Les liaisons entre la politique et le football sont devenues 'banales', mais l'événément ici n'est pas anodin : Georges-Louis Bouchez, météorite de la politique belge devenu en quelques mois président de parti et missionnaire royal, prend la tête d'un club de football, lui qui est davantage fan de Formule Un. Le président du MR, chef de file de l'opposition à Mons, devient président du club de football des Francs Borains, en Division 1 Amateur. Il s'explique.

Vous voilà président d'un club en plus d'un parti. Mais le contexte n'est-il pas délicat avec le récent Footballgate?

Je suis très heureux de cette présidence. Les Francs Borains représentent quelque chose de fort d'important dans cette région du Borinage qui est la mienne : je suis né à Frameries, j'ai vécu dans la région, je suis autant du Borinage que de Mons. Et en 1985/86, l'année de ma naissance, les Francs Borains étaient en demi-finale de la Coupe de Belgique.

C'est précisément en raison de ce contexte difficile du football belge que je suis attentif à tout. J'arrive avec des gens à moi, des investisseurs et un conseiller sportif qui est un gars de la région, David Lasaracina, qui est aussi le manager de Radja Nainggolan.

C'est un proche de Mehdi Bayat, non?

Il a fait des transferts avec Bayat, mais il n'a jamais été auditionné dans le cadre du Football Gate. J'ai toutes mes garanties. Je suis d'autant plus heureux d'assumer cette présidence que les Francs Borains que, jusqu'ici, ce club avait toujours été entre les mains des socialistes, comme beaucoup de choses dans la région.

Vous vouliez fusionner le Royal Albert Quévy-Mons avec les Francs Borains, c'est oublié?

J'avais effectivement cette volonté, mais c'est trop tard. C'est suite à l'échec de cette fusion que j'ai décidé de prendre mes responsabilités.

Avec quelle ambition?

Politiquement, tout d'abord, c'est un beau coup. J'ajoute que Carlo Di Antonio (CDH), bourgmestre de Dour et créateur du Festival, sera mon vice-président. Le dialogue entre nous est permanent, je l'ai plus souvent au téléphone que son propre président de parti.

Sur le plan sportif, les Francs Borains sont en Di1 amateur, qui est une division de transition. C'est un échelon où il y a déjà des dépenses assez élevées, mais pas encore assez de recettes. Dans un horizon de cinq ans, je me donne pour ambition d'essayer d'arriver en D1 pro et, si ce n'est pas possible, de donner à ce club une ambition régionale, avec une grosse école des jeunes ?

Les liaisons entre la politique et le football sont devenues 'banales', mais l'événément ici n'est pas anodin : Georges-Louis Bouchez, météorite de la politique belge devenu en quelques mois président de parti et missionnaire royal, prend la tête d'un club de football, lui qui est davantage fan de Formule Un. Le président du MR, chef de file de l'opposition à Mons, devient président du club de football des Francs Borains, en Division 1 Amateur. Il s'explique.Vous voilà président d'un club en plus d'un parti. Mais le contexte n'est-il pas délicat avec le récent Footballgate?Je suis très heureux de cette présidence. Les Francs Borains représentent quelque chose de fort d'important dans cette région du Borinage qui est la mienne : je suis né à Frameries, j'ai vécu dans la région, je suis autant du Borinage que de Mons. Et en 1985/86, l'année de ma naissance, les Francs Borains étaient en demi-finale de la Coupe de Belgique.C'est précisément en raison de ce contexte difficile du football belge que je suis attentif à tout. J'arrive avec des gens à moi, des investisseurs et un conseiller sportif qui est un gars de la région, David Lasaracina, qui est aussi le manager de Radja Nainggolan.C'est un proche de Mehdi Bayat, non?Il a fait des transferts avec Bayat, mais il n'a jamais été auditionné dans le cadre du Football Gate. J'ai toutes mes garanties. Je suis d'autant plus heureux d'assumer cette présidence que les Francs Borains que, jusqu'ici, ce club avait toujours été entre les mains des socialistes, comme beaucoup de choses dans la région.Vous vouliez fusionner le Royal Albert Quévy-Mons avec les Francs Borains, c'est oublié?J'avais effectivement cette volonté, mais c'est trop tard. C'est suite à l'échec de cette fusion que j'ai décidé de prendre mes responsabilités.Avec quelle ambition?Politiquement, tout d'abord, c'est un beau coup. J'ajoute que Carlo Di Antonio (CDH), bourgmestre de Dour et créateur du Festival, sera mon vice-président. Le dialogue entre nous est permanent, je l'ai plus souvent au téléphone que son propre président de parti. Sur le plan sportif, les Francs Borains sont en Di1 amateur, qui est une division de transition. C'est un échelon où il y a déjà des dépenses assez élevées, mais pas encore assez de recettes. Dans un horizon de cinq ans, je me donne pour ambition d'essayer d'arriver en D1 pro et, si ce n'est pas possible, de donner à ce club une ambition régionale, avec une grosse école des jeunes ?