Des questions se posent et il est important de considérer le principe de précaution comme le prévoit par exemple la déclaration de politique régionale à Bruxelles. Il existe par exemple du point de vue de la santé un grand nombre d'études souvent contradictoires. Il est absolument nécessaire de poursuivre les investigations sur la question.

De manière générale, il faut considérer l'impact global des nouvelles technologies. Au niveau environnemental, on estime par exemple qu'en 2019, près de 4 % des émissions carbonées mondiales sont dues à la production et à l'utilisation du système numérique. Cette part pourrait doubler d'ici 2025 pour atteindre 8 % du total, bien plus que le transport aérien civil. Il faut dès à présent travailler sur des plans de sobriété numérique sans pour autant remettre en cause son intérêt.

N'oublions pas non plus la pression exercée sur les matières premières. L'Union européenne lance une alerte, certains minéraux seront de plus en plus sollicités, or ces ressources sont non renouvelables. Le lien prépondérant entre conflit et ressources n'est plus à démontrer, particulièrement en République Démocratique du Congo ou au Pérou. Réfléchissons à une consommation plus raisonnée de toutes ces nouvelles technologies. Il ne faudrait pas que le potentiel numérique soit gâché par un risque bien réel d'obsolescence programmée.

Enfin, la question fondamentale que nous devons nous poser en regard du développement technologique est la société dans laquelle nous voulons vivre. Mettons en place des gardes fou pour contenir les travers possible. Michel Desmurget, Docteur en neurosciences, nous alerte, la consommation du numérique sous toutes ces formes par les nouvelles générations est astronomique. Entre 13 et 18 ans nos adolescents frôlent les 6h45 d'écran chaque jour et ce n'est pas sans conséquence sur leur santé, leur comportement et leur capacités intellectuelles.

Oui au développement du progrès technologique et numériquemais pas sans réflexion. L'omniprésence de ces technologies et leurs influences sur notre monde doit nous pousser à questionner la société dans laquelle nous évoluons. La transition numérique sera réussie si nous la réfléchissons dès à présent tous ensemble.

Oui au débat publique sur cette question !

Jonathan de Patoul et Marie Nagy,

Député DéFI, membre de la commission environnement du parlement bruxellois.

Des questions se posent et il est important de considérer le principe de précaution comme le prévoit par exemple la déclaration de politique régionale à Bruxelles. Il existe par exemple du point de vue de la santé un grand nombre d'études souvent contradictoires. Il est absolument nécessaire de poursuivre les investigations sur la question.De manière générale, il faut considérer l'impact global des nouvelles technologies. Au niveau environnemental, on estime par exemple qu'en 2019, près de 4 % des émissions carbonées mondiales sont dues à la production et à l'utilisation du système numérique. Cette part pourrait doubler d'ici 2025 pour atteindre 8 % du total, bien plus que le transport aérien civil. Il faut dès à présent travailler sur des plans de sobriété numérique sans pour autant remettre en cause son intérêt.N'oublions pas non plus la pression exercée sur les matières premières. L'Union européenne lance une alerte, certains minéraux seront de plus en plus sollicités, or ces ressources sont non renouvelables. Le lien prépondérant entre conflit et ressources n'est plus à démontrer, particulièrement en République Démocratique du Congo ou au Pérou. Réfléchissons à une consommation plus raisonnée de toutes ces nouvelles technologies. Il ne faudrait pas que le potentiel numérique soit gâché par un risque bien réel d'obsolescence programmée.Enfin, la question fondamentale que nous devons nous poser en regard du développement technologique est la société dans laquelle nous voulons vivre. Mettons en place des gardes fou pour contenir les travers possible. Michel Desmurget, Docteur en neurosciences, nous alerte, la consommation du numérique sous toutes ces formes par les nouvelles générations est astronomique. Entre 13 et 18 ans nos adolescents frôlent les 6h45 d'écran chaque jour et ce n'est pas sans conséquence sur leur santé, leur comportement et leur capacités intellectuelles.Oui au développement du progrès technologique et numériquemais pas sans réflexion. L'omniprésence de ces technologies et leurs influences sur notre monde doit nous pousser à questionner la société dans laquelle nous évoluons. La transition numérique sera réussie si nous la réfléchissons dès à présent tous ensemble. Oui au débat publique sur cette question !Jonathan de Patoul et Marie Nagy, Député DéFI, membre de la commission environnement du parlement bruxellois.