A lire aussi: Périphérie : "Le Conseil d'Etat a apporté la bonne interprétation des facilités"

Selon le président du conseil communal, Damien Thiéry, qui a annoncé l'information, le conseil communal tiendra par conséquent une réunion extraordinaire, mercredi soir, à 20 heures pour permettre à Pasquale Nardone de prêter serment comme troisième échevin.

Le conseil communal de Linkebeek avait approuvé au début du mois de mai dernier la proposition de la majorité francophone de présenter Valérie Geeurickx comme troisième candidate au poste de bourgmestre depuis le début de la législature. La nomination de Valérie Geeurickx constitue le dernier épisode en date de la longue saga entourant la nomination du bourgmestre de cette commune à facilités linguistiques située au sud de la capitale.

Le gouvernement flamand avait déjà refusé par le passé les candidatures des francophones Damien Thiéry et Yves Ghequiere, auxquels il reproche de ne pas avoir respecté les lois linguistiques. Damien Thiéry s'était vu une première fois refuser la nomination comme bourgmestre par le ministre des Affaires intérieures flamandes de l'époque, Marino Keulen (Open Vld) en 2006. Motif invoqué: le non respect de l'interprétation flamande de la législation linguistique lors de l'envoi des convocations électorales aux habitants francophones de Linkebeek.

A l'issue du scrutin communal de 2012, Damien Thiéry s'était vu refuser sa nomination à trois reprises par la ministre Liesbeth Homans. Les recours de l'élu francophone au Conseil d'Etat n'y ont rien changé. En septembre 2015, Mme Homans avait nommé d'initiative à la fonction de bourgmestre, Eric De Bruycker, un des deux élus de l'opposition flamande au conseil communal. La majorité francophone (13 sièges) avait aussitôt démissionné et provoqué une nouvelle élection partielle. A l'issue de celle-ci, la majorité renouvelée avait à nouveau soutenu la candidature de Damien Thiéry, qui fut à nouveau rejetée par la ministre des Affaires intérieures flamandes au début de l'année en cours. En mars dernier, les élus francophones avaient proposé la candidature d'Yves Ghequière à la fonction maïorale. Celui-ci était jusqu'alors plutôt bien vu par les autorités flamandes.

Troisième échevine

Liesbeth Homans avait précédemment elle-même suggéré de proposer sa candidature. Mais au final, elle avait refusé de le nommer au motif que M. Ghequiere avait autorisé des élus à s'exprimer en français lors d'une récente réunion du conseil communal qu'il présidait. La majorité francophone avait proposé la candidature de Valérie Geeurickx le 9 mai dernier. Mme Geeurickx était jusqu'ici troisième échevine, en charge notamment de la Culture, l'Information et des Classes moyennes. Elle fut jusqu'au début 2014 vice-présidente du FDF, mais a quitté le parti depuis et siège désormais comme indépendante. Pour Damien Thiéry, la nomination de Mme Geeurickx permettra enfin à la majorité francophone de nommer un troisième échevin auquel la commune a droit lorsqu'elle dispose d'un bourgmestre nommé.

"Avec la disparition d'Eric Debruycker du collège, le conseiller flamand mis en place sur décision ni légitime, ni démocratique de Mme Homans, le collège est à nouveau entièrement composé d'élus de la majorité francophone plébiscités par la population. Même si la distribution des rôles est différente, dans la pratique, rien ne change dans la majorité par rapport au passé. Que personne ne doute que je conserve la direction de notre groupe", a-t-il commenté. Rik Otten, conseiler communal de l'opposition flamande Prolink, espère que la nomination de Valérie Geeurickx permettra de rétablir une relative sérénité dans la commune sur le plan communautaire, mais indique ne pas se faire d'illusion à ce niveau. "On va sûrement se remettre à provoquer, en parlant français au conseil communal", déplore-t-il. "Comme c'est Damien Thiéry qui le préside, on ne pourra rien reprocher à Valérie Geeurickx si personne n'intervient". Prolink s'était abstenu au moment de l'approbation par le conseil de la proposition de Valérie Geeurickx au poste de bourgmestre. "C'était surtout parce que, peu avant, nous avions soutenu Ghequière, et qu'il a trahi notre confiance. La nomination de Geeurickx correspondait aux attentes, car elle n'a jusqu'à présent pas enfreint les lois linguistiques", précise Rik Otten

A lire aussi: Périphérie : "Le Conseil d'Etat a apporté la bonne interprétation des facilités"Selon le président du conseil communal, Damien Thiéry, qui a annoncé l'information, le conseil communal tiendra par conséquent une réunion extraordinaire, mercredi soir, à 20 heures pour permettre à Pasquale Nardone de prêter serment comme troisième échevin. Le conseil communal de Linkebeek avait approuvé au début du mois de mai dernier la proposition de la majorité francophone de présenter Valérie Geeurickx comme troisième candidate au poste de bourgmestre depuis le début de la législature. La nomination de Valérie Geeurickx constitue le dernier épisode en date de la longue saga entourant la nomination du bourgmestre de cette commune à facilités linguistiques située au sud de la capitale. Le gouvernement flamand avait déjà refusé par le passé les candidatures des francophones Damien Thiéry et Yves Ghequiere, auxquels il reproche de ne pas avoir respecté les lois linguistiques. Damien Thiéry s'était vu une première fois refuser la nomination comme bourgmestre par le ministre des Affaires intérieures flamandes de l'époque, Marino Keulen (Open Vld) en 2006. Motif invoqué: le non respect de l'interprétation flamande de la législation linguistique lors de l'envoi des convocations électorales aux habitants francophones de Linkebeek. A l'issue du scrutin communal de 2012, Damien Thiéry s'était vu refuser sa nomination à trois reprises par la ministre Liesbeth Homans. Les recours de l'élu francophone au Conseil d'Etat n'y ont rien changé. En septembre 2015, Mme Homans avait nommé d'initiative à la fonction de bourgmestre, Eric De Bruycker, un des deux élus de l'opposition flamande au conseil communal. La majorité francophone (13 sièges) avait aussitôt démissionné et provoqué une nouvelle élection partielle. A l'issue de celle-ci, la majorité renouvelée avait à nouveau soutenu la candidature de Damien Thiéry, qui fut à nouveau rejetée par la ministre des Affaires intérieures flamandes au début de l'année en cours. En mars dernier, les élus francophones avaient proposé la candidature d'Yves Ghequière à la fonction maïorale. Celui-ci était jusqu'alors plutôt bien vu par les autorités flamandes. Liesbeth Homans avait précédemment elle-même suggéré de proposer sa candidature. Mais au final, elle avait refusé de le nommer au motif que M. Ghequiere avait autorisé des élus à s'exprimer en français lors d'une récente réunion du conseil communal qu'il présidait. La majorité francophone avait proposé la candidature de Valérie Geeurickx le 9 mai dernier. Mme Geeurickx était jusqu'ici troisième échevine, en charge notamment de la Culture, l'Information et des Classes moyennes. Elle fut jusqu'au début 2014 vice-présidente du FDF, mais a quitté le parti depuis et siège désormais comme indépendante. Pour Damien Thiéry, la nomination de Mme Geeurickx permettra enfin à la majorité francophone de nommer un troisième échevin auquel la commune a droit lorsqu'elle dispose d'un bourgmestre nommé. "Avec la disparition d'Eric Debruycker du collège, le conseiller flamand mis en place sur décision ni légitime, ni démocratique de Mme Homans, le collège est à nouveau entièrement composé d'élus de la majorité francophone plébiscités par la population. Même si la distribution des rôles est différente, dans la pratique, rien ne change dans la majorité par rapport au passé. Que personne ne doute que je conserve la direction de notre groupe", a-t-il commenté. Rik Otten, conseiler communal de l'opposition flamande Prolink, espère que la nomination de Valérie Geeurickx permettra de rétablir une relative sérénité dans la commune sur le plan communautaire, mais indique ne pas se faire d'illusion à ce niveau. "On va sûrement se remettre à provoquer, en parlant français au conseil communal", déplore-t-il. "Comme c'est Damien Thiéry qui le préside, on ne pourra rien reprocher à Valérie Geeurickx si personne n'intervient". Prolink s'était abstenu au moment de l'approbation par le conseil de la proposition de Valérie Geeurickx au poste de bourgmestre. "C'était surtout parce que, peu avant, nous avions soutenu Ghequière, et qu'il a trahi notre confiance. La nomination de Geeurickx correspondait aux attentes, car elle n'a jusqu'à présent pas enfreint les lois linguistiques", précise Rik Otten