Face aux habitants qui ne comprendraient pas la langue de Vondel, les fonctionnaires de la ville frontalière devront utiliser des pictogrammes ou s'exprimer par signes. Et seulement si ces méthodes ne fonctionnent pas, les employés de l'Hôtel de Ville auront le droit de passer à une autre langue à condition de stipuler qu'il s'agit là d'une mesure tout à fait exceptionnelle.

La bourgmestre de la ville située à deux pas de la France estime que l'utilisation du français y dépasse les bornes. "La ville est habitée par de nombreux Français et Wallons qui ont pris l'habitude d'être servis en français. Mais c'est inacceptable".

Fournier admet que la procédure peut se révéler complexe pour le personnel au guichet qui pourrait tout simplement passer au français pour aider les citoyens ne maîtrisant pas le néerlandais. "Bien sûr que c'est la méthode la plus facile. Mais c'est justement le fond du problème : nous ne pouvons pas passer à une autre langue à tout bout de champ. Notre ville est en train de se franciser complètement et ce n'est pas ce que nous voulons". Elle ajoute tout de même que le personnel fera une exception pour les urgences médicales.

Agressivité

Comme la chrétienne-démocrate réalise que ce refus d'encore parler français risque de soulever l'incompréhension de nombreux francophones, les fonctionnaires confrontés aux citoyens suivront une formation intitulée "Gérer l'agressivité".

Bien entendu, l'initiative de la bourgmestre de la ville frontalière a été saluée par le ministre flamand de l'intégration Geert Bourgeois (N-VA) qui la qualifie d'"excellente idée". "Il est clair que le néerlandais est la langue de l'administration en Flandre et qu'il faut l'utiliser lorsqu'on s'adresse aux citoyens" a-t-il déclaré au Nieuwsblad.

Face aux habitants qui ne comprendraient pas la langue de Vondel, les fonctionnaires de la ville frontalière devront utiliser des pictogrammes ou s'exprimer par signes. Et seulement si ces méthodes ne fonctionnent pas, les employés de l'Hôtel de Ville auront le droit de passer à une autre langue à condition de stipuler qu'il s'agit là d'une mesure tout à fait exceptionnelle. La bourgmestre de la ville située à deux pas de la France estime que l'utilisation du français y dépasse les bornes. "La ville est habitée par de nombreux Français et Wallons qui ont pris l'habitude d'être servis en français. Mais c'est inacceptable". Fournier admet que la procédure peut se révéler complexe pour le personnel au guichet qui pourrait tout simplement passer au français pour aider les citoyens ne maîtrisant pas le néerlandais. "Bien sûr que c'est la méthode la plus facile. Mais c'est justement le fond du problème : nous ne pouvons pas passer à une autre langue à tout bout de champ. Notre ville est en train de se franciser complètement et ce n'est pas ce que nous voulons". Elle ajoute tout de même que le personnel fera une exception pour les urgences médicales. AgressivitéComme la chrétienne-démocrate réalise que ce refus d'encore parler français risque de soulever l'incompréhension de nombreux francophones, les fonctionnaires confrontés aux citoyens suivront une formation intitulée "Gérer l'agressivité". Bien entendu, l'initiative de la bourgmestre de la ville frontalière a été saluée par le ministre flamand de l'intégration Geert Bourgeois (N-VA) qui la qualifie d'"excellente idée". "Il est clair que le néerlandais est la langue de l'administration en Flandre et qu'il faut l'utiliser lorsqu'on s'adresse aux citoyens" a-t-il déclaré au Nieuwsblad.