S'il y a une province du pays qui regarde d'un air effaré le gouvernement De Croo, c'est bien celle de Liège. Journalistes et politologues constatent que la partie la plus ardente du pays est réduite à sa plus simple expression dans le casting de la Vivaldi: seule la secrétaire d'Etat écologiste Sarah Schlitz a l'honneur de repré...

S'il y a une province du pays qui regarde d'un air effaré le gouvernement De Croo, c'est bien celle de Liège. Journalistes et politologues constatent que la partie la plus ardente du pays est réduite à sa plus simple expression dans le casting de la Vivaldi: seule la secrétaire d'Etat écologiste Sarah Schlitz a l'honneur de représenter celle qui représente pourtant 1,1 millions d'habitants. La fierté traditionnelle des Liégeois en prend un nouveau coup.Le socialiste verviétois Claude Desama, jamais avare d'un coup de gueule, constate qu'il n'y a pas de socialistes liégeois dans le gouvernement fédéral et commente: "La énième gifle! Combien en faudra-t-il pour qu'ils analysent les raisons de cet ostracisme qui vient après tant d'autres? La succession des affaires et le particularisme principautaire en sont sans doute les principales." La province de Liège est en effet la mal-aimée du paysage politique francophone: elle aspire à un ministre-président wallon depuis des lunes et Jean-Claude Marcourt (PS) est passé plus d'une fois à côté de cette timbale pour ces raisons de querelles intestines et d'affaires préjudiciables, dont le scandale Publifin. Le fait que les présidents de partis soient tous du Hainaut (Magnette, Bouchez et Nollet) joue également un rôle. Dans cette galaxie, seul le ministre-président francophone Pierre-Yves Jeholet, de Herve, redore le blason.Comparativement à cela, la province de Namur occupe quatre ministères importants: deux vice-Premiers (Pierre-Yves Dermagne et Georges Gilkinet), un ministre (David Clarinval) et la présidence de la Chambre (Eliane Tilleux). Une défaite un à quatre, c'est un score sévère.