Le ministre répète qu'il n'était pas responsable de la fuite de centaines de millions d'euros des caisses d'Euroclear, une libération des intérêts actée après son départ du ministère des Finances.

Deux documents consultés par Le Soir attestent néanmoins que, comme ministre des Affaires étrangères ensuite, Didier Reynders a continué à suivre le dossier des fonds libyens, au moins jusqu'en 2013. Il a mis en place un lobbying belge pour tenter de faire rembourser certaines entreprises du pays de leurs créances envers la Libye.

Parmi ces documents, la déclaration de l'ancien administrateur général du Trésor, Marc Monbaliu, lors d'un interrogatoire dans le cadre d'une enquête pour blanchiment et abus de confiance, en 2015. Il affirmait alors que M. Reynders "a remis une liste de plusieurs dossiers pour lesquels il n'y avait pas eu de paiement. [...] Dans cette première liste de 2012, certaines entreprises ont été payées, comme la FN Herstal et C.K. Technology", deux entreprises actives dans l'industrie de l'armement. M. Monbaliu poursuit: "Un courrier au gouverneur de la Banque centrale de Libye a été remis par le ministre Reynders en 2012 puis en 2013 avec une liste des avoirs et dossiers impayés de juillet 2012. [...] Une nouvelle démarche a été faite en 2013".

Interrogé, le cabinet du ministre Reynders reconnaît "une série de démarches" effectuées dans le passé. Mais, "il n'y a pas eu de démarche en faveur d'une entreprise en particulier. On a simplement pris contact avec les Libyens pour évoquer nos entreprises qui avaient réalisé des investissements là-bas. Notre rôle s'est limité à ça".

M. Monbaliu quant à lui doit répondre par écrit, dans les jours qui viennent, à plusieurs questions parlementaires portant sur ces fonds libyens, leur dégel et la libération des intérêts par l'administration.

Le ministre répète qu'il n'était pas responsable de la fuite de centaines de millions d'euros des caisses d'Euroclear, une libération des intérêts actée après son départ du ministère des Finances. Deux documents consultés par Le Soir attestent néanmoins que, comme ministre des Affaires étrangères ensuite, Didier Reynders a continué à suivre le dossier des fonds libyens, au moins jusqu'en 2013. Il a mis en place un lobbying belge pour tenter de faire rembourser certaines entreprises du pays de leurs créances envers la Libye. Parmi ces documents, la déclaration de l'ancien administrateur général du Trésor, Marc Monbaliu, lors d'un interrogatoire dans le cadre d'une enquête pour blanchiment et abus de confiance, en 2015. Il affirmait alors que M. Reynders "a remis une liste de plusieurs dossiers pour lesquels il n'y avait pas eu de paiement. [...] Dans cette première liste de 2012, certaines entreprises ont été payées, comme la FN Herstal et C.K. Technology", deux entreprises actives dans l'industrie de l'armement. M. Monbaliu poursuit: "Un courrier au gouverneur de la Banque centrale de Libye a été remis par le ministre Reynders en 2012 puis en 2013 avec une liste des avoirs et dossiers impayés de juillet 2012. [...] Une nouvelle démarche a été faite en 2013". Interrogé, le cabinet du ministre Reynders reconnaît "une série de démarches" effectuées dans le passé. Mais, "il n'y a pas eu de démarche en faveur d'une entreprise en particulier. On a simplement pris contact avec les Libyens pour évoquer nos entreprises qui avaient réalisé des investissements là-bas. Notre rôle s'est limité à ça". M. Monbaliu quant à lui doit répondre par écrit, dans les jours qui viennent, à plusieurs questions parlementaires portant sur ces fonds libyens, leur dégel et la libération des intérêts par l'administration.