Le Vif/L'Express a demandé à des personnalités du monde politique, économique, associatif, académique, culturel... de proposer une idée pour sortir la Belgique du marasme. Que ce soit une suggestion immédiate ou une réforme plus profonde du système.

Chaque responsable politique devrait chaque matin, se souvenir qu'il a été élu et qu'il est payé par les contribuables / électeurs pour tenter de résoudre les problèmes qui nécessitent l'intervention de la puissance publique. En voici quelques-uns :

La Belgique est classée 35ème sur 57 dans "l'indice de performance climatique" réalisé par Germanwatch et le Newclimate Institute. Elle était septième en 2016 ... Il est visiblement temps de mettre en oeuvre le pacte climatique belge en collaboration avec les Régions.

Toutes les centrales nucléaires ne pourront être fermées d'ici cinq ans comme prévu, faute d'alternatives crédibles. Il est urgent de développer enfin un plan de transition énergétique ... et de l'exécuter.

Bruxelles et Anvers font partie du top mondial en termes d'heures perdues dans les embouteillages et la situation se dégrade chaque année. Un plan de mobilité concocté ensemble par le fédéral et les régions est nécessaire.

Nous comptons plus de 2.500 décès évitables dans les hôpitaux belges (à comparer avec environ 400 décès sur nos routes). Il convient de poursuivre la mise en réseaux des hôpitaux pour les amener à la surspécialisation des équipes médicales et l'amélioration de l'accessibilité et de la qualité des soins.

Si l'abstention, le vote nul et le vote populiste progressent autant, c'est parce qu'ils semblent avoir abandonné l'ambition de résoudre les problèmes du monde réel.

Notre taux de récidive à la sortie de prison est estimé à 60% ; notre taux de détention préventive est de plus de 30% ; une affaire met en moyenne plus de deux ans et demi à être réglée. Il est indispensable de faire un plan de modernisation et de refinancement de notre justice basé sur des objectifs mesurables.

Fonder un gouvernement pour relever ces défis - et d'autres - va aider puissamment à réconcilier les citoyens avec le monde politique. Atteindre des résultats dans ces domaines va faire gagner les prochaines élections aux partis qui auront eu le courage d'abandonner les petits jeux politiques et de s'y atteler. Ils ont été élus pour cela. Si l'abstention, le vote nul et le vote populiste progressent autant, c'est parce qu'ils semblent avoir abandonné l'ambition de résoudre les problèmes du monde réel.

Baudouin Meunier, professeur visiteur à l'UNamur, consultant en management et membre d'eChange

Le Vif/L'Express a demandé à des personnalités du monde politique, économique, associatif, académique, culturel... de proposer une idée pour sortir la Belgique du marasme. Que ce soit une suggestion immédiate ou une réforme plus profonde du système.Chaque responsable politique devrait chaque matin, se souvenir qu'il a été élu et qu'il est payé par les contribuables / électeurs pour tenter de résoudre les problèmes qui nécessitent l'intervention de la puissance publique. En voici quelques-uns :La Belgique est classée 35ème sur 57 dans "l'indice de performance climatique" réalisé par Germanwatch et le Newclimate Institute. Elle était septième en 2016 ... Il est visiblement temps de mettre en oeuvre le pacte climatique belge en collaboration avec les Régions.Toutes les centrales nucléaires ne pourront être fermées d'ici cinq ans comme prévu, faute d'alternatives crédibles. Il est urgent de développer enfin un plan de transition énergétique ... et de l'exécuter.Bruxelles et Anvers font partie du top mondial en termes d'heures perdues dans les embouteillages et la situation se dégrade chaque année. Un plan de mobilité concocté ensemble par le fédéral et les régions est nécessaire.Nous comptons plus de 2.500 décès évitables dans les hôpitaux belges (à comparer avec environ 400 décès sur nos routes). Il convient de poursuivre la mise en réseaux des hôpitaux pour les amener à la surspécialisation des équipes médicales et l'amélioration de l'accessibilité et de la qualité des soins.Notre taux de récidive à la sortie de prison est estimé à 60% ; notre taux de détention préventive est de plus de 30% ; une affaire met en moyenne plus de deux ans et demi à être réglée. Il est indispensable de faire un plan de modernisation et de refinancement de notre justice basé sur des objectifs mesurables.Fonder un gouvernement pour relever ces défis - et d'autres - va aider puissamment à réconcilier les citoyens avec le monde politique. Atteindre des résultats dans ces domaines va faire gagner les prochaines élections aux partis qui auront eu le courage d'abandonner les petits jeux politiques et de s'y atteler. Ils ont été élus pour cela. Si l'abstention, le vote nul et le vote populiste progressent autant, c'est parce qu'ils semblent avoir abandonné l'ambition de résoudre les problèmes du monde réel.Baudouin Meunier, professeur visiteur à l'UNamur, consultant en management et membre d'eChange