L'incertitude a plané tout au long de la journée sur son état de santé. Le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem, a lui-même annoncé le décès de l'agent en milieu de matinée, dans un tweet qu'il a ensuite effacé. Le parquet de Liège parlait, un peu plus tard, de mort cérébrale.

"Notre collègue est sorti de la salle d'opération. Il est aux soins intensifs. Son pronostic vital est toujours engagé", a précisé pour sa part le service de presse de la police de Liège, lundi après-midi.

Le deuxième policier, en état de choc, a dû également recevoir des soins à l'hôpital.

L'agresseur, un Belge né en 1986, était connu de la justice pour "des délits mineurs", condamné notamment en 2010 pour trafic de stupéfiants, a précisé à l'AFP une porte-parole du parquet de Liège, Catherine Collignon.

"Il n'avait a priori pas le profil d'un membre du grand banditisme et de quelqu'un de violent", a-t-elle déclaré.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le suspect était au volant d'une voiture à l'arrêt dans une rue de Liège, et la police avait été appelée par un riverain se plaignant d'un stationnement gênant.

C'est au moment où une patrouille de deux policiers a voulu le contrôler que l'automobiliste a tiré un coup de feu en direction de la tête d'un des agents.

Son collègue, en retrait, a riposté et blessé mortellement l'agresseur. Ce dernier "est décédé assez rapidement sur place", a précisé une porte-parole de la police de Liège.