C'est un séisme en Allemagne et cela fait froid dans le dos venant de ce pays à l'histoire tumultueuse. Pour la première fois un président d'Etat régional allemand, la Thuringe, a été élu mercredi grâce aux voix de l'extrême droite, faisant tomber un tabou politique dans l'histoire d'après-guerre du pays.

A la surprise générale, c'est le candidat du petit parti libéral FDP, Thomas Kemmerich, qui a été désigné à une très courte majorité pour diriger cette région de l'ex-RDA, où la gauche radicale était pourtant arrivée en tête lors d'élection en octobre, devant l'extrême droite.

Après des mois de tractations, le ministre-président sortant Bodo Ramelow, de la gauche radicale Die Linke, pensait pouvoir se faire reconduire à la tête d'une coalition minoritaire de gauche. Sauf que le vote, à bulletin secret, a viré au cauchemar pour lui: il a finalement été devancé d'une voix par M. Kemmerich. Cet homme de 54 ans a bénéficié du soutien surprise des voix de tous les élus du parti anti-migrants et anti-élites Alternative pour l'Allemagne (AfD), et de celles de la plupart des membres du parti conservateur (CDU) de la chancelière Angela Merkel.

"C'est la première fois dans l'histoire de la République fédérale d'Allemagne, qu'un ministre-président d'Etat régional est élu avec les voix de l'AfD", a indiqué le politologue allemand Andre Brodocz.

Sur les réseaux sociaux, les réactions indignées se multiplient. Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre et ex-chef de file des libéraux européens, a dit son indignation en des termes clairs : "Not in my name !".

Le parti de la chancelière Angela Merkel réclame de nouvelles élections en Thuringe.

C'est un séisme en Allemagne et cela fait froid dans le dos venant de ce pays à l'histoire tumultueuse. Pour la première fois un président d'Etat régional allemand, la Thuringe, a été élu mercredi grâce aux voix de l'extrême droite, faisant tomber un tabou politique dans l'histoire d'après-guerre du pays.A la surprise générale, c'est le candidat du petit parti libéral FDP, Thomas Kemmerich, qui a été désigné à une très courte majorité pour diriger cette région de l'ex-RDA, où la gauche radicale était pourtant arrivée en tête lors d'élection en octobre, devant l'extrême droite. Après des mois de tractations, le ministre-président sortant Bodo Ramelow, de la gauche radicale Die Linke, pensait pouvoir se faire reconduire à la tête d'une coalition minoritaire de gauche. Sauf que le vote, à bulletin secret, a viré au cauchemar pour lui: il a finalement été devancé d'une voix par M. Kemmerich. Cet homme de 54 ans a bénéficié du soutien surprise des voix de tous les élus du parti anti-migrants et anti-élites Alternative pour l'Allemagne (AfD), et de celles de la plupart des membres du parti conservateur (CDU) de la chancelière Angela Merkel."C'est la première fois dans l'histoire de la République fédérale d'Allemagne, qu'un ministre-président d'Etat régional est élu avec les voix de l'AfD", a indiqué le politologue allemand Andre Brodocz.Sur les réseaux sociaux, les réactions indignées se multiplient. Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre et ex-chef de file des libéraux européens, a dit son indignation en des termes clairs : "Not in my name !".Le parti de la chancelière Angela Merkel réclame de nouvelles élections en Thuringe.