Le Comité de concertation se réunit ce vendredi après-midi (début annoncé à 15h) pour se pencher sur le suivi "technique" des assouplissements déjà décidés. "Ne vous attendez pas à de nouvelles décisions", a prévenu le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), jeudi à la Chambre. Le locataire du Seize, rue de la Loi, entend donc placer cette réunion sous un angle "technique", en privilégiant la prudence, alors que la situation sanitaire reste précaire et ques inquiétudes existent toujours sur l'arrivée de nouveaux variants (dont le dernier, l'indien, vient d'être détecté en Belgique).
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Le Comité de concertation se réunit ce vendredi après-midi (début annoncé à 15h) pour se pencher sur le suivi "technique" des assouplissements déjà décidés. "Ne vous attendez pas à de nouvelles décisions", a prévenu le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), jeudi à la Chambre. Le locataire du Seize, rue de la Loi, entend donc placer cette réunion sous un angle "technique", en privilégiant la prudence, alors que la situation sanitaire reste précaire et ques inquiétudes existent toujours sur l'arrivée de nouveaux variants (dont le dernier, l'indien, vient d'être détecté en Belgique).Outre la validation attendue de la reprise des commerces non-essentiels et des métiers de contact, le 26 avril, il sera question des conditions concrètes de la réouverture des terrasses, le 8 mai. Dans un horizon plus lointain, on évoquera la reprise de la culture, de l'événementiel et des sports, mais via des "événements-tests" qui ne satisfont pas les secteurs concernés, déterminés à accélérer le mouvement.Les deux sujets feront l'objet de nouveaux débats politiques plus ou moins intenses, en sachant que le tout a évidemment été balisé à l'avance.En ce qui concerne l'horeca, un rapport est sur la table du comité pour baliser la réouverture des terrasses, le 8 mai. On y retrouve la définition d'une terrasse, c'est-à-dire un "lieu ouvert", ce qui exclut par exemple les tentes fermées, les vérandas ou encore les terrasses dans des galeries fermées (par exemple, dans les shoppings). Il est question aussi d'une distance à respecter entre les tables (1,5 mètre), un nombre de clients par table (6 maximum) et il y aurait aussi peut-être un nombre maximum de personnes en fonction de l'endroit où se trouve la terrasse. Un établissement dans un endroit extrêmement touristique en ville n'aura pas les mêmes dispositions qu'un café qui se situe dans un village ou à la campagne, où il y aurait plus de places.Enfin, l'heure de fermeture restera l'objet d'une discussion serrée. Le secteur s'était étranglé en entendant certains experts parler de... 19h en début de semaine. Ce ne sera pas le cas. Trois possibilités sont sur la table: 20h, 21h30 ou 23h. Le MR a clairement laissé entendre que 23h serait le plus adéquat et Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral, soulignait même que "20h, c'est tôt, cela ne me paraît pas aberrant qu'elles ferment à minuit".Il faut que cette réouverture soit... rentable. Georges-Louis Bouchez, président du MR, estime dans un entretien à La Libre qu'il faut fermer les terrasses "le plus tard possible pour pouvoir permettre un service le midi et le soir." Selon lui, il faut adapter cette règle en tenant compte de l'interdiction de rassemblement de plus de 3 personnes après minuit. Enfin, pour "l'anecdote", l'accès aux toilettes n'a pas non plus été tranché dans le protocole qui se trouve sur la table.Le Comité de concertation déconseillera enfin fermement aux "rebelles" de rouvrir leurs établissements dès le 1er mai, en les menaçant de ne pas recevoir le double droit passerelle.La culture sera sans doute le sujet le plus disputé au cours de ce Comité de concertation. "On a besoin de culture, souligne Georges Gilkinet, vice-Premier ministre Ecolo au Soir. C'est ce qui nous manque, on a besoin de rêver. Et la culture est aussi un secteur économique, qui emploie 250.000 personnes en Belgique. C'est aussi un monde responsable qui n'a pas plus envie que moi que le virus se propage. Il faut pouvoir clarifier les conditions de réouverture en faisant confiance au secteur.""Si tous les ministres défendent la culture, alors comment expliquer que le codeco n'aille pas dans son sens?, demande Zakia Khattabi, ministre fédérale Ecolo, à LN24. Il faut être cohérent. Trop d'annonces à l'extérieur et de silence à l'intérieur du Codeco."Le secteur a élaboré un plan de déconfinement, en concertation avec les ministres compétents en matière de culture dans les Communautés, Bénédicte Liénard (Ecolo) et Jan Jambon (N-VA). "Nous défendons cette proposition, qui consiste à permettre les spectacles en intérieur de 100 personnes et de 200 en extérieur, dans de bonnes conditions sanitaires", souligne Georges Gilkinet.Il est toutefois peu probable que ce plan soit accepté, à ce stade: le Premier ministre, Alexander De Croo, et le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), souhaitent une approche davantage prudente. Tant et si bien que quelque 80 lieux culturels ont déjà annonce qu'ils 's'autodéconfineraient".