Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, s'inquiète de la situation dans un message public publié ce lundi. "Le nombre de contaminations au Covid-19 est dramatique: en Wallonie, à Bruxelles et, je le crains, également en Flandre dans les prochains jours, écrit-il. Nos hôpitaux sont pleins. Le personnel soignant souffre, s'essouffle et tombe malade. Cette période de l'année voit de surcroit d'autres maladies que le Covid-19 circuler également. La situation est sérieuse et critique. Cela deviendra dur, très dur. Soyons réalistes, sans doute jusqu'à l'été prochain. Mais si nous y trav...

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, s'inquiète de la situation dans un message public publié ce lundi. "Le nombre de contaminations au Covid-19 est dramatique: en Wallonie, à Bruxelles et, je le crains, également en Flandre dans les prochains jours, écrit-il. Nos hôpitaux sont pleins. Le personnel soignant souffre, s'essouffle et tombe malade. Cette période de l'année voit de surcroit d'autres maladies que le Covid-19 circuler également. La situation est sérieuse et critique. Cela deviendra dur, très dur. Soyons réalistes, sans doute jusqu'à l'été prochain. Mais si nous y travaillons tous ensemble et tirons tous dans le même sens, nous nous en sortirons."Il défend évidemment les mesures prises par les différents gouvernements au sein desquels les libéraux sont présents: "Nous ne prenons pas ces mesures pour le plaisir, dit-il. Elles sont difficiles pour tout le monde. Mais elles sont simplement essentielles. Pour la santé de nos parents et de nos grands-parents. Pour les malades et les plus faibles. Pour notre personnel médical et de soin qui de nouveau se retrouve en première ligne et dans le rouge."Mais il laisse aussi planer la menace d'un reconfinement plus important: "Ce sera cela ou un nouveau confinement. Qui veut encore voir des images de personnes en train d'étouffer ? De personnes qui meurent seules, loin de leur famille? Qui veut que les docteurs se retrouvent dans des situations où ils doivent prendre des décisions déchirantes? Qui veut une paralysie de nos vies familiales, sociales et économiques? Qui veut prendre ce risque-là? En porter la responsabilité?".Il ajoute, de façon forte: "Je veux être clair et franc: décider d'un nouveau confinement généralisé ne serait pas facile. Mais si nous devons en venir là, nous le ferons. Et soyez-en conscients: ce ne sera pas simple alors de décider rapidement de lever ce confinement et cet état d'urgence."Deux pays d'Europe ont déjà ris des décisions en ce sens: l'Espagne vient de décider d'une prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'en mai et la France jusqu'au 16 février.Vivra-t-on dans un état d'exception jusqu'à l'arrivée d'un vaccin?Le président du MR se veut ferme, aussi, au sujet du respect des règles: "Enfin, je m'adresse ici à tous les bourgmestres dans notre pays, qui sont responsables de la sécurité et du respect des règles dans leur commune ou dans leur ville. Il n'est pas acceptable qu'un certain nombre de citoyens foulent aux pieds les règles et les mesures prises. Celui qui ne respecte pas les règles doit être puni. Assez est assez! Il n'y a aucune excuse par rapport à la santé et au bien-être de nos parents, nos malades et nos hôpitaux et personnel de soin, ceux que nous devons à nouveau applaudir. Je tiens à affirmer mon soutien à celles et ceux qui depuis le début respectent les règles et font de leur mieux pour supporter une situation extrêmement difficile. Continuez vos efforts! Votre engagement est essentiel."