Une vingtaine de personnes ont en effet arrêtées judiciairement après les nouveaux incidents violents qui ont opposé durant la nuit de mercredi à jeudi quelque 400 manifestants aux forces de l'ordre déployées autour du dépôt de carburant du groupe Total situé à Feluy, selon le parquet de Charleroi.

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Ce dernier a indiqué qu'il fera preuve de fermeté en mettant ces dossiers à l'instruction et en requérant un mandat d'arrêt contre les personnes impliquées dans les violences et dont certaines sont déjà connues de la justice. Même son de cloche auprès du gouverneur Tommy Leclercq qui rappelle qu'un "périmètre de sécurité est établi autour de Feluy et les personnes qui s'en approcheront seront réellement interpellées.

"Protéger la raffinerie"

Si elles ont des motifs réels d'y pénétrer, elles pourront passer, sinon, elles seront invitées à faire demi-tour. Nous devons aussi protéger la raffinerie de Feluy qui est un site Seveso, surtout quand on sait qu'un camion-citerne a été incendié par les casseurs lundi soir."

Plusieurs camions ont également été pillés sans oublier les intimidations subies par les journalistes venus couvrir les événements. Tensions également à Wandre jeudi parès-midi quand un camionneur a tenté de forcer un barrage gardé par les "gilets jaunes" autour du dépôt pétrolier de Wandre en province de Liège.

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L'homme a été privé de liberté et déféré au parquet de Liège qui doit encore prendre attitude. La situation était en revanche nettement plus calme à Wierde, en région namuroise, où les livraisons de carburant étaient cependant toujours bloquées. Lancé en France le week-end dernier, le mouvement des "gilets jaunes" a essaimé en Wallonie, particulièrement dans le Hainaut, mais pas à Bruxelles ni en Flandre.

Il s'est traduit en Wallonie par le blocage régulier de dépôts pétroliers, au point de perturber l'approvisionnement des stations-service ou des particuliers qui se chauffent au mazout.

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