Le 15 mars 2016, ils avaient tiré sur des policiers belges et français qui s'apprêtaient à perquisitionner la planque où ils se trouvaient, rue du Dries à Forest.

>>> Lire aussi: Arrestation Abdeslam: la violence de la fusillade rue du Dries (vidéo)

Salah Abdeslam était alors recherché depuis des mois pour son rôle dans les attentats de Paris de novembre 2015.

Le procès qui doit s'ouvrir lundi pourrait cependant encore faire l'objet d'un report. En effet, l'association V-Europe, qui regroupe entre autres des victimes des attentats de Bruxelles en mars 2016, se constituera partie civile. Les autres parties, notamment la défense, pourraient donc demander d'obtenir un nouveau délai pour prendre connaissance des conclusions de V-Europe et y répondre.

Salle du procès, Reuters
Salle du procès © Reuters

Ce procès a déjà fait l'objet d'un report en décembre dernier, afin de permettre à l'avocat de Salah Abdeslam, Me Sven Mary, qui venait d'être consulté, d'avoir le temps de prendre connaissance du dossier. Me Sven Mary avait déjà assuré la défense de Salah Abdeslam pendant un peu moins de sept mois en 2016, peu après l'arrestation de celui-ci à Molenbeek-Saint-Jean, avant de renoncer à le défendre, dès octobre 2016, tout comme l'avocat français du suspect, Me Frank Berton.

Le 15 mars 2016, des policiers belges et français avaient entrepris de perquisitionner une habitation de la rue du Dries à Forest, dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris. Dès leur arrivée, ils avaient essuyé des tirs de la part des occupants de l'appartement, alors qu'ils pensaient le lieu inoccupé. Au cours de la fusillade, plusieurs policiers avaient été blessés et un des occupants de l'appartement, Mohamed Belkaid, avait été tué par les forces d'intervention.

Capture d'écran VTM
© Capture d'écran VTM

Les deux autres occupants, Salah Abdeslam et Soufien Ayari, étaient parvenus à s'échapper. Ils avaient été arrêtés très rapidement ensuite, le 18 mars 2016, rue des Quatre Vents à Molenbeek-Saint-Jean. Quatre jours plus tard, le 22 mars 2016, d'autres membres de cette cellule terroriste, les frères El Bakraoui et Najim Laachraoui, avaient commis des attentats à Bruxelles, dans le métro et à l'aéroport, faisant 32 morts et des centaines de blessés.

Selon l'enquête, Salah Abdeslam, âgé de 28 ans, avait fait partie des commandos terroristes à Paris le 13 novembre 2015. Il devait se faire exploser au Stade de France, dans l'arrondissement de Saint-Denis, mais il ne l'a pas fait ou ne l'a pas pu. Il était ensuite revenu le lendemain à Bruxelles, après quoi les policiers avaient perdu sa trace, jusqu'au jour de la fusillade rue du Dries.

Belga Image
© Belga Image

Concernant Sofien Ayari, un Tunisien de 24 ans, l'enquête a montré qu'il avait été contrôlé en Allemagne, en octobre 2015, avec Salah Abdeslam, peut-être après avoir voyagé en Syrie. Sofien Ayari aurait aussi été en contact avec Ossama Krayem, un autre individu soupçonné d'avoir joué un rôle de coordination et de préparation dans les attentats de Paris et de Bruxelles. Ce dernier avait lui-même admis lors de son interrogatoire à la police belge qu'il avait eu pour mission de trouver "des coffres-forts suffisamment grands pour stocker des armes, des explosifs ou de l'argent".

Quant à Mohamed Belkaid, le suspect décédé lors de la fusillade rue du Dries, il était connu sous le pseudonyme de Samir Bouzid. Cet Algérien âgé de 36 ans était également soupçonné d'avoir joué un rôle de coordination et de préparation dans les attentats de Paris du 13 novembre 2015.

Il ressort de l'enquête qu'il était aussi en contact étroit avec les kamikazes de Paris. C'est vers son numéro de GSM belge que ces terroristes avaient envoyé un SMS disant: "On est parti, on commence".

Des mesures particulières mises en place au palais de justice

Le procès entrainera la mise en place de mesures de sécurité particulières au palais de justice de Bruxelles. Les parkings jouxtant le palais seront notamment rendus inaccessibles et la rue de Wynants sera fermée, a appris l'agence Belga de sources judiciaires. Le procès qui s'ouvrira lundi matin devant la 90e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles fera l'objet d'importantes mesures de sécurité.

Reuters
© Reuters

Pour cette première comparution depuis les attentats de Paris de Salah Abdeslam, qui sera transféré depuis la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), à une centaine de kilomètres de Bruxelles, la rue de Wynants, située derrière le palais de justice, sera fermée à la circulation. Les parkings jouxtant l'édifice seront également inaccessibles. A l'entrée du bâtiment, qui se fera uniquement via la place Poelaert, outre le public et les très nombreux journalistes accrédités, les avocats, interprètes, magistrats et le personnel judiciaire seront exceptionnellement obligés de se soumettre à un contrôle par détecteur de métal. Les magistrats et le personnel pourront néanmoins faire usage d'un accès via la cour d'assises. L'entrée au palais sera également précédée d'un contrôle visuel par la police dans la cour d'honneur.

Luc Hennart, président du tribunal de première instance de Bruxelles, Reuters
Luc Hennart, président du tribunal de première instance de Bruxelles © Reuters
Le 15 mars 2016, ils avaient tiré sur des policiers belges et français qui s'apprêtaient à perquisitionner la planque où ils se trouvaient, rue du Dries à Forest. >>> Lire aussi: Arrestation Abdeslam: la violence de la fusillade rue du Dries (vidéo)Salah Abdeslam était alors recherché depuis des mois pour son rôle dans les attentats de Paris de novembre 2015.Le procès qui doit s'ouvrir lundi pourrait cependant encore faire l'objet d'un report. En effet, l'association V-Europe, qui regroupe entre autres des victimes des attentats de Bruxelles en mars 2016, se constituera partie civile. Les autres parties, notamment la défense, pourraient donc demander d'obtenir un nouveau délai pour prendre connaissance des conclusions de V-Europe et y répondre.Ce procès a déjà fait l'objet d'un report en décembre dernier, afin de permettre à l'avocat de Salah Abdeslam, Me Sven Mary, qui venait d'être consulté, d'avoir le temps de prendre connaissance du dossier. Me Sven Mary avait déjà assuré la défense de Salah Abdeslam pendant un peu moins de sept mois en 2016, peu après l'arrestation de celui-ci à Molenbeek-Saint-Jean, avant de renoncer à le défendre, dès octobre 2016, tout comme l'avocat français du suspect, Me Frank Berton. Le 15 mars 2016, des policiers belges et français avaient entrepris de perquisitionner une habitation de la rue du Dries à Forest, dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris. Dès leur arrivée, ils avaient essuyé des tirs de la part des occupants de l'appartement, alors qu'ils pensaient le lieu inoccupé. Au cours de la fusillade, plusieurs policiers avaient été blessés et un des occupants de l'appartement, Mohamed Belkaid, avait été tué par les forces d'intervention. Les deux autres occupants, Salah Abdeslam et Soufien Ayari, étaient parvenus à s'échapper. Ils avaient été arrêtés très rapidement ensuite, le 18 mars 2016, rue des Quatre Vents à Molenbeek-Saint-Jean. Quatre jours plus tard, le 22 mars 2016, d'autres membres de cette cellule terroriste, les frères El Bakraoui et Najim Laachraoui, avaient commis des attentats à Bruxelles, dans le métro et à l'aéroport, faisant 32 morts et des centaines de blessés.Selon l'enquête, Salah Abdeslam, âgé de 28 ans, avait fait partie des commandos terroristes à Paris le 13 novembre 2015. Il devait se faire exploser au Stade de France, dans l'arrondissement de Saint-Denis, mais il ne l'a pas fait ou ne l'a pas pu. Il était ensuite revenu le lendemain à Bruxelles, après quoi les policiers avaient perdu sa trace, jusqu'au jour de la fusillade rue du Dries. Concernant Sofien Ayari, un Tunisien de 24 ans, l'enquête a montré qu'il avait été contrôlé en Allemagne, en octobre 2015, avec Salah Abdeslam, peut-être après avoir voyagé en Syrie. Sofien Ayari aurait aussi été en contact avec Ossama Krayem, un autre individu soupçonné d'avoir joué un rôle de coordination et de préparation dans les attentats de Paris et de Bruxelles. Ce dernier avait lui-même admis lors de son interrogatoire à la police belge qu'il avait eu pour mission de trouver "des coffres-forts suffisamment grands pour stocker des armes, des explosifs ou de l'argent".Quant à Mohamed Belkaid, le suspect décédé lors de la fusillade rue du Dries, il était connu sous le pseudonyme de Samir Bouzid. Cet Algérien âgé de 36 ans était également soupçonné d'avoir joué un rôle de coordination et de préparation dans les attentats de Paris du 13 novembre 2015. Il ressort de l'enquête qu'il était aussi en contact étroit avec les kamikazes de Paris. C'est vers son numéro de GSM belge que ces terroristes avaient envoyé un SMS disant: "On est parti, on commence". Des mesures particulières mises en place au palais de justiceLe procès entrainera la mise en place de mesures de sécurité particulières au palais de justice de Bruxelles. Les parkings jouxtant le palais seront notamment rendus inaccessibles et la rue de Wynants sera fermée, a appris l'agence Belga de sources judiciaires. Le procès qui s'ouvrira lundi matin devant la 90e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles fera l'objet d'importantes mesures de sécurité. Pour cette première comparution depuis les attentats de Paris de Salah Abdeslam, qui sera transféré depuis la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), à une centaine de kilomètres de Bruxelles, la rue de Wynants, située derrière le palais de justice, sera fermée à la circulation. Les parkings jouxtant l'édifice seront également inaccessibles. A l'entrée du bâtiment, qui se fera uniquement via la place Poelaert, outre le public et les très nombreux journalistes accrédités, les avocats, interprètes, magistrats et le personnel judiciaire seront exceptionnellement obligés de se soumettre à un contrôle par détecteur de métal. Les magistrats et le personnel pourront néanmoins faire usage d'un accès via la cour d'assises. L'entrée au palais sera également précédée d'un contrôle visuel par la police dans la cour d'honneur.