compagnie aérienne, tant pour la position centrale de Bruxelles que pour l'aéroport. Ecolo, en revanche, souhaite que toute aide soit strictement conditionnée à des engagements environnementaux. Là encore, les libéraux estiment qu'il s'agit d'une posture qui met en danger un de nos "fleurons", le vrai enjeu concernant le secteur aérien dans son ensemble. Leur président, Georges-Louis Bouchez, en fait quasiment une affaire personnelle. En tout état de cause, certains MR, parmi les plus remontés, estiment que le dossier pourrait être lié à la gestion de la crise du coronavirus, pour lequel il a reçu les pouvoirs spéciaux, et estiment donc qu'ils pourraient avancer dans ce cadre en passant outre les réticences écologistes.La toile de fond de tout cela, c'est évidemment l'annonce de négociations potentielles cet été pour la formation d'une nouvelle majorité fédérale. Avec le risque, réel, de voir un nouveau blocage politique s'installer avant de nouvelles élections... quand la situation sanitaire le permettra.