Précisons d'emblée que le texte repris par plusieurs médias - et même s'il en contient les plus grandes lignes et ne devrait plus varier beaucoup - n'est pas encore le texte officiel. Pour qu'il le soit, il doit encore être avalisé par les ministres fédéraux David Clarinval (Indépendants, PME) et Pierre-Yves Dermagne (Economie et Emploi). Il faut aussi que le Conseil d'Etat remette son avis sur l'arrêté ministériel entérinant le feu vert pour la réouverture en intérieur de l'horeca. Cet arrêté est pour l'instant encore suspendu, mais l'attente ne devrait plus être trop longue puisque la décision de Conseil d'Etat devrait encore tomber ce vendredi. En fonction de ces différents éléments, il est p...

Précisons d'emblée que le texte repris par plusieurs médias - et même s'il en contient les plus grandes lignes et ne devrait plus varier beaucoup - n'est pas encore le texte officiel. Pour qu'il le soit, il doit encore être avalisé par les ministres fédéraux David Clarinval (Indépendants, PME) et Pierre-Yves Dermagne (Economie et Emploi). Il faut aussi que le Conseil d'Etat remette son avis sur l'arrêté ministériel entérinant le feu vert pour la réouverture en intérieur de l'horeca. Cet arrêté est pour l'instant encore suspendu, mais l'attente ne devrait plus être trop longue puisque la décision de Conseil d'Etat devrait encore tomber ce vendredi. En fonction de ces différents éléments, il est plus que probable que le protocole officiel sur l'horeca soit publié ce lundi. S'il n'est pas encore officiel, le brouillon est cependant très abouti et permettrait de se faire une idée assez précise de ce à quoi on doit s'attendre à partir du 9 juin dans les restaurants, café et hôtel. Dans les faits, cela va fortement ressembler à ce qu'on observe déjà sur les terrasses et à ce qui était en vigueur après le premier déconfinement. On note toutefois une différence de taille : l'attention portée à la ventilation, et ce, par crainte des infections par aérosols.On ne pourra être que quatre par table (les enfants de - 12 ans n'étant pas compris). Si les convives vivent ensemble, ce nombre peut toutefois être plus élevé. Les clients devront aussi rester assis, seuls les déplacements aux toilettes et pour régler l'addition sont tolérés et seulement possibles avec un masque. Les clients ne peuvent pas s'assoir n'importe où, puisque c'est le personnel qui doit placer les clients à leur table. Dans cette optique, on conseille vivement une réservation, mais aussi de payer électroniquement.Les tables doivent être distantes d'1,5m et ne pas avoir de décorations. Les salières, poivrières, beurriers, corbeilles à pain, bouteilles d'assaisonnement (huile, vinaigre, tabasco,...) sont aussi interdits. Idéalement, le menu et les cartes devront être accrochés au mur ou téléchargeables. De même les nappes et serviettes devront être à usage unique et en papier. Si la nappe est en tissu, elle doit être lavée entre chaque client à 60°. Il doit aussi y avoir à disposition des solutions désinfectantes. Le texte n'indique par contre rien sur d'éventuelles parois en plexiglas. Aucun service au bar ne sera autorisé et le personnel devra obligatoirement porter un masque chirurgical en permanence et avec éventuellement une visière de protection en plus. Les buffets ne sont toujours pas autorisés. Les bars et restaurants seront accessibles de 8 heures à 22 heures. Les terrasses pourront néanmoins rester ouvertes jusqu'à 23 heures. Le niveau sonore ne pourra par contre pas dépasser 80 db.Les établissements Horeca devront utiliser un appareil qui mesure la concentration en CO2 et les installer de manière à ce que ceux-ci soient clairement visibles par les clients. Cet appareil permet en réalité de mesurer la qualité de l'air. Un niveau de 600 ppm et en dessous est considéré comme "sain". Jusqu'à 900 ppm, c'est considéré comme "acceptable". Entre 900 ppm et 1200 ppm, l'exploitant doit pouvoir ventiler et purifier l'air (par exemple ouvrir une porte ou des fenêtres). Enfin si le niveau dépasse les 1200 ppm de CO2, c'est considéré comme "inacceptable", et l'établissement devra fermer. Pour l'instant, un dispositif de purification ou désinfection de l'air est fortement conseillé, mais pas obligatoire.