Celles-ci attendent des efforts de la part des secteurs qui ont pu sortir gagnants de la crise du coronavirus. Les syndicats constatent que les dividendes filent vers les actionnaires mais que rien n'est prévu pour les employés. Ils demandent aussi de revoir à la hausse le salaire minimum et des accords sur les fins de carrière.

La CGSLB n'a pas appelé à participer à la grève générale, jugeant un tel mouvement prématuré "surtout dans l'état actuel de la crise sanitaire". Elle aussi estime insuffisante la marge salariale de 0,4%, mais privilégie "des actions alternatives de sensibilisation de la population pour convaincre les employeurs et le gouvernement".

Transport en communs perturbés

Ce sont avant tout les transports publics qui seront perturbés par les actions syndicales lundi. Un préavis de grève a été introduit à la SNCB, à la Stib, au TEC et chez De Lijn.

Fortes perturbations à la Stib, ou une seule une ligne de métro circule sur le tronçon entre les stations Gare de l'Ouest et Montgomery. Les autres lignes de métro ne circuleront pas ce lundi, indique la Stib. Sept grandes lignes de tram sur 17 sont également en service (lignes 3, 4, 7, 8, 9, 82 et 92) ce lundi matin, tandis qu'un bus sur cinq circule (lignes 36, 46, 53, 58, 59, 65, 71, 87, 89, 95).

Par contre, plus de la moitié des trains circulent sur le réseau ferroviaire. Le service de trains alternatif élaboré dans le cadre de la grève nationale fonctionne comme prévu, indique la SNCB lundi matin. La grève de 24 heures sur le rail, dans le cadre de l'action nationale menée par les syndicats CSC et FGTB, a débuté dimanche soir à 22h00. La SNCB a élaboré un service de trains alternatif basé sur le nombre de travailleurs qui ne participent pas à l'action afin de limiter l'impact sur les voyageurs. Deux trains IC sur trois roulent comme prévu dans ce service garanti (trains circulant entre les grandes villes), de même que deux trains S (offre suburbaine) sur trois et deux trains L sur trois.

Par contre, la plupart des trains P (qui roulent exclusivement pendant les heures de pointe du matin et du soir) ne circuleront pas et quelques plus petites gares seront peu voire pas desservies. L'offre vers la Côte est elle aussi réduite. La SNCB recommande aux voyageurs de vérifier les horaires de leur train via le planificateur de voyage sur l'app ou sur le site internet de la compagnie ferroviaire, qui tient compte des perturbations.

A la SNCB, les perturbations ont débuté dimanche à 22h00, et le trafic normal ne devrait reprendre que 24 heures plus tard. Un service minimum est prévu. Des actions sont également programmées en entreprises, tous secteurs confondus. Les représentants syndicaux pensent que la mobilisation sera grande. "Surtout dans des entreprises où l'on a continué à travailler pendant la crise. Parfois dans des circonstances difficiles. Les gens veulent voir cette flexibilité récompensée", commente William Van Erdeghem, de l'ACV/CSC Metea. Dans les secteurs du textile et du métal, quelque 400 sociétés seront touchées par des grèves.

La grève nationale a de fortes conséquences sur la circulation des transports publics en Flandre. Sur l'ensemble du réseau, environ trois véhicules sur 10 circulent en moyenne, indique lundi matin la société flamande de transport De Lijn. Les perturbations sont notamment les plus importantes dans la ville d'Anvers, où seul un véhicule sur 10 est en service.

Production à l'arrêt

La production devrait être complètement à l'arrêt dans certaines grosses entreprises comme Audi à Forest, Volvo Trucks à Gand, et Van Hool à Lierre. A Brucargo à Zaventem, où se concentrent de nombreuses entreprises de logistique ayant connu une belle croissance lors de la crise, les syndicats ont l'intention d'installer un barrage filtrant au rond-point proche de l'aéroport. Le porte-parole du PTB, Raoul Hedebouw, a notamment annoncé sa présence en matinée.

Les supermarchés devraient aussi être touchés. "La détermination est grande. Nous nous attendons à un faible taux d'occupation dans les grandes surfaces", explique Kristel Van Damme de l'ACV Puls (CNE).

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"Avec la volonté de respecter strictement les mesures sanitaires, les travailleurs répondront à leur manière à l'appel à la mobilisation: devant leur entreprise, en grève à la maison ou par des actions symboliques. Tous les secteurs privés sont concernés: les titres-services, le commerce, l'industrie, le transport et la logistique, le non-marchand, les soins de santé, les entreprises de travail adapté", explique la CSC dans un communiqué.

Les patrons ne sont évidemment pas ravis d'une telle mobilisation en pleine pandémie. "Faire grève aujourd'hui, un dommage économique tout à fait évitable, c'est un coup de poignard dans le dos", commente l'organisation patronale flamande Voka. Celle-ci souligne qu'une telle journée peut ruiner la réputation de notre pays sur la scène internationale. "Il ne faut pas sous-estimer le regard que vont porter les grandes entreprises internationales vers leurs sièges situés chez nous. Aucun pays en Europe ne se risque à une grève nationale en pleine crise du coronavirus "Mais la Belgique bien. Et cela nuit à l'image du pays plus que nous ne l'imaginons."

Faire grève ce lundi est "totalement insensé et particulièrement inopportun" (FEB)

La fédération des entreprises de Belgique (FEB) regrette "que les syndicats aient décidé d'entraver la difficile relance économique, de compromettre la compétitivité de notre économie et par conséquent de mettre à mal l'emploi", exprime-t-elle dans un communiqué lundi. "Convaincue" de ne pas être la seule à juger la journée d'actions nationale décrétée par la CCS et la FGTB "irresponsable", elle lance le #jetravailleaujourdhui.

La FEB dénonce l'absence des syndicats autour de la table des négociations ces dernières semaines. "Dans un pays qui reste l'un des plus prospères au monde, faire grève n'a jamais été une solution", estime Pieter Timmermans, CEO de la FEB. "La meilleure option consiste à se remettre autour de la table et à conclure un accord équilibré. Un accord qui, d'une part, protège la compétitivité de nos entreprises - et donc également l'emploi-, et d'autre part, octroie une augmentation salariale qui tient compte de la réalité socio-économique."

Faire grève ce lundi est "totalement insensé et particulièrement inopportun" (FEB)

La fédération des entreprises de Belgique (FEB) regrette "que les syndicats aient décidé d'entraver la difficile relance économique, de compromettre la compétitivité de notre économie et par conséquent de mettre à mal l'emploi", exprime-t-elle dans un communiqué lundi. "Convaincue" de ne pas être la seule à juger la journée d'actions nationale décrétée par la CCS et la FGTB "irresponsable", elle lance le #jetravailleaujourdhui.

La FEB dénonce l'absence des syndicats autour de la table des négociations ces dernières semaines. "Dans un pays qui reste l'un des plus prospères au monde, faire grève n'a jamais été une solution", estime Pieter Timmermans, CEO de la FEB. "La meilleure option consiste à se remettre autour de la table et à conclure un accord équilibré. Un accord qui, d'une part, protège la compétitivité de nos entreprises - et donc également l'emploi-, et d'autre part, octroie une augmentation salariale qui tient compte de la réalité socio-économique."

Faire grève ce lundi est "totalement insensé et particulièrement inopportun" (FEB)

La fédération des entreprises de Belgique (FEB) regrette "que les syndicats aient décidé d'entraver la difficile relance économique, de compromettre la compétitivité de notre économie et par conséquent de mettre à mal l'emploi", exprime-t-elle dans un communiqué lundi. "Convaincue" de ne pas être la seule à juger la journée d'actions nationale décrétée par la CCS et la FGTB "irresponsable", elle lance le #jetravailleaujourdhui.

La FEB dénonce l'absence des syndicats autour de la table des négociations ces dernières semaines. "Dans un pays qui reste l'un des plus prospères au monde, faire grève n'a jamais été une solution", estime Pieter Timmermans, CEO de la FEB. "La meilleure option consiste à se remettre autour de la table et à conclure un accord équilibré. Un accord qui, d'une part, protège la compétitivité de nos entreprises - et donc également l'emploi-, et d'autre part, octroie une augmentation salariale qui tient compte de la réalité socio-économique."

Celles-ci attendent des efforts de la part des secteurs qui ont pu sortir gagnants de la crise du coronavirus. Les syndicats constatent que les dividendes filent vers les actionnaires mais que rien n'est prévu pour les employés. Ils demandent aussi de revoir à la hausse le salaire minimum et des accords sur les fins de carrière. La CGSLB n'a pas appelé à participer à la grève générale, jugeant un tel mouvement prématuré "surtout dans l'état actuel de la crise sanitaire". Elle aussi estime insuffisante la marge salariale de 0,4%, mais privilégie "des actions alternatives de sensibilisation de la population pour convaincre les employeurs et le gouvernement". Ce sont avant tout les transports publics qui seront perturbés par les actions syndicales lundi. Un préavis de grève a été introduit à la SNCB, à la Stib, au TEC et chez De Lijn. Fortes perturbations à la Stib, ou une seule une ligne de métro circule sur le tronçon entre les stations Gare de l'Ouest et Montgomery. Les autres lignes de métro ne circuleront pas ce lundi, indique la Stib. Sept grandes lignes de tram sur 17 sont également en service (lignes 3, 4, 7, 8, 9, 82 et 92) ce lundi matin, tandis qu'un bus sur cinq circule (lignes 36, 46, 53, 58, 59, 65, 71, 87, 89, 95).Par contre, plus de la moitié des trains circulent sur le réseau ferroviaire. Le service de trains alternatif élaboré dans le cadre de la grève nationale fonctionne comme prévu, indique la SNCB lundi matin. La grève de 24 heures sur le rail, dans le cadre de l'action nationale menée par les syndicats CSC et FGTB, a débuté dimanche soir à 22h00. La SNCB a élaboré un service de trains alternatif basé sur le nombre de travailleurs qui ne participent pas à l'action afin de limiter l'impact sur les voyageurs. Deux trains IC sur trois roulent comme prévu dans ce service garanti (trains circulant entre les grandes villes), de même que deux trains S (offre suburbaine) sur trois et deux trains L sur trois. Par contre, la plupart des trains P (qui roulent exclusivement pendant les heures de pointe du matin et du soir) ne circuleront pas et quelques plus petites gares seront peu voire pas desservies. L'offre vers la Côte est elle aussi réduite. La SNCB recommande aux voyageurs de vérifier les horaires de leur train via le planificateur de voyage sur l'app ou sur le site internet de la compagnie ferroviaire, qui tient compte des perturbations. A la SNCB, les perturbations ont débuté dimanche à 22h00, et le trafic normal ne devrait reprendre que 24 heures plus tard. Un service minimum est prévu. Des actions sont également programmées en entreprises, tous secteurs confondus. Les représentants syndicaux pensent que la mobilisation sera grande. "Surtout dans des entreprises où l'on a continué à travailler pendant la crise. Parfois dans des circonstances difficiles. Les gens veulent voir cette flexibilité récompensée", commente William Van Erdeghem, de l'ACV/CSC Metea. Dans les secteurs du textile et du métal, quelque 400 sociétés seront touchées par des grèves. La grève nationale a de fortes conséquences sur la circulation des transports publics en Flandre. Sur l'ensemble du réseau, environ trois véhicules sur 10 circulent en moyenne, indique lundi matin la société flamande de transport De Lijn. Les perturbations sont notamment les plus importantes dans la ville d'Anvers, où seul un véhicule sur 10 est en service.La production devrait être complètement à l'arrêt dans certaines grosses entreprises comme Audi à Forest, Volvo Trucks à Gand, et Van Hool à Lierre. A Brucargo à Zaventem, où se concentrent de nombreuses entreprises de logistique ayant connu une belle croissance lors de la crise, les syndicats ont l'intention d'installer un barrage filtrant au rond-point proche de l'aéroport. Le porte-parole du PTB, Raoul Hedebouw, a notamment annoncé sa présence en matinée. Les supermarchés devraient aussi être touchés. "La détermination est grande. Nous nous attendons à un faible taux d'occupation dans les grandes surfaces", explique Kristel Van Damme de l'ACV Puls (CNE)."Avec la volonté de respecter strictement les mesures sanitaires, les travailleurs répondront à leur manière à l'appel à la mobilisation: devant leur entreprise, en grève à la maison ou par des actions symboliques. Tous les secteurs privés sont concernés: les titres-services, le commerce, l'industrie, le transport et la logistique, le non-marchand, les soins de santé, les entreprises de travail adapté", explique la CSC dans un communiqué. Les patrons ne sont évidemment pas ravis d'une telle mobilisation en pleine pandémie. "Faire grève aujourd'hui, un dommage économique tout à fait évitable, c'est un coup de poignard dans le dos", commente l'organisation patronale flamande Voka. Celle-ci souligne qu'une telle journée peut ruiner la réputation de notre pays sur la scène internationale. "Il ne faut pas sous-estimer le regard que vont porter les grandes entreprises internationales vers leurs sièges situés chez nous. Aucun pays en Europe ne se risque à une grève nationale en pleine crise du coronavirus "Mais la Belgique bien. Et cela nuit à l'image du pays plus que nous ne l'imaginons."Faire grève ce lundi est "totalement insensé et particulièrement inopportun" (FEB)La fédération des entreprises de Belgique (FEB) regrette "que les syndicats aient décidé d'entraver la difficile relance économique, de compromettre la compétitivité de notre économie et par conséquent de mettre à mal l'emploi", exprime-t-elle dans un communiqué lundi. "Convaincue" de ne pas être la seule à juger la journée d'actions nationale décrétée par la CCS et la FGTB "irresponsable", elle lance le #jetravailleaujourdhui.La FEB dénonce l'absence des syndicats autour de la table des négociations ces dernières semaines. "Dans un pays qui reste l'un des plus prospères au monde, faire grève n'a jamais été une solution", estime Pieter Timmermans, CEO de la FEB. "La meilleure option consiste à se remettre autour de la table et à conclure un accord équilibré. Un accord qui, d'une part, protège la compétitivité de nos entreprises - et donc également l'emploi-, et d'autre part, octroie une augmentation salariale qui tient compte de la réalité socio-économique."Faire grève ce lundi est "totalement insensé et particulièrement inopportun" (FEB)La fédération des entreprises de Belgique (FEB) regrette "que les syndicats aient décidé d'entraver la difficile relance économique, de compromettre la compétitivité de notre économie et par conséquent de mettre à mal l'emploi", exprime-t-elle dans un communiqué lundi. "Convaincue" de ne pas être la seule à juger la journée d'actions nationale décrétée par la CCS et la FGTB "irresponsable", elle lance le #jetravailleaujourdhui.La FEB dénonce l'absence des syndicats autour de la table des négociations ces dernières semaines. "Dans un pays qui reste l'un des plus prospères au monde, faire grève n'a jamais été une solution", estime Pieter Timmermans, CEO de la FEB. "La meilleure option consiste à se remettre autour de la table et à conclure un accord équilibré. Un accord qui, d'une part, protège la compétitivité de nos entreprises - et donc également l'emploi-, et d'autre part, octroie une augmentation salariale qui tient compte de la réalité socio-économique."La fédération des entreprises de Belgique (FEB) regrette "que les syndicats aient décidé d'entraver la difficile relance économique, de compromettre la compétitivité de notre économie et par conséquent de mettre à mal l'emploi", exprime-t-elle dans un communiqué lundi. "Convaincue" de ne pas être la seule à juger la journée d'actions nationale décrétée par la CCS et la FGTB "irresponsable", elle lance le #jetravailleaujourdhui.La FEB dénonce l'absence des syndicats autour de la table des négociations ces dernières semaines. "Dans un pays qui reste l'un des plus prospères au monde, faire grève n'a jamais été une solution", estime Pieter Timmermans, CEO de la FEB. "La meilleure option consiste à se remettre autour de la table et à conclure un accord équilibré. Un accord qui, d'une part, protège la compétitivité de nos entreprises - et donc également l'emploi-, et d'autre part, octroie une augmentation salariale qui tient compte de la réalité socio-économique."