Dans une interview accordée au quotidien De Morgen, Hans Bonte réagit aux mesures dans la lutte contre le terrorisme que le gouvernement a approuvées en novembre dernier. Le port du bracelet électronique pour certaines personnes signalées aux services de renseignement était une des mesures les plus frappantes.

"Un tel bracelet électronique donne l'impression que certaines personnes sont en sécurité chez elles, alors que celui-ci indique seulement qu'elles restent à une certaine distance d'une antenne. Avec une bonne pince, il est facile de se débarrasser du bracelet" affirme Bonte.

Le bourgmestre de Vilvorde, qui a vu des jeunes partir en Syrie et en revenir, dénonce également le fait que la décision du port d'un bracelet électronique ne soit plus prise par un juge. Même les personnes qui ne sont pas parties combattre en Syrie peuvent se voir imposer un bracelet électronique. "Nous notons déjà que certains jeunes se radicalisent parce qu'ils se sentent victimes d'une injustice. En agissant de la sorte, on favorise ce comportement et on crée plus de terroristes."

Manque de communication

Par ailleurs, Bonte dénonce la communication au sein de la police bruxelloise. D'après le bourgmestre, beaucoup de combattants revenus de Syrie quittent Vilvorde pour la capitale, parce qu'ils y sont moins suivis par la police.

"Quand nous transmettons des informations à sujet d'individus dangereux à une commune bruxelloise, ils n'en font rien et ne la communiquent pas aux autres. Parfois, le manque de communication est hallucinant". Bonte déclare également au quotidien De Morgen que l'État manque à ses devoirs en matière de banques de données et de nouvelles technologies. "Nous sommes désespérément en retard par rapport aux gens que nous combattons."

JH

Dans une interview accordée au quotidien De Morgen, Hans Bonte réagit aux mesures dans la lutte contre le terrorisme que le gouvernement a approuvées en novembre dernier. Le port du bracelet électronique pour certaines personnes signalées aux services de renseignement était une des mesures les plus frappantes. "Un tel bracelet électronique donne l'impression que certaines personnes sont en sécurité chez elles, alors que celui-ci indique seulement qu'elles restent à une certaine distance d'une antenne. Avec une bonne pince, il est facile de se débarrasser du bracelet" affirme Bonte.Le bourgmestre de Vilvorde, qui a vu des jeunes partir en Syrie et en revenir, dénonce également le fait que la décision du port d'un bracelet électronique ne soit plus prise par un juge. Même les personnes qui ne sont pas parties combattre en Syrie peuvent se voir imposer un bracelet électronique. "Nous notons déjà que certains jeunes se radicalisent parce qu'ils se sentent victimes d'une injustice. En agissant de la sorte, on favorise ce comportement et on crée plus de terroristes."Manque de communication Par ailleurs, Bonte dénonce la communication au sein de la police bruxelloise. D'après le bourgmestre, beaucoup de combattants revenus de Syrie quittent Vilvorde pour la capitale, parce qu'ils y sont moins suivis par la police. "Quand nous transmettons des informations à sujet d'individus dangereux à une commune bruxelloise, ils n'en font rien et ne la communiquent pas aux autres. Parfois, le manque de communication est hallucinant". Bonte déclare également au quotidien De Morgen que l'État manque à ses devoirs en matière de banques de données et de nouvelles technologies. "Nous sommes désespérément en retard par rapport aux gens que nous combattons."JH