Les informateurs royaux, Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) se rendent au palais à 14h pour un nouveau rapport intermédiaire. Le processus de formation fédérale est toujours au point mort et aucune issue décisive ne semble se dessiner avant la fin de leur mission, qui aura lieu le 28 janvier avec un rapport définitif.

Ce week-end, de nouvelles passes d'arme plus ou moins secrètes ont eu lieu, notamment sous la forme d'une réunion entre le PS et la N-VA, dimanche. Le constat reste le même : les deux principaux partis de Flandre et de Belgique francophone continuent à se regarder en chiens de faïence. Les socialistes francophones ne croient pas à la sincérité de la timide ouverture faite par la N-VA en direction d'avancées sociales et privilégient encore la piste d'une Vivaldi associant socialistes, libéraux, écologistes. Le ministre-président wallon Elio Di Rupo a appelé le CD&V à choisir son camp : l'unité du pays ou la rupture.

La réplique nationaliste flamande est sans équivoque, sous la plume de Peter De Roover, chef de groupe N-VA à la Chambre : "La Belgique ne peut être sauvée qu'en formant un gouvernement aux conditions du PS."

Bref, on tourne en rond. La mission d'information, prolongée par le Roi, a précisément pour objectif de tester une dernière fois la piste alliant N-VA et PS. C'est le voeu du CD&V. Il reste une semaine chrono pour le faire. Des "groupes techniques" pourraient être mis en place pour jauger de la bonne volonté des uns et des autres.

La tension monte et il devient absolument navrant de ne pas avancer dans l'une ou l'autre direction. Il est grand temps de choisir entre ces quatre options.

Un : faire un gouvernement "minimal" entre PS et N-VA en actant les différences fondamentales entre leurs modèles respectifs, qui peuvent mener un nouveau round institutionnel préparé durant la législature.

Deux : convaincre le CD&V de choisir l'option Vivaldi sans la N-VA en mettant en place une équipe ambitieuse pour s'attaquer aux défis économiques, sociaux, écologiques et démocratiques. Pour une législature, même si ce sera peut-être reculer pour mieux sauter en 2024.

Trois:mettre en place un gouvernement intérimaire comme le suggérait ce week-end encore Paul Magnette, président du PS, selon l'un ou l'autre des formules ci-dessus. Ou pourquoi pas un gouvernemebnt d'experts pour remettre le pays sur les rails

Quatre : constater que l'on ne peut pas avancer et revenir aux principe sain de la démocratie en convoquant des élections anticipées. Quitte à ce que cela clarifie la situation en posant la question de l'existence de la Belgique de façon plus claire.

Le pourrissement actuel de la situation est absolument préjudiciable pour notre démocratie, suscitant l'écoeurement de la population ou l'indifférence absolue - ce qui est peut-être plus grave encore. Les petits jeux politiciens doivent cesser, le temps de la prise de responsabilité est arrivé.

Les informateurs royaux, Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) se rendent au palais à 14h pour un nouveau rapport intermédiaire. Le processus de formation fédérale est toujours au point mort et aucune issue décisive ne semble se dessiner avant la fin de leur mission, qui aura lieu le 28 janvier avec un rapport définitif.Ce week-end, de nouvelles passes d'arme plus ou moins secrètes ont eu lieu, notamment sous la forme d'une réunion entre le PS et la N-VA, dimanche. Le constat reste le même : les deux principaux partis de Flandre et de Belgique francophone continuent à se regarder en chiens de faïence. Les socialistes francophones ne croient pas à la sincérité de la timide ouverture faite par la N-VA en direction d'avancées sociales et privilégient encore la piste d'une Vivaldi associant socialistes, libéraux, écologistes. Le ministre-président wallon Elio Di Rupo a appelé le CD&V à choisir son camp : l'unité du pays ou la rupture.La réplique nationaliste flamande est sans équivoque, sous la plume de Peter De Roover, chef de groupe N-VA à la Chambre : "La Belgique ne peut être sauvée qu'en formant un gouvernement aux conditions du PS."Bref, on tourne en rond. La mission d'information, prolongée par le Roi, a précisément pour objectif de tester une dernière fois la piste alliant N-VA et PS. C'est le voeu du CD&V. Il reste une semaine chrono pour le faire. Des "groupes techniques" pourraient être mis en place pour jauger de la bonne volonté des uns et des autres.La tension monte et il devient absolument navrant de ne pas avancer dans l'une ou l'autre direction. Il est grand temps de choisir entre ces quatre options. Un : faire un gouvernement "minimal" entre PS et N-VA en actant les différences fondamentales entre leurs modèles respectifs, qui peuvent mener un nouveau round institutionnel préparé durant la législature.Deux : convaincre le CD&V de choisir l'option Vivaldi sans la N-VA en mettant en place une équipe ambitieuse pour s'attaquer aux défis économiques, sociaux, écologiques et démocratiques. Pour une législature, même si ce sera peut-être reculer pour mieux sauter en 2024.Trois:mettre en place un gouvernement intérimaire comme le suggérait ce week-end encore Paul Magnette, président du PS, selon l'un ou l'autre des formules ci-dessus. Ou pourquoi pas un gouvernemebnt d'experts pour remettre le pays sur les railsQuatre : constater que l'on ne peut pas avancer et revenir aux principe sain de la démocratie en convoquant des élections anticipées. Quitte à ce que cela clarifie la situation en posant la question de l'existence de la Belgique de façon plus claire.Le pourrissement actuel de la situation est absolument préjudiciable pour notre démocratie, suscitant l'écoeurement de la population ou l'indifférence absolue - ce qui est peut-être plus grave encore. Les petits jeux politiciens doivent cesser, le temps de la prise de responsabilité est arrivé.