Le séisme est d'autant plus profond et inattendu que le locataire de l'Elysée, chantre autoproclamé d'une République exemplaire, avait donné les premiers gages d'une présidence débarrassée de ses mauvaises habitudes d'immixtion dans le travail des juges et des journalistes. Bonnes intentions brandies aujourd'hui comme stratégie de défense par les responsables socialistes mais aussitôt balayées, tant fait rage la tempête, encore alourdie par les révélations - avant d'autres ? - du Offshore Leaks sur les investissements aux îles Caïmans de Jean-Jacques Augier, le trésorier de la campagne du candidat socialiste.

François Hollande paye un lourd tribut à cette "gauche caviar" façon DSK qui bafoue ses idéaux socialistes dans les hôtels de New York ou les palaces helvétiques. Pour autant, sa responsabilité est aussi clairement engagée parce qu'il n'a pas été assez vigilant au moment de la nomination de Jérôme Cahuzac et pas assez exigeant quand l'affaire a éclaté. L'effet est d'autant plus dévastateur que l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste était déjà raillé pour sa présumée incapacité pathologique à décider et que, faute de la croissance économique espérée, il ne peut même pas se prévaloir de résultats probants sur un autre front crucial.

A l'aune de ce gâchis, il est illusoire d'imaginer que les mesures d'urgence que le gouvernement Ayrault devait annoncer en milieu de semaine (déclaration de patrimoine pour tous les élus, sanctions en cas de manquements, création d'un Haute autorité de déontologie, lutte renforcée contre la fraude fiscale...) puissent relancer la "machine Hollande". C'est d'un autre électrochoc dont a besoin la France. Or les interventions récentes du président socialiste (lors de l'entretien sur France 2 avant la mise en examen de Jérôme Cahuzac et dans sa courte intervention juste après) n'ont pas démontré, loin s'en faut, qu'il en avait l'envergure.

Référendum sur la moralisation de la vie politique, auditions des candidats ministres, réforme du système électoral pour assurer une meilleure représentation politique et un contrôle parlementaire renforcé... : au-delà de l'inévitable remaniement gouvernemental, les pistes existent pour raviver la démocratie française et, accessoirement, la présidence Hollande. Mais rien ne garantit que "Monsieur Faible" aura le courage de les emporter dans sa désormais célèbre et pathétique "boîte à outils".

Le séisme est d'autant plus profond et inattendu que le locataire de l'Elysée, chantre autoproclamé d'une République exemplaire, avait donné les premiers gages d'une présidence débarrassée de ses mauvaises habitudes d'immixtion dans le travail des juges et des journalistes. Bonnes intentions brandies aujourd'hui comme stratégie de défense par les responsables socialistes mais aussitôt balayées, tant fait rage la tempête, encore alourdie par les révélations - avant d'autres ? - du Offshore Leaks sur les investissements aux îles Caïmans de Jean-Jacques Augier, le trésorier de la campagne du candidat socialiste. François Hollande paye un lourd tribut à cette "gauche caviar" façon DSK qui bafoue ses idéaux socialistes dans les hôtels de New York ou les palaces helvétiques. Pour autant, sa responsabilité est aussi clairement engagée parce qu'il n'a pas été assez vigilant au moment de la nomination de Jérôme Cahuzac et pas assez exigeant quand l'affaire a éclaté. L'effet est d'autant plus dévastateur que l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste était déjà raillé pour sa présumée incapacité pathologique à décider et que, faute de la croissance économique espérée, il ne peut même pas se prévaloir de résultats probants sur un autre front crucial. A l'aune de ce gâchis, il est illusoire d'imaginer que les mesures d'urgence que le gouvernement Ayrault devait annoncer en milieu de semaine (déclaration de patrimoine pour tous les élus, sanctions en cas de manquements, création d'un Haute autorité de déontologie, lutte renforcée contre la fraude fiscale...) puissent relancer la "machine Hollande". C'est d'un autre électrochoc dont a besoin la France. Or les interventions récentes du président socialiste (lors de l'entretien sur France 2 avant la mise en examen de Jérôme Cahuzac et dans sa courte intervention juste après) n'ont pas démontré, loin s'en faut, qu'il en avait l'envergure. Référendum sur la moralisation de la vie politique, auditions des candidats ministres, réforme du système électoral pour assurer une meilleure représentation politique et un contrôle parlementaire renforcé... : au-delà de l'inévitable remaniement gouvernemental, les pistes existent pour raviver la démocratie française et, accessoirement, la présidence Hollande. Mais rien ne garantit que "Monsieur Faible" aura le courage de les emporter dans sa désormais célèbre et pathétique "boîte à outils".