Produits alimentaires contrefaits, impropres à la consommation ou ne respectant pas les règles relatives aux indications géographiques et appellations d'origine. Voilà ce que cible l'opération Opson depuis six ans. Entre décembre 2016 et mars 2017, 61 pays, dont la Belgique, ont participé à l'action : 50 000 contrôles ont eu lieu dans des magasins, des marchés, des ports, des aéroports et des complexes industriels. Au total, 9 800 tonnes de nourriture et 26,4 millions de litres de boissons ont été saisis. En tête de liste des produits confisqués :...

Produits alimentaires contrefaits, impropres à la consommation ou ne respectant pas les règles relatives aux indications géographiques et appellations d'origine. Voilà ce que cible l'opération Opson depuis six ans. Entre décembre 2016 et mars 2017, 61 pays, dont la Belgique, ont participé à l'action : 50 000 contrôles ont eu lieu dans des magasins, des marchés, des ports, des aéroports et des complexes industriels. Au total, 9 800 tonnes de nourriture et 26,4 millions de litres de boissons ont été saisis. En tête de liste des produits confisqués : les alcools de contrefaçon, la viande et les fruits de mer.Menées par les douanes et l'Afsca, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, les inspections belges se sont échelonnées du 13 au 24 février dernier, au port d'Anvers, à l'aéroport de Bruxelles-National et à celui de Bierset. Selon le SPF Finances (dont dépendent les douanes), les contrôles visaient des denrées provenant de cinq pays connus pour être des producteurs de contrefaçons alimentaires et des produits pour lesquels aucune attestation n'est exigée à leur entrée dans l'Union européenne. Pour Kathy Brison, porte-parole de l'Afsca, "les résultats étaient bien meilleurs que lors des opérations Opson précédentes. On a eu des petites non-conformités mais rien au niveau sanitaire." Quelques problèmes de traçabilité, des soucis de langue sur des étiquettes, un manque de clarté sur le mode de conservation, des allergènes pas assez visibles et une absence d'étiquetage pour certaines denrées. Beaucoup de contenants recyclés aussi. "Comme des cartons de bananes avec d'autres contenus dedans, précise Kathy Brison. Ou des bouteilles d'eau en plastique qui, en réalité, contenaient de l'alcool." Des produits qui sont soit détruits, quand c'est nécessaire, soit saisis provisoirement en attendant un nouvel étiquetage ou un retour chez le producteur.La Belgique participe à Opson depuis 2012. Parmi les contenus saisis au fil des ans : de la viande de singe, 1 300 kilos d'aliments stockés dans des emballages non conformes, sans étiquette ni date limite de conservation et sans aucune traçabilité. Ou des compléments alimentaires dits "Made in EU" mais fabriqués en Chine et contenant notamment du mercure et du paracétamol. En 2013, c'est le jackpot : 23 tonnes de denrées asiatiques de contrebande. Déclarée comme étant des nouilles chinoises, la marchandise était composée de produits tels que du lait, du poulet, des champignons, des saucisses, etc. Le tout périmé et non autorisé.L'opération Opson est essentielle en matière de santé publique, rappellent les autorités. La mise sur le marché des denrées saisies, souvent produites au mépris des règles d'hygiène et de sécurité, constituerait un vrai danger. Emily Yousfi