A deux reprises, les informateurs ont réuni ces dernières semaines les différents partis politiques susceptibles de participer à des négociations en vue de la formation d'un gouvernement fédéral. Ne désirant pas discuter avec la N-VA, Ecolo n'avait pas participé à ces réunions, au contraire de Groen. Les écologistes flamands ont toutefois fait savoir qu'ils ne monteraient pas dans un gouvernement sans leur parti frère au sud du pays. Les informateurs ont dès lors décidé de poursuivre leur mission avec six partis: la N-VA, le PS, le MR, le CD&V, le sp.a et l'Open Vld.

"Nous avons toujours adopté une attitude constructive dans les négociations et appelé à aller de l'avant", a rappelé lundi la présidente des écologistes flamands Meyrem Almaci. "Il existe deux pistes importantes sur la table avec comme épine dorsale la bourguignonne ou l'arc-en-ciel. Les Verts constituent le deuxième groupe le plus important du parlement fédéral. Les partis de la coalition suédoise ont subi une défaite et il ne peut être question de poursuivre la politique de la Suédoise. Les électeurs demandent une autre politique et notre pays a surtout besoin d'un autre cap avec plus d'investissements, une politique sociale et climatique ambitieuse, un autre cap budgétaire", a-t-elle lancé.

Pour le chef de groupe à la Chambre Kristof Calvo, il est "surprenant que les informateurs veuillent d'abord continuer à explorer la piste bourguignonne". Cela fait un certain temps qu'elle est dans l'air, regrette-t-il. "Il est dommage que cela ait duré si longtemps. Mais soyons clairs: ce n'est pas notre choix. Il existe également une autre possibilité", poursuit-il, rappelant "la disponibilité de la famille écologiste à conclure un accord de gouvernement progressiste".