"Il n'y a aujourd'hui aucune note d'exclusion. On essaie de construire ce qui pourra permettre à un formateur de construire un gouvernement", a expliqué l'un des négociateurs PS, Jean-Claude Marcourt, à l'issue du Bureau politique du parti socialiste.

La N-VA et le CD&V n'étaient pas conviés à cette réunion dont la tenue a été ébruitée dans la presse et qui accrédite le scénario d'une coalition arc-en-ciel en voie de constitution.

"L'informateur a des contacts avec le CD&V et la N-VA. Il a fait une réunion avec les autres partis mais, demain, nous pourrions voir d'autres scénarios", a ajouté M. Marcourt.

Selon le président du Parlement wallon, l'informateur entretient toujours des contacts avec les dix partis consultés dès le départ de sa mission.

La réunion de samedi était "importante pour voir les compatibilités des éléments", a-t-il précisé.

La pression mise sur l'Open Vld par la N-VA et le CD&V, partenaires de coalition des libéraux en Flandre, est forte.

"L'Open Vld a décidé d'être constructif, d'oeuvrer à la relance de l'économie et de trouver des solutions. A partir de là, ça en fait un partenaire crédible", a souligné le chef de groupe PS à la Chambre, Ahmed Laaouej.

"Il y a un parti, la N-VA, qui est clairement séparatiste, ça ne me paraît pas être un projet d'avenir pour le pays, et il y en a d'autres qui se cherchent, comme le CD&V qui est le bienvenu pour discuter et dialoguer", a-t-il ajouté.