Selon le communiqué, le Roi a constaté que "les discussions entre partis n'ont pas encore permis de former une coalition soutenue par une majorité parlementaire".

Le vice-premier ministre CD&V est envoyé au charbon sans se voir confier de titre particulier, que ce soit informateur voire préformateur comme certains médias l'ont évoqué.

"Je suis chargé d'une mission royale. Je n'ai pas de nom", a-t-il dit à sa sortie du Palais royal. Et de répondre à une journaliste qui voulait savoir comment il fallait l'appeler: "Je m'appelle Koen Geens".

Le chargé de mission travaillera sur la base du rapport des informateurs Georges-Louis-Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V). A l'entendre, il n'est toujours pas question d'abandonner la piste d'une coalition associant le PS et la N-VA. "J'aurai des contacts privilégiés avec les deux grands partis, comme avec les autres, et comme je l'ai déjà dit, je ne change pas si facilement d'idée", a-t-il dit.

Or, le démocrate-chrétien a répété plusieurs fois qu'il fallait une coalition avec une majorité en Flandre, c'est-à-dire impliquant la N-VA.

© BELGA IMAGE

Le président du PS, Paul Magnette, a pourtant fait savoir sans détour lundi qu'après de très nombreuses réunions sous la houlette des informateurs, la preuve était faite que les socialistes francophones et les nationalistes flamands n'étaient pas conciliables. Vendredi soir, on répétait le même message dans les rangs socialistes où l'on se disait "très content de passer enfin à autre chose que PS/N-VA".

"On sait depuis longtemps que cette piste est morte. Les deux informateurs l'ont suffisamment essayée, il est temps de passer à autre chose. C'est un signal positif", ajoutait-on.

Cette mission sans nom est-elle le premier pas vers un poste de Premier ministre pour M. Geens? "A cet instant, c'est une question absolument subsidiaire. Si vous pensez que je suis quelqu'un qui accepte cette mission avec une telle ambition, vous vous trompez", a-t-il assuré.

Georges-Louis Bouchez intarissable sur Twitter

L'ex-informateur Georges-Louis Bouchez se montrait vendredi soir intarissable sur Twitter aussitôt déchargé, avec le président du CD&V Joachim Coens, de sa mission par le Roi Philippe.

Piqué au vif par certains journalistes qui soulignaient sa sortie de charge avant terme, il répliquait en énonçant notamment: "quand il y a un chemin, inutile d'attendre avant de l'emprunter..."

M. Bouchez s'amusait également d'un tweet demandant qui du chef de l'État ou du président du MR serait le plus rapide pour annoncer la suite des opérations. Entre-temps, certains médias indiquaient, bonne source à l'appui, que le ministre Koen Geens serait désigné préformateur. Le communiqué du Palais s'est finalement contenté d'indiquer que M. Geens prendrait "les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice". Pas de titre, donc.

Après le communiqué du Palais, les tweets de Georges-Louis Bouchez continuaient de pleuvoir. Le président du MR voyait dans la mission donnée à Koen Geens non celle d'un informateur mais d'un "préformateur sans le dire...", le bouillant chef de file libéral estimant que "le CD&V doit régler son dilemme".

Depuis plusieurs semaines, deux pistes sont ouvertes. Soit la coalition Vivaldi, associant les socialistes, les écologistes, les libéraux et le CD&V. Elle a la préférence des socialistes et libéraux francophones, pour des motifs différents: pour les premiers, elle exclut la N-VA et, pour les seconds, elle maintient l'unité de la famille libérale tout en évitant des avancées institutionnelles qu'ils refusent catégoriquement. Soit une autre forme de coalition avec la N-VA, dite "Diable rouge" dans les médias flamands. Elle associerait les socialistes, la N-VA, le CD&V et le MR et disposerait d'une majorité du côté flamand. L'Open Vld, "troisième parti de droite en trop", n'en serait pas et la formule impliquerait sans doute des avancées institutionnelles en échange d'une position plus conciliante de la N-VA dans d'autres domaines.

Selon le communiqué, le Roi a constaté que "les discussions entre partis n'ont pas encore permis de former une coalition soutenue par une majorité parlementaire". Le vice-premier ministre CD&V est envoyé au charbon sans se voir confier de titre particulier, que ce soit informateur voire préformateur comme certains médias l'ont évoqué. "Je suis chargé d'une mission royale. Je n'ai pas de nom", a-t-il dit à sa sortie du Palais royal. Et de répondre à une journaliste qui voulait savoir comment il fallait l'appeler: "Je m'appelle Koen Geens". Le chargé de mission travaillera sur la base du rapport des informateurs Georges-Louis-Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V). A l'entendre, il n'est toujours pas question d'abandonner la piste d'une coalition associant le PS et la N-VA. "J'aurai des contacts privilégiés avec les deux grands partis, comme avec les autres, et comme je l'ai déjà dit, je ne change pas si facilement d'idée", a-t-il dit. Or, le démocrate-chrétien a répété plusieurs fois qu'il fallait une coalition avec une majorité en Flandre, c'est-à-dire impliquant la N-VA. Le président du PS, Paul Magnette, a pourtant fait savoir sans détour lundi qu'après de très nombreuses réunions sous la houlette des informateurs, la preuve était faite que les socialistes francophones et les nationalistes flamands n'étaient pas conciliables. Vendredi soir, on répétait le même message dans les rangs socialistes où l'on se disait "très content de passer enfin à autre chose que PS/N-VA". "On sait depuis longtemps que cette piste est morte. Les deux informateurs l'ont suffisamment essayée, il est temps de passer à autre chose. C'est un signal positif", ajoutait-on. Cette mission sans nom est-elle le premier pas vers un poste de Premier ministre pour M. Geens? "A cet instant, c'est une question absolument subsidiaire. Si vous pensez que je suis quelqu'un qui accepte cette mission avec une telle ambition, vous vous trompez", a-t-il assuré.L'ex-informateur Georges-Louis Bouchez se montrait vendredi soir intarissable sur Twitter aussitôt déchargé, avec le président du CD&V Joachim Coens, de sa mission par le Roi Philippe.Piqué au vif par certains journalistes qui soulignaient sa sortie de charge avant terme, il répliquait en énonçant notamment: "quand il y a un chemin, inutile d'attendre avant de l'emprunter..." M. Bouchez s'amusait également d'un tweet demandant qui du chef de l'État ou du président du MR serait le plus rapide pour annoncer la suite des opérations. Entre-temps, certains médias indiquaient, bonne source à l'appui, que le ministre Koen Geens serait désigné préformateur. Le communiqué du Palais s'est finalement contenté d'indiquer que M. Geens prendrait "les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice". Pas de titre, donc. Après le communiqué du Palais, les tweets de Georges-Louis Bouchez continuaient de pleuvoir. Le président du MR voyait dans la mission donnée à Koen Geens non celle d'un informateur mais d'un "préformateur sans le dire...", le bouillant chef de file libéral estimant que "le CD&V doit régler son dilemme". Depuis plusieurs semaines, deux pistes sont ouvertes. Soit la coalition Vivaldi, associant les socialistes, les écologistes, les libéraux et le CD&V. Elle a la préférence des socialistes et libéraux francophones, pour des motifs différents: pour les premiers, elle exclut la N-VA et, pour les seconds, elle maintient l'unité de la famille libérale tout en évitant des avancées institutionnelles qu'ils refusent catégoriquement. Soit une autre forme de coalition avec la N-VA, dite "Diable rouge" dans les médias flamands. Elle associerait les socialistes, la N-VA, le CD&V et le MR et disposerait d'une majorité du côté flamand. L'Open Vld, "troisième parti de droite en trop", n'en serait pas et la formule impliquerait sans doute des avancées institutionnelles en échange d'une position plus conciliante de la N-VA dans d'autres domaines.