La commission de l'Intérieur a tenu une série d'auditions sur ce thème à la suite du dépôt d'une proposition de loi du Vlaams Belang qui vise cette fusion des six zones dans la capitale.

D'un point de vue pratique, ce n'est pas une proposition de loi qui permettra de réaliser cette opération. Celle-ci implique d'associer les bourgmestres bruxellois et les chefs de zone, estime M. De Crem. Le ministre juge d'ailleurs positivement l'idée de réaliser une étude exhaustive sur la question.

En 1998, la réforme des polices a entraîné à Bruxelles l'intégration des 19 polices locales dans six zones qui ont toutes un chef de corps et un conseil de police.

"Ces six zones sont une étape intermédiaire", a souligné M. De Crem qui traduit de la sorte une opinion largement partagée au nord du pays et décriée, au moins officiellement, par une grande partie des responsables politiques bruxellois.

L'échange de vues de mercredi a reflété ce clivage. Partout dans le pays, la tendance est à l'augmentation de "l'échelle" des polices, à Bruxelles comme ailleurs, a assuré M. De Crem en épinglant plusieurs problèmes comme l'existence de 6 dispatchings de police dans la capitale.

Des villes plus grandes que Bruxelles, comme Londres ou Paris, ont une police métropolitaine qui n'exclut pas un travail de proximité, a-t-il ajouté. Dans le schéma d'une fusion, les 19 communes retrouveraient d'ailleurs un rôle accru dans ce domaine.

La semaine passée, le président de la conférence des bourgmestres bruxellois, Charles Picqué (PS), a combattu cette idée. Il a notamment cité les bons résultats de la police dans la capitale, par exemple la baisse sensible de la criminalité alors que la population augmente.

Une étude menée auprès des bourgmestres et chefs de corps bruxellois a également battu en brèche l'idée d'une fusion. "Les études sont là. Encore des études? Mais jusqu'à quand? Jusqu'à ce qu'elles confortent les thèses du Vlaams Belang", a demandé le député et ex-bourgmestre de Koekelberg, Philippe Pivin (MR).

Idem pour le cdH où l'on s'inquiète de la façon dont, au nord du pays, on estimerait devoir gérer Bruxelles sans se soucier des Bruxellois. "La ville qui suscite aujourd'hui l'inquiétude en termes de sécurité, c'est Anvers", a fait remarquer Georges Dallemagne.

Le ton est différent chez les écologistes, qui forment un groupe commun avec Groen. Certaines compétences pourraient être placées au niveau régional, estiment-ils. A leurs yeux, il faut sortir d'une "vision binaire et communautaire". "Nous sommes demandeurs d'avancer dans ce dossier, avec un objectif premier: le service au citoyen", a expliqué Gilles Vanden Burre.

La commission de l'Intérieur a tenu une série d'auditions sur ce thème à la suite du dépôt d'une proposition de loi du Vlaams Belang qui vise cette fusion des six zones dans la capitale. D'un point de vue pratique, ce n'est pas une proposition de loi qui permettra de réaliser cette opération. Celle-ci implique d'associer les bourgmestres bruxellois et les chefs de zone, estime M. De Crem. Le ministre juge d'ailleurs positivement l'idée de réaliser une étude exhaustive sur la question. En 1998, la réforme des polices a entraîné à Bruxelles l'intégration des 19 polices locales dans six zones qui ont toutes un chef de corps et un conseil de police. "Ces six zones sont une étape intermédiaire", a souligné M. De Crem qui traduit de la sorte une opinion largement partagée au nord du pays et décriée, au moins officiellement, par une grande partie des responsables politiques bruxellois. L'échange de vues de mercredi a reflété ce clivage. Partout dans le pays, la tendance est à l'augmentation de "l'échelle" des polices, à Bruxelles comme ailleurs, a assuré M. De Crem en épinglant plusieurs problèmes comme l'existence de 6 dispatchings de police dans la capitale. Des villes plus grandes que Bruxelles, comme Londres ou Paris, ont une police métropolitaine qui n'exclut pas un travail de proximité, a-t-il ajouté. Dans le schéma d'une fusion, les 19 communes retrouveraient d'ailleurs un rôle accru dans ce domaine. La semaine passée, le président de la conférence des bourgmestres bruxellois, Charles Picqué (PS), a combattu cette idée. Il a notamment cité les bons résultats de la police dans la capitale, par exemple la baisse sensible de la criminalité alors que la population augmente. Une étude menée auprès des bourgmestres et chefs de corps bruxellois a également battu en brèche l'idée d'une fusion. "Les études sont là. Encore des études? Mais jusqu'à quand? Jusqu'à ce qu'elles confortent les thèses du Vlaams Belang", a demandé le député et ex-bourgmestre de Koekelberg, Philippe Pivin (MR). Idem pour le cdH où l'on s'inquiète de la façon dont, au nord du pays, on estimerait devoir gérer Bruxelles sans se soucier des Bruxellois. "La ville qui suscite aujourd'hui l'inquiétude en termes de sécurité, c'est Anvers", a fait remarquer Georges Dallemagne. Le ton est différent chez les écologistes, qui forment un groupe commun avec Groen. Certaines compétences pourraient être placées au niveau régional, estiment-ils. A leurs yeux, il faut sortir d'une "vision binaire et communautaire". "Nous sommes demandeurs d'avancer dans ce dossier, avec un objectif premier: le service au citoyen", a expliqué Gilles Vanden Burre.