"Face à l'urgence absolue de la situation des sans-papiers en grève de la faim et face au blocage de principe opposé par le secrétaire d'Etat (Sammy Madhi, NDLR), il revient au Premier ministre de prendre les choses directement en main. Un drame est imminent, nous ne pouvons tolérer que les solutions possibles de sortie de crise ne soient pas mises en oeuvre au plus vite", affirment ainsi Paul Magnette, le président du PS ainsi que Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane, co-présidents d'Ecolo, sur Twitter dans des messages postés vers 12h00. Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB, les a imités quelques minutes plus tard, partageant le même texte.

L'appel est similaire du côté des écologistes flamands. "La situation des grévistes de la faim et de la soif à Bruxelles s'aggrave. Les pourparlers sont au point mort. Compte tenu de la situation critique, @Groen demande au Premier @alexanderdecroo d'intervenir avant qu'il y ait des victimes", a écrit Meyrem Almaci, président de Groen, sur ce même réseau social, également à midi.

"@SammyMahdi a totalement le soutien du @MR_officiel dans son action. La confiance au #begov se doit d'être globale. Il respecte l'accord et travaille pour garantir l'indispensable humanité. C'est un drame humain mais la grève de la faim ne peut être un outil de négociation", a de son côté réagi Georges-Louis Bouchez, le président du MR, toujours sur Twitter.

Soutien également de la part de Joachim Coens, le président du CD&V. "Aidons les sans-papiers en grève de la faim avec les solutions qui existent: des zones neutres où chaque situation pourra être examinée individuellement", a-t-il estimé sur Twitter en faisant part de sa confiance dans l'approche de Sammy Mahdi: "humaine et responsable". "L'aide médicale est disponible; les dossiers peuvent être examinés individuellement. Arrêtez votre grève de la faim", a-t-il encore écrit.

Vendredi, l'Union des sans-papiers pour la régularisation (USPR) avait annoncé que certains sans-papiers qui occupent l'église du Béguinage à Bruxelles et des locaux de l'ULB et de la VUB avaient débuté une grève de la soif, après plus de 56 jours de grève de la faim, mettant en cause "l'absence de volonté politique de trouver une solution raisonnable et négociée".

La santé des grévistes de la faim se détériore - pas de solution collective...

La santé physique et mentale des grévistes de la faim à l'église du Béguinage et sur les campus de la VUB et de l'ULB se détériore, alerte dimanche Médecins du Monde. Il y a eu plusieurs tentatives de suicide ces derniers jours et les reins de certains grévistes commencent à lâcher. "Mais ils refusent d'abandonner tant qu'une solution globale n'a pas été trouvée", indique l'association.

"Personne ne veut un drame", a de son côté répété le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Sammy Mahdi.

Plus de 400 personnes sans-papiers ont entamé une grève de la faim le 23 mai pour obtenir une régularisation collective. Certains d'entre eux ont même débuté une grève de la soif.

"Ils étaient déjà affaiblis et leurs reins prennent un coup supplémentaire avec cette grève de la soif", explique Sarah Melsens de Médecins du Monde. "Certains d'entre eux ont dû être hospitalisés et un quadragénaire, qui a perdu 13 kilos, a dû être opéré du foie et des reins."

Leur santé mentale est également alarmante. Médecins du Monde fait état de plusieurs tentatives de suicide, dont certaines par avalement de lames de rasoir.

"Nous recevons des signaux indiquant que la pression de groupe sur certains sites est si élevée que cela m'inquiète certainement. Mais nous continuons à espérer que les gens voudront voir traiter leur dossier individuellement, car il n'y aura ni solution collective ni concessions pour les grévistes de la faim. Sinon, demain, il risque d'y avoir des grèves de la faim dans toutes les églises du pays", a de son côté répété M. Mahdi en rappelant la mise en place de zones neutres où les grévistes peuvent avoir un contact direct avec l'Office des étrangers.

Dans les heures et les jours à venir, son cabinet restera en contact avec les sans-papiers pour leur fournir les explications nécessaires sur le fonctionnement de ces zones neutres. Les porte-parole des sans-papiers ont été invités à venir y jeter un coup d'oeil, mais pour l'instant, ils n'ont pas encore accepté cette invitation, souligne enfin l'entourage du secrétaire d'Etat.

"Face à l'urgence absolue de la situation des sans-papiers en grève de la faim et face au blocage de principe opposé par le secrétaire d'Etat (Sammy Madhi, NDLR), il revient au Premier ministre de prendre les choses directement en main. Un drame est imminent, nous ne pouvons tolérer que les solutions possibles de sortie de crise ne soient pas mises en oeuvre au plus vite", affirment ainsi Paul Magnette, le président du PS ainsi que Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane, co-présidents d'Ecolo, sur Twitter dans des messages postés vers 12h00. Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB, les a imités quelques minutes plus tard, partageant le même texte. L'appel est similaire du côté des écologistes flamands. "La situation des grévistes de la faim et de la soif à Bruxelles s'aggrave. Les pourparlers sont au point mort. Compte tenu de la situation critique, @Groen demande au Premier @alexanderdecroo d'intervenir avant qu'il y ait des victimes", a écrit Meyrem Almaci, président de Groen, sur ce même réseau social, également à midi. "@SammyMahdi a totalement le soutien du @MR_officiel dans son action. La confiance au #begov se doit d'être globale. Il respecte l'accord et travaille pour garantir l'indispensable humanité. C'est un drame humain mais la grève de la faim ne peut être un outil de négociation", a de son côté réagi Georges-Louis Bouchez, le président du MR, toujours sur Twitter. Soutien également de la part de Joachim Coens, le président du CD&V. "Aidons les sans-papiers en grève de la faim avec les solutions qui existent: des zones neutres où chaque situation pourra être examinée individuellement", a-t-il estimé sur Twitter en faisant part de sa confiance dans l'approche de Sammy Mahdi: "humaine et responsable". "L'aide médicale est disponible; les dossiers peuvent être examinés individuellement. Arrêtez votre grève de la faim", a-t-il encore écrit. Vendredi, l'Union des sans-papiers pour la régularisation (USPR) avait annoncé que certains sans-papiers qui occupent l'église du Béguinage à Bruxelles et des locaux de l'ULB et de la VUB avaient débuté une grève de la soif, après plus de 56 jours de grève de la faim, mettant en cause "l'absence de volonté politique de trouver une solution raisonnable et négociée". La santé physique et mentale des grévistes de la faim à l'église du Béguinage et sur les campus de la VUB et de l'ULB se détériore, alerte dimanche Médecins du Monde. Il y a eu plusieurs tentatives de suicide ces derniers jours et les reins de certains grévistes commencent à lâcher. "Mais ils refusent d'abandonner tant qu'une solution globale n'a pas été trouvée", indique l'association."Personne ne veut un drame", a de son côté répété le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Sammy Mahdi. Plus de 400 personnes sans-papiers ont entamé une grève de la faim le 23 mai pour obtenir une régularisation collective. Certains d'entre eux ont même débuté une grève de la soif. "Ils étaient déjà affaiblis et leurs reins prennent un coup supplémentaire avec cette grève de la soif", explique Sarah Melsens de Médecins du Monde. "Certains d'entre eux ont dû être hospitalisés et un quadragénaire, qui a perdu 13 kilos, a dû être opéré du foie et des reins." Leur santé mentale est également alarmante. Médecins du Monde fait état de plusieurs tentatives de suicide, dont certaines par avalement de lames de rasoir. "Nous recevons des signaux indiquant que la pression de groupe sur certains sites est si élevée que cela m'inquiète certainement. Mais nous continuons à espérer que les gens voudront voir traiter leur dossier individuellement, car il n'y aura ni solution collective ni concessions pour les grévistes de la faim. Sinon, demain, il risque d'y avoir des grèves de la faim dans toutes les églises du pays", a de son côté répété M. Mahdi en rappelant la mise en place de zones neutres où les grévistes peuvent avoir un contact direct avec l'Office des étrangers. Dans les heures et les jours à venir, son cabinet restera en contact avec les sans-papiers pour leur fournir les explications nécessaires sur le fonctionnement de ces zones neutres. Les porte-parole des sans-papiers ont été invités à venir y jeter un coup d'oeil, mais pour l'instant, ils n'ont pas encore accepté cette invitation, souligne enfin l'entourage du secrétaire d'Etat.