Le préformateur Bart De Wever se dit persuadé à 99,9% que la "bulle de cinq partis" -PS, sp.a, CD&V, cdH, et N-VA - peut former un gouvernement d'ici deux à trois semaines, mais cette bulle ne représente que 70 sièges et en a besoin de cinq de plus pour constituer une majorité. A cet effet, il ne regarde en tout cas pas en direction du MR car "personne n'est encore partisan du MR au gouvernement", a-t-il affirmé vendredi soir, interrogé par VTM.

En s'exprimant de la sorte, M. De Wever confirme le constat, fait auparavant dans le camp socialiste francophone, de l'existence d'un socle de cinq partis, mais il va plus loin en excluant d'emblée le MR des formules d'élargissement.

Pour le président de la N-VA, le MR se sent bien au gouvernement actuel où il compte sept ministres. Il ne veut encore venir à la table des négociations que pour les faire échouer.

Lui-même et son homologue socialiste Paul Magnette ont, d'après lui trouvé un équilibre dans tous les thèmes: social, économique, fiscal et institutionnel. Cinq partis se sont déclarés d'accord pour en discuter. "Ils sont critiques, mais ils veulent participer", a-t-il commenté.

Les libéraux sont venus avec leur propre note, "leur programme électoral, une fable destinée à l'échec", a-t-il décrit.

"Le problème c'est que cette note MR est une note MR-Open Vld", a déclaré vendredi soir Georges-Louis Bouchez, président du MR à l'agence Belga indiquant par là que les libéraux restaient unis dans cette séquence des pourparlers.

Pour le président de la N-VA, il serait "criminellement irresponsable" de faire échouer les négociations. M. De Wever a lancé un appel à tout un chacun à se comporter de manière responsable.

50 jours pour y parvenir

Les présidents des deux formations sorties en tête du scrutin du 26 mai de l'année dernière ont été chargés par le Roi, à la veille du 21 juillet, de constituer une large majorité au parlement. Ils se sont donné cinquante jours pour y parvenir.

Vendredi ils ont présenté au Souverain un premier rapport intermédiaire. "La balle est à présent dans le camp des libéraux", a-t-on entendu vendredi soir auprès d'un des partis flamands engagés dans les discussions. "Et en particulier, un des deux: l'Open Vld", a-t-on ajouté. Après de récentes interviews du président du MR Georges-Louis Bouchez, certains attendent des libéraux flamands qu'ils prennent leurs distances avec leurs homologues francophones. "J'en ai assez du MR", a affirmé un autre négociateur flamand.

La note des libéraux transmise jeudi aux préformateurs comptait plus de cinquante points. Plusieurs de ceux-ci ne constituent pas, d'après ce négociateur, une base sérieuse de négociation.

"Leurs propositions concernent la refédéralisation, l'affaiblissement d'éléments sociaux, la fiscalité... J'ai surtout le sentiment que Bouchez ne veut pas que Magnette réussisse. Ce parti va devoir réaliser que qu'il a significativement moins d'électeurs que le PS".

Du côté de l'Open Vld, on confirmait que les partis libéraux ne faisaient qu'un dans la négociation.

Dans le camp socialiste francophone, on a souligné vendredi soir que cinq partis, à savoir le PS, le sp.a, la N-VA, le CD&V, membre du gouvernement actuel, et le cdH "considèrent qu'il y a une base de discussion possible", "qu'il est possible d'avancer".

En tout, ces formations représentent 70 sièges. Le Roi demande d'élargir ce socle, pour avoir une assise plus large, a-t-on fait observer, sans fixer d'exclusive sur l'élargissement des échanges avec d'autres formations démocratiques.

Jusqu'ici la mission a en tout cas permis d'avancer vers une première étape, a-t-on résumé.

Le préformateur Bart De Wever se dit persuadé à 99,9% que la "bulle de cinq partis" -PS, sp.a, CD&V, cdH, et N-VA - peut former un gouvernement d'ici deux à trois semaines, mais cette bulle ne représente que 70 sièges et en a besoin de cinq de plus pour constituer une majorité. A cet effet, il ne regarde en tout cas pas en direction du MR car "personne n'est encore partisan du MR au gouvernement", a-t-il affirmé vendredi soir, interrogé par VTM. En s'exprimant de la sorte, M. De Wever confirme le constat, fait auparavant dans le camp socialiste francophone, de l'existence d'un socle de cinq partis, mais il va plus loin en excluant d'emblée le MR des formules d'élargissement.Pour le président de la N-VA, le MR se sent bien au gouvernement actuel où il compte sept ministres. Il ne veut encore venir à la table des négociations que pour les faire échouer. Lui-même et son homologue socialiste Paul Magnette ont, d'après lui trouvé un équilibre dans tous les thèmes: social, économique, fiscal et institutionnel. Cinq partis se sont déclarés d'accord pour en discuter. "Ils sont critiques, mais ils veulent participer", a-t-il commenté. Les libéraux sont venus avec leur propre note, "leur programme électoral, une fable destinée à l'échec", a-t-il décrit. "Le problème c'est que cette note MR est une note MR-Open Vld", a déclaré vendredi soir Georges-Louis Bouchez, président du MR à l'agence Belga indiquant par là que les libéraux restaient unis dans cette séquence des pourparlers. Pour le président de la N-VA, il serait "criminellement irresponsable" de faire échouer les négociations. M. De Wever a lancé un appel à tout un chacun à se comporter de manière responsable.Les présidents des deux formations sorties en tête du scrutin du 26 mai de l'année dernière ont été chargés par le Roi, à la veille du 21 juillet, de constituer une large majorité au parlement. Ils se sont donné cinquante jours pour y parvenir. Vendredi ils ont présenté au Souverain un premier rapport intermédiaire. "La balle est à présent dans le camp des libéraux", a-t-on entendu vendredi soir auprès d'un des partis flamands engagés dans les discussions. "Et en particulier, un des deux: l'Open Vld", a-t-on ajouté. Après de récentes interviews du président du MR Georges-Louis Bouchez, certains attendent des libéraux flamands qu'ils prennent leurs distances avec leurs homologues francophones. "J'en ai assez du MR", a affirmé un autre négociateur flamand. La note des libéraux transmise jeudi aux préformateurs comptait plus de cinquante points. Plusieurs de ceux-ci ne constituent pas, d'après ce négociateur, une base sérieuse de négociation. "Leurs propositions concernent la refédéralisation, l'affaiblissement d'éléments sociaux, la fiscalité... J'ai surtout le sentiment que Bouchez ne veut pas que Magnette réussisse. Ce parti va devoir réaliser que qu'il a significativement moins d'électeurs que le PS". Du côté de l'Open Vld, on confirmait que les partis libéraux ne faisaient qu'un dans la négociation. Dans le camp socialiste francophone, on a souligné vendredi soir que cinq partis, à savoir le PS, le sp.a, la N-VA, le CD&V, membre du gouvernement actuel, et le cdH "considèrent qu'il y a une base de discussion possible", "qu'il est possible d'avancer". En tout, ces formations représentent 70 sièges. Le Roi demande d'élargir ce socle, pour avoir une assise plus large, a-t-on fait observer, sans fixer d'exclusive sur l'élargissement des échanges avec d'autres formations démocratiques. Jusqu'ici la mission a en tout cas permis d'avancer vers une première étape, a-t-on résumé.