Ces discussions avaient été suspendues début juillet par le président de la N-VA qui réclamait plus de clarté quant à la situation au niveau fédéral. Depuis lors, la N-VA aurait reçu des signaux qui lui permettent de reprendre les pourparlers au nord du pays.

Le président du parti nationaliste - et bourgmestre d'Anvers - a décidé de reprendre ces consultations en recevant en premier des représentants du parti d'extrême droite à Bruxelles, dans un lieu non révélé par ces sources. Selon des rumeurs circulant ces derniers jours, M. De Wever pourrait signifier au Vlaams Belang qu'il est impossible de gouverner avec lui au niveau flamand.

Ensemble, la N-VA et le Vlaams Belang ne suffisent pas à constituer une majorité au parlement flamand. Et les autres partenaires possibles de coalition - le CD&V, l'Open Vld et le sp.a, auxquels M. De Wever avait remis une note en juin - ont clairement affirmé qu'ils ne souhaitaient pas s'associer à l'extrême droite.

Une majorité des mandataires sp.a a accordé mercredi soir le mandat à leur président de parti, John Crombez, de mener des discussions de fond avec le formateur flamand, même si le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte, a souhaité que le parti socialiste siège dans l'opposition flamande au cours de cette législature.

Du côté de l'Open Vld, le bourgmestre de Courtrai et ancien ministre fédéral Vincent Van Quickenborne a plaidé jeudi en faveur d'une coalition "bourguignonne" rassemblant son parti libéral, la N-VA et le sp.a - à l'image de celle qui gouverne la ville d'Anvers sous la houlette de M. De Wever.