Environ 300 personnes, dont plusieurs personnalités du monde politique, se sont rassemblées pour rendre un dernier hommage à celui qui fut l'artisan de la victoire des écologistes aux élections de 1999.

La cérémonie d'adieu à Jacky Morael s'est ouverte avec des discours de proches. Son fils, Tom, 18 ans, a ému l'assemblée avant qu'un ami du défunt n'évoque la ressemblance du jeune homme avec son papa.

Plusieurs membres de sa famille politique, Ecolo, ont ensuite pris la parole pour décrire l'ami et l'homme politique qu'ils ont perdu.

L'ancien ministre wallon des transports, José Daras, a d'abord rappelé comment, en tant que professeur de géographie à l'Athénée de Vottem, il avait croisé la route de Jacky Morael, son élève à l'époque. José Daras a ensuite évoqué la naissance d'une "complicité totale" entre les deux écologistes, Jacky Morael devenant son assistant parlementaire au début des années 80. "Je ne serais pas le même homme si je ne t'avais pas fréquenté pendant 40 ans", a avoué José Daras.

Au niveau politique, les différents témoignages au cours de la cérémonie abondent dans le même sens. Ses anciens collègues, ses adversaires et ses héritiers, tous reconnaissent que Jacky Morael a sorti l'écologie politique de la marginalité et, grâce à un sens politique aiguisé, a permis à son parti de remporter son premier grand succès lors des élections de 1999.

En guise d'hommage, Isabelle Durant, devenue vice-premier ministre dans le gouvernement Verhofstadt I suite au succès d'Ecolo en 1999, mais aussi aux dissensions internes au parti qui avaient empêché Jacky Morael d'accéder à un poste de ministre fédéral, a qualifié son ancien compagnon de route chez les Verts de "Michel Audiard de l'écologie". Elle a également ajouté que "Jacky Morael avait fait reconnaître le parti Ecolo sur la scène politique belge".

Jean-Michel Javaux, bourgmestre d'Amay et ancien coprésident d'Ecolo, a exprimé toute sa gratitude à son "père spirituel" en politique. "Tu m'as beaucoup appris, tu m'a permis de rencontrer tes amis et tes compagnons de lutte", a-t-il déclaré. "Merci pour nos enfants, merci pour la planète!"

Aux côtés d'autres écologistes, comme Olivier Deleuze ou Zakia Khattabi, il y avait également dans la salle des figures emblématiques d'autres formations politiques, notamment l'ancienne présidente du cdH, Joëlle Milquet, et l'actuel ministre des affaires étrangères, Didier Reynders (MR). Ce dernier n'a pas caché les liens d'amitié qu'il entretenait avec Jacky Morael.

"J'aurais tant voulu que nous ayons l'occasion de travailler ensemble dans un gouvernement", a-t-il concédé lors de sa prise de parole. "J'aurais également voulu être plus proche dans les moments difficiles." Didier Reynders faisait notamment allusion au décès de Laurie, la fille de Jacky Morael, en 1999, victime une méningite foudroyante à l'âge de 15 ans. Lors de cette cérémonie d'hommage, plusieurs intervenants ont d'ailleurs souligné le courage dont avait fait preuve l'ancien fer de lance des Verts face à ce drame.

L'inhumation des cendres du corps de celui qui avait reçu le titre de ministre d'Etat en 2002 s'est ensuite déroulée dans la plus stricte intimité.

Environ 300 personnes, dont plusieurs personnalités du monde politique, se sont rassemblées pour rendre un dernier hommage à celui qui fut l'artisan de la victoire des écologistes aux élections de 1999.La cérémonie d'adieu à Jacky Morael s'est ouverte avec des discours de proches. Son fils, Tom, 18 ans, a ému l'assemblée avant qu'un ami du défunt n'évoque la ressemblance du jeune homme avec son papa. Plusieurs membres de sa famille politique, Ecolo, ont ensuite pris la parole pour décrire l'ami et l'homme politique qu'ils ont perdu. L'ancien ministre wallon des transports, José Daras, a d'abord rappelé comment, en tant que professeur de géographie à l'Athénée de Vottem, il avait croisé la route de Jacky Morael, son élève à l'époque. José Daras a ensuite évoqué la naissance d'une "complicité totale" entre les deux écologistes, Jacky Morael devenant son assistant parlementaire au début des années 80. "Je ne serais pas le même homme si je ne t'avais pas fréquenté pendant 40 ans", a avoué José Daras. Au niveau politique, les différents témoignages au cours de la cérémonie abondent dans le même sens. Ses anciens collègues, ses adversaires et ses héritiers, tous reconnaissent que Jacky Morael a sorti l'écologie politique de la marginalité et, grâce à un sens politique aiguisé, a permis à son parti de remporter son premier grand succès lors des élections de 1999. En guise d'hommage, Isabelle Durant, devenue vice-premier ministre dans le gouvernement Verhofstadt I suite au succès d'Ecolo en 1999, mais aussi aux dissensions internes au parti qui avaient empêché Jacky Morael d'accéder à un poste de ministre fédéral, a qualifié son ancien compagnon de route chez les Verts de "Michel Audiard de l'écologie". Elle a également ajouté que "Jacky Morael avait fait reconnaître le parti Ecolo sur la scène politique belge". Jean-Michel Javaux, bourgmestre d'Amay et ancien coprésident d'Ecolo, a exprimé toute sa gratitude à son "père spirituel" en politique. "Tu m'as beaucoup appris, tu m'a permis de rencontrer tes amis et tes compagnons de lutte", a-t-il déclaré. "Merci pour nos enfants, merci pour la planète!" Aux côtés d'autres écologistes, comme Olivier Deleuze ou Zakia Khattabi, il y avait également dans la salle des figures emblématiques d'autres formations politiques, notamment l'ancienne présidente du cdH, Joëlle Milquet, et l'actuel ministre des affaires étrangères, Didier Reynders (MR). Ce dernier n'a pas caché les liens d'amitié qu'il entretenait avec Jacky Morael. "J'aurais tant voulu que nous ayons l'occasion de travailler ensemble dans un gouvernement", a-t-il concédé lors de sa prise de parole. "J'aurais également voulu être plus proche dans les moments difficiles." Didier Reynders faisait notamment allusion au décès de Laurie, la fille de Jacky Morael, en 1999, victime une méningite foudroyante à l'âge de 15 ans. Lors de cette cérémonie d'hommage, plusieurs intervenants ont d'ailleurs souligné le courage dont avait fait preuve l'ancien fer de lance des Verts face à ce drame. L'inhumation des cendres du corps de celui qui avait reçu le titre de ministre d'Etat en 2002 s'est ensuite déroulée dans la plus stricte intimité.