"Horizon 2024 : conquérir la Flandre ensemble." C'est sous ce titre que le Vlaams Belang travaille pour gagner le prochain scrutin. Son président Tom Van Grieken et ses collaborateurs veulent profiter de la prochaine période de campagne - à moins d'élections anticipées - pour préparer le parti à gouverner.
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"Horizon 2024 : conquérir la Flandre ensemble." C'est sous ce titre que le Vlaams Belang travaille pour gagner le prochain scrutin. Son président Tom Van Grieken et ses collaborateurs veulent profiter de la prochaine période de campagne - à moins d'élections anticipées - pour préparer le parti à gouverner.Le Vlaams Belang souhaite d'abord et avant tout s'occuper de son ancrage local. Il commencera par mettre en place des sections locales dans les communes qui n'en ont pas. Celles qui existent déjà seront renouvelées. Grâce à une première campagne sur les réseaux sociaux, on recrute à fond. "Nous voulons inviter tout le monde à se joindre à nous pour réfléchir à la manière dont le Vlaams Belang peut devenir le plus grand parti", déclare Chris Janssens, chef de groupe du Vlaams Belang au Parlement flamand.Selon Janssens, il est essentiel que chacun pense "au-delà de la politique à court terme" et garde à l'esprit l'horizon 2024. Cela signifie aussi "faire attention" sur Facebook : "tous les membres du Vlaams Belang savent qu'ils sont surveillés. Chacun est appelé à agir en conséquence. Notre programme ne sera pas moins radical, mais nous voulons l'étendre à d'autres thèmes."Le parti prévoit donc des journées d'étude quatre fois par an pour développer son business principal - migration, critique de l'islam, sécurité, indépendance de la Flandre. L'opposition à la redevance kilométrique et aux zones à faibles émissions (ZFE) en était un avant-goût. "Mais il s'agit aussi de socio-économique, de bien-être animal et de culture", déclare Janssens. Une première journée d'étude est prévue en juin au Parlement flamand.Les journées d'étude sont également une tentative de préparer le parti à écrire des accords de fond. "L'idée fondamentale, c'est de briser le cordon", déclare Janssens. "En 2024, nous devons prouver à la Flandre que notre parti est différent des décennies passées, que nous voulons et devons assumer un rôle politique différent : celui de parti au pouvoir."Les négociations de l'été dernier sur la formation du gouvernement flamand, avec l'informateur Bart De Wever (N-VA), leur ont donné envie de plus. "Nous avons vu que l'informateur est vraiment à la barre. En 2019, De Wever a choisi de rouler tout droit. Il faut qu'en 2024, un membre du Vlaams Belang soit aux manettes et prenne la sortie à droite".Van Grieken et co. tendent la main au parti de Bart De Wever. "Il va sans dire que la N-VA est l'alliée de prédilection, ne serait-ce que parce que nous avons les plus grandes similitudes de contenu", déclare Janssens.La question reste de savoir si la N-VA sera prête à accepter cette main tendue. Ainsi, certains membres du Vlaams Belang posent de gros problèmes. Filip Dewinter, Sam Van Rooy et Dries Van Langenhove n'ont pas beaucoup d'amis à la N-VA. "Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage", dit Janssens. "On conclut des accords sur base du contenu. Cela transcende les contradictions personnelles".