Georges-louis Bouchez, président du MR, n'en rate décidément pas une et semble gérer sa communication pour susciter en permanence le débat. Ou du moins, et c'est sans doute un effet consécutif à son omniprésence, on ne lui passe rien.
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Georges-louis Bouchez, président du MR, n'en rate décidément pas une et semble gérer sa communication pour susciter en permanence le débat. Ou du moins, et c'est sans doute un effet consécutif à son omniprésence, on ne lui passe rien. Dans une récente interview, il assume son amour de l'automobile et s'en prend à ce "petit monde"de politiques, de journalistes et autres qui définit la bonne façon de penser. Rajae Maouane, coprésidente d'Ecolo, s'étrangle: "50% des Bruxellois•e•s ne sont pas considérés comme de 'vrais gens'. Quel mépris. Et sinon opposer les gens les uns aux autres, quel super projet, changez rien les gars."Le message relayé par la coprésidente d'Ecolo est titré: "'Les vrais gens roulent en voiture' Georges-Louis Bouchez (2021)". Cette citation, le président libéral ne l'exprime pas textuellement. Mais son propos interpelle, en effet.Au départ, le numéro un libéral plaide pour des voitures partagées parce qu'une voiture "reste en général 20-22h devant la porte de la maison ou du bureau". "Mais la voiture est un symbole social et de liberté", l'interpelle son interlocuteur qui "n'a pas peur" de dire que la voiture indique un statut social et illustre son propos par la fréquentation du salon de l'auto ou le nombre de membres chez Touring. "Est-ce qu'on oublie que ce sont des électeurs?", le titille-t-il."Vous touchez un point qui est fondamental, c'est la différence entre les vrais gens et le 'petit monde', comme je l'appelle, réplique Bouchez. Le petit monde, c'est une poignée de politiques, quelques journalistes et un mainstream général, une tendance, une façon de penser qui est la bonne. Mais ils oublient, comme vous le dites très justement, des millions de personnes dans notre pays qui ne peuvent pas se passer de la voiture et surtout qui aiment aussi la voiture;"Le MR ajoute: "Investissons aussi dans des technologiqes pour que la voiture soit propre, ça c'est vrai, c'est un objectif partager par chacun, plutôt que de se dire 'abandonnons la voiture", ce n'est pas faisable, matériellement, pour beaucoup de gens. Et je n'ai pas peur de le dire, malgré que je sois politique, j'aime l'automobile. Et je n'ai pas envie d'un monde où il n'y a plus de voitures."Georges-Louis Bouchez n'a jamais caché sa passion pour la Formule Un, il est d'ailleurs assis sur un bolide pour l'interview. Ses partisans dénonçent des "propos sortis de leur contexte" ou "une tempête dans un verre d'eau".Cet échange avec Ecolo s'enracine sur des débats homériques sur la mobilité entre le MR et Ecolo, singulièrement à Bruxelles, où le libéraus sont dans l'opposition. Certains s'inquiétent aussi de cette expression "populiste" dénonçant ce "petit monde".