Le rapport d'audit sur la gestion du Logement molenbeekois, commandité par Céline Fremault (ministre bruxelloise du Logement), révèle des éléments accablants. Mais ces résultats ne sont semble-t-il jamais parvenus jusqu'à Françoise Schepmans, pas même via son collègue du MR et président de la SISP, Vincent Eylenbosch.

"Il ne m'a jamais envoyé de signal. Je lui ai demandé de moderniser les procédures parce que tout prenait trop de temps et l'informatique ne suivait pas, mais il s'agissait d'une simple remarque générale... les locataires se sont plaints", indique Françoise Schepmans. "Je pense vraiment que tout cela relève d'un problème de gestion. On ne doit pas oublier que tous les partis étaient représentés: la majorité au conseil d'administration et l'opposition dans le rôle d'observateurs", poursuit l'ancienne bourgmestre. Et de préciser: "ce n'est pas la commune qui attribue un budget au Logement molenbeekois. Nous n'avons donc aucun contrôle là-dessus. C'est la Région bruxelloise et Société du logement de la Région bruxelloise (SLRB) qui ont la main sur ce dossier".

Alertée par des plaintes relatives à une mauvaise gestion, Céline Fremault a sommé l'autorité de tutelle des Sisp (SLRB) de piloter un audit de la SISP de Molenbeek. Il a été confié, par l'intermédiaire d'un marché public, à la société Ernst & Young.

Le niveau de risque est jugé "extrême" pour plusieurs éléments analysés comme les procédures d'achats, la gestion des garanties locatives ou des charges locatives, révélaient lundi La Dernière Heure et La Libre.