Il faut tout faire pour rendre possible l'impossible. À court terme, une piste de type Vivaldi (socialistes, libéraux, écologistes complétés par un ou plusieurs autres partis) peut être explorée plus avant. En cas d'échec de la Vivaldi, il faudra se demander s'il n'est vraiment plus possible de réunir le PS et la N-VA dans un gouvernement. Car cette formule n'est pas morte tant qu'il n'y a pas de gouvernement. Un gouvernement PS et N-VA est toujours possible.

L'essentiel, c'est que, quelle que soit la composition de la coalition, les partis se retrouvent dans un projet commun qu'ils porteront ensemble, avec enthousiasme et conviction, au cours des prochaines années. Sans tenir compte des critiques. Quelle que soit cette politique, quelle que soit la composition de ce gouvernement, il y a de bonnes chances qu'un gouvernement gagne les élections dans ces conditions. Le gouvernement doit concevoir un projet général qui enthousiasme ses partis et ses citoyens et leur offre une perspective.

Parallèlement à cette formation, le gouvernement en affaires courantes doit chercher une coalition temporaire pour combler la fuite budgétaire et ainsi limiter la croissance du déficit. Il ne s'agit que de limiter les dégâts, mais cet ajustement doit nous permettre d'éviter le banc de pénalité européen (norme des 3%).

Cependant, s'il n'y a pas de perspective d'un tel projet ou d'un tel gouvernement en mai, le parlement doit être dissous afin de pouvoir organiser les élections avant l'été. Nous devons éviter que la formation ne "passe l'été". Si on arrive en novembre, on battra le record mondial de la formation d'un gouvernement. Nous avons établi ce record après la négociation de la réforme de l'État et la formation du gouvernement Di Rupo, qui s'est avéré être un succès. Si en mai, il n'y a aucune perspective, il n'y en aura probablement pas après l'été non plus.

Le thème central de ces élections anticipées, qu'il vaut mieux éviter, peut être "Et la Belgique?". Il concerne la refonte en profondeur de la structure de l'État, les réformes politiques (par exemple du système électoral, le renforcement du parlement et l'affaiblissement des partis, etc.) mais aussi les grands choix de société qui constituent l'essence du niveau fédéral, de la Belgique. D'une manière générale, ces choix concernent les questions socio-économiques (fiscalité, sécurité sociale), la sécurité (police, justice, défense), le climat et la mobilité et le tissu social (lutte contre la pauvreté, intégration sociale, soins de santé, asile et migration).

Des conférences nationales thématiques devraient être organisées dès que possible pour préparer ces élections ou pour soutenir la formation actuelle. Les personnes présentes, non pas des hommes politiques mais des universitaires, des spécialistes de la société civile, des hauts fonctionnaires, des spécialistes européens, vont se réunir pendant quelques jours, en commissions et en sessions plénières, pour rédiger une brève note de quelques pages sur une série de grands thèmes fédéraux. Ils y décrivent les trajectoires futures pour les dix prochaines années au moins (deux législatures). Ils indiquent des scénarios globaux parmi lesquels la politique peut choisir, sans faire de choix politiques spécifiques. Avec le soutien des institutions fédérales de réflexion et de politique - telles que le Bureau du Plan, la Banque nationale, la Commission du vieillissement, le Centre fédéral de connaissances pour les soins de santé, le comité de suivi, etc. - Ils énumèrent un nombre limité de choix politiques fondamentaux par thème.

Les résultats de ces conventions sont soumis aux partis. Ils peuvent les utiliser pour les discussions de formation. Ils peuvent aussi prendre une position claire à leur sujet pendant la campagne avant les élections anticipées.

Sur base ces positions, on peut construire une coalition après les élections anticipées qui rassemble une vision globale, cohérente et intégrée sur ces principaux thèmes. Pour les thèmes moins importants, on peut laisser l'initiative libre, et autoriser des majorités de rechange.

Il faut tout faire pour rendre possible l'impossible. À court terme, une piste de type Vivaldi (socialistes, libéraux, écologistes complétés par un ou plusieurs autres partis) peut être explorée plus avant. En cas d'échec de la Vivaldi, il faudra se demander s'il n'est vraiment plus possible de réunir le PS et la N-VA dans un gouvernement. Car cette formule n'est pas morte tant qu'il n'y a pas de gouvernement. Un gouvernement PS et N-VA est toujours possible.L'essentiel, c'est que, quelle que soit la composition de la coalition, les partis se retrouvent dans un projet commun qu'ils porteront ensemble, avec enthousiasme et conviction, au cours des prochaines années. Sans tenir compte des critiques. Quelle que soit cette politique, quelle que soit la composition de ce gouvernement, il y a de bonnes chances qu'un gouvernement gagne les élections dans ces conditions. Le gouvernement doit concevoir un projet général qui enthousiasme ses partis et ses citoyens et leur offre une perspective.Parallèlement à cette formation, le gouvernement en affaires courantes doit chercher une coalition temporaire pour combler la fuite budgétaire et ainsi limiter la croissance du déficit. Il ne s'agit que de limiter les dégâts, mais cet ajustement doit nous permettre d'éviter le banc de pénalité européen (norme des 3%).Cependant, s'il n'y a pas de perspective d'un tel projet ou d'un tel gouvernement en mai, le parlement doit être dissous afin de pouvoir organiser les élections avant l'été. Nous devons éviter que la formation ne "passe l'été". Si on arrive en novembre, on battra le record mondial de la formation d'un gouvernement. Nous avons établi ce record après la négociation de la réforme de l'État et la formation du gouvernement Di Rupo, qui s'est avéré être un succès. Si en mai, il n'y a aucune perspective, il n'y en aura probablement pas après l'été non plus.Le thème central de ces élections anticipées, qu'il vaut mieux éviter, peut être "Et la Belgique?". Il concerne la refonte en profondeur de la structure de l'État, les réformes politiques (par exemple du système électoral, le renforcement du parlement et l'affaiblissement des partis, etc.) mais aussi les grands choix de société qui constituent l'essence du niveau fédéral, de la Belgique. D'une manière générale, ces choix concernent les questions socio-économiques (fiscalité, sécurité sociale), la sécurité (police, justice, défense), le climat et la mobilité et le tissu social (lutte contre la pauvreté, intégration sociale, soins de santé, asile et migration).Des conférences nationales thématiques devraient être organisées dès que possible pour préparer ces élections ou pour soutenir la formation actuelle. Les personnes présentes, non pas des hommes politiques mais des universitaires, des spécialistes de la société civile, des hauts fonctionnaires, des spécialistes européens, vont se réunir pendant quelques jours, en commissions et en sessions plénières, pour rédiger une brève note de quelques pages sur une série de grands thèmes fédéraux. Ils y décrivent les trajectoires futures pour les dix prochaines années au moins (deux législatures). Ils indiquent des scénarios globaux parmi lesquels la politique peut choisir, sans faire de choix politiques spécifiques. Avec le soutien des institutions fédérales de réflexion et de politique - telles que le Bureau du Plan, la Banque nationale, la Commission du vieillissement, le Centre fédéral de connaissances pour les soins de santé, le comité de suivi, etc. - Ils énumèrent un nombre limité de choix politiques fondamentaux par thème.Les résultats de ces conventions sont soumis aux partis. Ils peuvent les utiliser pour les discussions de formation. Ils peuvent aussi prendre une position claire à leur sujet pendant la campagne avant les élections anticipées.Sur base ces positions, on peut construire une coalition après les élections anticipées qui rassemble une vision globale, cohérente et intégrée sur ces principaux thèmes. Pour les thèmes moins importants, on peut laisser l'initiative libre, et autoriser des majorités de rechange.