Moins fiables que les tests PCR dans la détection du Covid-19, les tests rapides ont l'avantage de donner les résultats de l'infection en une trentaine de minutes. Contrairement à ce qui se fait en France ou Allemagne, les autotests ne sont pas encore autorisés en Belgique. Ils pourraient constituer une réponse pour l'horeca qui réclame une réouverture la plus rapide possible au vu des faillites et de la précarité. La réouverture du secteur est pour l'instant prévue le 1er mai, si les conditions sanitaires le permettent.

"Les autotests et tests rapides seraient "un plan B" pour pouvoir continuer à ouvrir et peut-être augmenter la capacité des restaurants ", a expliqué Philippe Devos, président de l'Absym et du conseil médical sur le plateau de RTL ce dimanche. "L'idée n'est pas d'imposer les tests à tout moment, mais de trouver des alternatives sécuritaires afin de soit ouvrir l'horeca plus vite, soit d'éviter de devoir refermer celui-ci."

Le vice Premier et ministre des Indépendants et des PME, David Clarinval (MR), veut faire confiance à la population. Les citoyens auraient la responsabilité de se dépister avant d'aller au restaurant. Les gérants de bars et restaurants ne devraient pas s'occuper de tester le public. "Ce ne serait pas le seul élément déterminant ni obligatoire, mais par exemple on pourrait dire que les clients font l'autotest chez eux avant de se rendre au restaurant et s'il est vert, ils peuvent rentrer dans l'établissement", a-t-il ajouté sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche.

La réponse unanime de l'horeca

Le secteur de l'horeca s'est dit contre l'introduction de tests rapides pour leurs établissements. En cause, les compétences du personnel, l'adhésion des clients et le coût de ces tests.

"Nous sommes des restaurateurs. Ce n'est pas notre métier d'effectuer ce type de tests", réplique Philippe Trine, président de l'Horeca Bruxelles.

Le temps pour obtenir les résultats des tests est également contesté. "Il faut déjà que les gens aient envie de se tester pour aller au restaurant, ce qui n'est pas évident."

Pour le représentant, la proposition complexifie encore plus le protocole. " Un couple qui aurait réservé une table se verrait contraint à renoncer dans le cas où l'un des deux soit testé positif ? Ce n'est pas gérable pour le secteur."

L'horeca déjà en crise craint des frais supplémentaires. "Qui va payer ces tests ? Le gouvernement ? Le client ? L'entreprise ? Nous n'avons certainement pas les moyens de prendre cela en charge." Il se dit préférer l'application Coronalert ou éventuellement le passeport vaccinal si les pays européens l'établissent.

Terrasses ouvertes pour Pâques ?

À l'instar des Pays-Bas et de l'Allemagne, des députés proposent une ouverture anticipée des terrasses à partir des vacances de Pâques. Notamment Jean-Marie Dedecker (LDD), bourgmestre de Middelkerke, autorisera le secteur de l'horeca à installer ses terrasses dans la cité balnéaire dès cette semaine, a-t-il communiqué dans l'émission De Zevende Dag. Selon le bourgmestre, si les établissements restent totalement fermés durant les vacances de Pâques, la perte pour le secteur horeca à la côte belge sera insoutenable.

En Wallonie, d'autres bourgmestres sont tentés à l'idée, mais aucun n'a encore franchi le pas. "On constate que des visiteurs viennent chez nous et consomment des produits de commerçants, qu'ils consomment là où ils peuvent. Sur des marches d'escalier, sur des bancs, etc. Ce n'est pas idéal. Sur le plan sanitaire, des terrasses seraient plus sécurisantes, car nettoyées par les commerçants", remarque le bourgmestre de Dinant, Axel Tixhon (CDH),

La N-VA s'est montrée du même avis ce dimanche dans l'émission radio De Zevende Dag. Selon le président Bart De Wever, une réouverture des terrasses pourrait réduire l'affluence dans des lieux publics, comme les parcs et la côte. Le ministre-président Jan Jambon (N-VA) a tenu un discours similaire sur la chaîne privée VTM.

Le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke, exclut toutefois une réouverture des terrasses face à l'évolution des chiffres de l'épidémie. "On se trompe de discussion. C'est peut-être sympathique de parler d'assouplissement, mais c'est bercer les gens d'illusions", a-t-il souligné.

L'horeca présume qu'une ouverture partielle des restaurants risquerait de creuser les inégalités. "Les terrasses à la mer bénéficient de plus d'espace qu'en ville ", explique M. Trine. Le secteur lui-même demande une reprise de l'activité tant à l'extérieur qu'à l'intérieur le plus rapidement possible.

Valentina Jaimes

Moins fiables que les tests PCR dans la détection du Covid-19, les tests rapides ont l'avantage de donner les résultats de l'infection en une trentaine de minutes. Contrairement à ce qui se fait en France ou Allemagne, les autotests ne sont pas encore autorisés en Belgique. Ils pourraient constituer une réponse pour l'horeca qui réclame une réouverture la plus rapide possible au vu des faillites et de la précarité. La réouverture du secteur est pour l'instant prévue le 1er mai, si les conditions sanitaires le permettent. "Les autotests et tests rapides seraient "un plan B" pour pouvoir continuer à ouvrir et peut-être augmenter la capacité des restaurants ", a expliqué Philippe Devos, président de l'Absym et du conseil médical sur le plateau de RTL ce dimanche. "L'idée n'est pas d'imposer les tests à tout moment, mais de trouver des alternatives sécuritaires afin de soit ouvrir l'horeca plus vite, soit d'éviter de devoir refermer celui-ci."Le vice Premier et ministre des Indépendants et des PME, David Clarinval (MR), veut faire confiance à la population. Les citoyens auraient la responsabilité de se dépister avant d'aller au restaurant. Les gérants de bars et restaurants ne devraient pas s'occuper de tester le public. "Ce ne serait pas le seul élément déterminant ni obligatoire, mais par exemple on pourrait dire que les clients font l'autotest chez eux avant de se rendre au restaurant et s'il est vert, ils peuvent rentrer dans l'établissement", a-t-il ajouté sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche. La réponse unanime de l'horecaLe secteur de l'horeca s'est dit contre l'introduction de tests rapides pour leurs établissements. En cause, les compétences du personnel, l'adhésion des clients et le coût de ces tests. "Nous sommes des restaurateurs. Ce n'est pas notre métier d'effectuer ce type de tests", réplique Philippe Trine, président de l'Horeca Bruxelles. Le temps pour obtenir les résultats des tests est également contesté. "Il faut déjà que les gens aient envie de se tester pour aller au restaurant, ce qui n'est pas évident." Pour le représentant, la proposition complexifie encore plus le protocole. " Un couple qui aurait réservé une table se verrait contraint à renoncer dans le cas où l'un des deux soit testé positif ? Ce n'est pas gérable pour le secteur." L'horeca déjà en crise craint des frais supplémentaires. "Qui va payer ces tests ? Le gouvernement ? Le client ? L'entreprise ? Nous n'avons certainement pas les moyens de prendre cela en charge." Il se dit préférer l'application Coronalert ou éventuellement le passeport vaccinal si les pays européens l'établissent. Terrasses ouvertes pour Pâques ? À l'instar des Pays-Bas et de l'Allemagne, des députés proposent une ouverture anticipée des terrasses à partir des vacances de Pâques. Notamment Jean-Marie Dedecker (LDD), bourgmestre de Middelkerke, autorisera le secteur de l'horeca à installer ses terrasses dans la cité balnéaire dès cette semaine, a-t-il communiqué dans l'émission De Zevende Dag. Selon le bourgmestre, si les établissements restent totalement fermés durant les vacances de Pâques, la perte pour le secteur horeca à la côte belge sera insoutenable. En Wallonie, d'autres bourgmestres sont tentés à l'idée, mais aucun n'a encore franchi le pas. "On constate que des visiteurs viennent chez nous et consomment des produits de commerçants, qu'ils consomment là où ils peuvent. Sur des marches d'escalier, sur des bancs, etc. Ce n'est pas idéal. Sur le plan sanitaire, des terrasses seraient plus sécurisantes, car nettoyées par les commerçants", remarque le bourgmestre de Dinant, Axel Tixhon (CDH), La N-VA s'est montrée du même avis ce dimanche dans l'émission radio De Zevende Dag. Selon le président Bart De Wever, une réouverture des terrasses pourrait réduire l'affluence dans des lieux publics, comme les parcs et la côte. Le ministre-président Jan Jambon (N-VA) a tenu un discours similaire sur la chaîne privée VTM.Le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke, exclut toutefois une réouverture des terrasses face à l'évolution des chiffres de l'épidémie. "On se trompe de discussion. C'est peut-être sympathique de parler d'assouplissement, mais c'est bercer les gens d'illusions", a-t-il souligné.L'horeca présume qu'une ouverture partielle des restaurants risquerait de creuser les inégalités. "Les terrasses à la mer bénéficient de plus d'espace qu'en ville ", explique M. Trine. Le secteur lui-même demande une reprise de l'activité tant à l'extérieur qu'à l'intérieur le plus rapidement possible.Valentina Jaimes